Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

"De l'Etre au Devenir" - SEPTEMBRE 2018

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy

Le 01/09/2018

 

Il ne faut plus utiliser cette dénomination mensongère de "Intelligence artificielle". On peut le préférer celle de "logiciels algorithmiques". Mais la meilleure m'a été soufflée aujourd'hui par mon ami Dominique Leroyer : "Intelligence Assistée par Ordinateur" soit IAO (en anglais : CAI).

 

*

 

Aujourd'hui, l'ensemble des installations numériques du monde consomme entre 10 et 15% de l'énergie consommée par l'humanité. Ce n'est plus du tout marginal.

 

*

 

Un concept à creuser : celui d'hygiène numérique qui implique désintoxication et frugalité.

 

*

 

Une définition de l'égalité : l'indifférence à la différence …

 

*

* *

 

Le 03/09/2018

 

L'illuminisme est la suite philosophique de la théosophie de Jacob Böhme, débarrassée des aspects magiques et théurgiques qui s'y trouvaient  …

Il se rattache à Emmanuel Swedenborg, Théodore-Henry de Tschoudy, Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin, Jean-Baptiste Willermoz, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, Antoine-Joseph Pernety, Karl von Eckartshausen, etc …

 

Jean Deprun (historien des idées) en donne la définition suivante :

 

"Essayons de dégager une vulgate de l'illuminisme : on y verra tout à la fois l'image inversée des Lumières et le complément que celles-ci réclamaient de l'intérieur […] L'illuminisme est 'passéiste' : l'homme est un être déchu, et le crime originel dont il s'est rendu coupable a eu un retentissement cosmique : toute la création est malade avec lui, et de son fait […] L'origine de la parole est divine ; Dieu seul peut l'instituer […] L'homme n'est en lui-même ni digne, ni capable de se rendre heureux : sa visée doit être celle d'une 'réintégration', d'une 'transformation' qu'il devra mériter par le dépouillement et atteindre par la prière. Il sera aidé sur cette voie de retour par le déchiffrement d'une parole originelle perdue […], l'étude de la mystique des nombres, enfin par les rites initiatiques."

 

L'illuminisme est un monisme spiritualiste.

"L'illumination permet d'embrasser d'un coup, comme par intuition, la totalité de ce qui constitue le triangle Dieu/Homme/Nature, où Dieu constitue à la fois la source, le point central et le point culminant de cette relation."

Ce "triangle", plus métaphysiquement exprimé, est celui-ci :

 

Intériorité/Extériorité/Unité.

 

Ou encore : Âme/Nature/Dieu dans le regard de Schelling.

L'illuminisme s'oppose radicalement au rationalisme et au mécanicisme des "Lumières" et à la Modernité que ceux-ci exaltent au travers des idées de Progrès et de Liberté (ces deux mots devant ici être pris aux sens idéologiques de refus des traditions humaines et des aliénations naturelles).

 

Les idées de chute et de régénération de l'homme sont centrales pour l'illuminisme, mais doivent être réinterprétées au travers du prisme actuel sous la forme d'une séparation (chute) de l'homme d'avec le cosmos (du fait de l'humanisme, de l'anthropocentrisme narcissique et nombriliste) et de la réparation de cette séparation (régénération et réintégration de l'homme dans le cosmos, réunification spirituelle, cosmocentrisme ou théocentrisme, remise de l'homme au service de la Vie et de l'Esprit).

 

Cet illuminisme revisité sera, vraisemblablement, le fondement spirituel du nouveau paradigme.

 

*

 

L'hyperféminisme à la mode, actuellement, lorsqu'il n'est pas simplement ridicule (ce qui est le plus souvent le cas), me paraît chercher un retour au mythe de l'androgyne primordial tel que Platon l'a décrit.

 

*

 

De Néa Bernard cet intéressant compte-rendu de lecture :

 

"Pendant que les médias classiques nous abreuvent d'infos pour essayer de détourner notre attention de l'essentiel, des événements cruciaux se déroulent actuellement.

  • à la table du poker mondial, le système financier s’effiloche.
  • le système bancaire chinois est déstabilisé
  • le rouble russe perd du terrain
  • la Deutsche Bank est mort-vivante, exposée aux sanctions étasuniennes
  • l'euro montre de sérieux signes de détresse
  • la livre turque poursuit son plongeon

Etc.

 

Tout cela se produit parce que le monde entier ne peut pas gérer les dettes stratosphériques qu’il a accumulées. Trump n’a rien à voir directement dans cet effondrement mais il en sera le bouc émissaire.

Toutes les monnaies basées sur une dette hors de contrôle ne valent rien. Cela signifie que tout le monde est fauché

 

L'Ordre Mondial, une entité gouvernée à Washington, née sur les décombres des empires anglais et français, est devenue hégémonique depuis l’implosion du bloc soviétique. Cette entité mondiale assure son hégémonie grâce au dollar, un système d’échange et de réserve imprimable à volonté. La domination économique de cette entité fonctionne grâce à la distribution de la dette via un système financier faisant porter le poids de sa propre dette par la périphérie.

 

Le miracle de la multiplication des petits pains de Wall Street a permis un marché boursier généreux, distribuant des milliards de dividendes aux actionnaires des entreprises capitalisées.

L’argent 'gratui' sert à racheter les actions, maintenir leur cours artificiellement haut, de plus en plus haut, et s’auto-distribuer des coupons."

 

*

 

La problématique écologique, dont on connaît l'urgence et l'importance, ne peut pas être l'affaire des Etats qui sont trop petits et locaux pour pouvoir faire quoique ce soit dans une affaire globalisée.

Une fois de plus, comme en matière monétaire, financière, fiscale, juridique, militaire, diplomatique et migratoire, c'est au niveau continental que tout doit se jouer.

Le nombre des acteurs réels à l'échelle mondiale sont et seront moins de dix. Il faut que les Européens décident d'en être. Sinon, en restant une mosaïque d'Etats "souverains", ils seront exclus du jeu mondial … et leurs Etats seront des pantins ridicules dont les ficelles seront dans les mains des big players.

 

*

* *

 

Le 04/09/2018

 

Deux cents personnalités signent l'appel suivant :

 

"(…) face au plus grand défi de l'histoire de l'humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d'être sérieux. Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien.

 Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l'effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n'est pas trop tard pour éviter le pire. Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.

Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront. C'est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire. De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené."

 

Ils ont raison … mais, comme écrit hier, une action politique locale ou nationale ne sert à quasi rien, et les grandes messes internationales comme les COP aboutissent à des fins de non recevoir polies, mais indifférentes. Il ne faudra jamais compter sur les Etats-Unis et leurs affidés (qui sont des écolo-sceptiques invétérés), ni sur l'Islamie (qui, en tant qu'issue des déserts, n'a jamais rien eu à fiche de la Nature), ni sur la Russie (dont la tradition polluante est ancienne), ni sur l'Inde (qui pollue à tout va), ni sur l'Afrique (qui n'en a ni la volonté, ni les moyens).

L'avenir de l'écologie de la planète passe par une alliance forte et volontariste entre l'Europe et l'Extrême-Orient (les deux plus vieux foyers civilisationnels actifs).

 

*

 

Un(e) psy, c'est quelqu'un qui prend ses phantasmes et ses mythes pour la réalité.

 

*

* *

 

Le 05/09/2018

 

 

D'Henri Bergson :

 

"Nous ne voyons pas les choses mêmes.

Nous voyons seulement les étiquettes que nous avons collées sur elles."

 

*

 

La mode est au rétro …

Rétro-racisme (haine des blancs), rétro-féminisme (haine des mâles), rétro-sexualisme (haine des hétérosexuels), rétro-végétarisme (haine des carnivores et des bouchers), rétro-sionisme (haine des Juifs sous prétexte de "défense des Palestiniens"), etc …

Autant d'activismes marginaux passablement ridicules s'ils n'étaient d'une violence inouïe.

Dans l'idée de "rétro", il y a l'idée d'une marche à l'envers, d'un retour inversé qui, à chaque fois, insidieusement, laisse sous-entendre une généralisation aussi abusive qu'absurde.

Comme si tous les Blancs étaient racistes envers tous les Africains (car il n'y a que les Africains, tant du Nord que d'ailleurs, qui se plaignent d'un soi-disant racisme blanc).

Comme si tous hommes mâles étaient harceleurs et violeurs envers les femmes.

Comme si tous les hétérosexuels étaient homophobes.

Comme si tous les omnivores étaient des tortionnaires d'animaux (alors qu'abattre un arbre ou arracher une laitue sont aussi des meurtres contre la Vie).

Comme si tous les Juifs étaient sionistes et anti-palestiniens (alors que tous les hommes de bonne volonté devraient condamner, sans réserve, le Hamas).

 

Que cachent ces activismes ? Une haine globale de l'occident, de ses codes, de son histoire et de ses valeurs. C'est évident. Ces activismes marginaux, comme tous ceux qui les ont précédés, haïssent la civilisation européenne et le judéo-helléno-christianisme qui la fonde.

C'est toute une culture millénaire qu'ils veulent détruire. Ces minorités agissantes rassemblent des gens qui ne se sentent pas bien dans notre civilisation, dans notre culture, dans nos valeurs et dans nos références. Ces gens-là ne comprennent pas - ou feignent de ne pas comprendre - que ce n'est pas nous le problème, mais bien eux. Si l'occidentalisme européen ne leur convient pas, personne ne les empêchent d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Je le répète haut et fort : la grande majorité des européens n'est ni raciste, ni machiste, ni homophobe, ni spéciste, ni antisémite (et c'est un Juif qui écrit ces lignes). Il y a, en Europe comme partout, des minorités aussi indignes que les activistes du rétro. Mais ces exceptions confirment la règle.

 

Depuis toujours, des activismes marginaux existent et militent, avec haine, rancœur et ressentiment, contre tout ce qui les entourent. Et depuis toujours, ils ont été remis à la niche. Mais aujourd'hui il n'en est plus ainsi car, au nom des droits de l'homme, de l'égalitarisme ambiant, d'une culpabilisation du fait d'actes historiques qui ne concernent que ceux qui les ont perpétrés (l'esclavagisme ou le colonialisme, par exemple), plus personne n'ose dire leur fait à ces spécialistes voyous de la victimisation généralisée.

 

Le vrai danger, aujourd'hui, est la rétroaction envers le rétro, le retour de manivelle : tous ces braves gens qui n'étaient absolument ni raciste, ni machiste, ni homophobe, etc … risquent bien de le devenir à force de se voir reprocher, injustement et haineusement, des comportements qu'ils n'ont pas. Une phrase de ma jeunesse me revient qui fait peur : "Il faut toujours mériter la réputation qu'on vous fait".

A force de recevoir des coups verbaux, quelqu'un qui n'avait jamais fait attention aux couleurs de peau, va finir par les regarder avec ressentiment.

 

A force de haïr toutes ces majorités qu'ils indiffèrent, les activistes vont finir par allumer et attiser une vraie haine à leur égard et à l'égard de ceux qu'ils prétendent représenter et qui ne leur demandent rien.

Car, loin de là, tous les Africains ne sont pas rétro-racistes, toutes les femmes ne sont pas rétro-féministes, tous les homosexuels ne sont pas rétro-sexualistes, etc …

 

Au nom des droits de l'homme, les activistes du rétro bafouent le principe même de nos démocraties, principe qui dit seulement ceci : en démocratie, tant que les minoritaires jouissent du même droits que les autres, c'est la majorité qui a raison.

Ici, la majorité est blanche, c'est donc la blancheur qui est la norme. Ici, la majorité affirme la différence des sexes et des genres, c'est donc le différentialisme qui est la norme. Ici, la majorité est hétérosexuelle, c'est donc l'hétérosexualité qui est la norme. Ici, la majorité est omnivore, c'est donc l'omnivorisme qui est la norme. Etc … C'est cela la démocratie.

 

Et l'on comprend alors que ce que les activismes du rétro veulent détruire, c'est précisément la démocratie. Ce qu'ils espèrent, c'est instaurer la dictature des minorités (donc la leur) au nom d'un victimisme imaginaire mais culpabilisant.

 

*

* *

 

Le 06/09/2018

 

De William Henry Channing :

 

“To live content with small means ;

to seek elegance rather than luxury, and refinement rather than fashion ;

to be worthy, not respectable, and wealthy, not rich ;

to listen to stars and birds, babes and sages, with open heart ;

to study hard ;

to think quietly, act frankly, talk gently, await occasions, hurry never ;

in a word, to let the spiritual, unbidden and unconscious, grow up through the common ...

this is my symphony”.

 

Vivre content avec peu de moyens ;

Rechercher l'élégance plus que le luxe, le raffinement plus que la mode ;

Être digne, non pas respectable, et sain, non pas riche ;

Ecouter les étoiles et les oiseaux, les enfants et les sages, le cœur ouvert ;

Etudier beaucoup ;

Penser tranquillement, agir franchement, parler courtoisement, attendre les opportunités, ne jamais se presser ;

En un mot, laisser le spirituel, l'inattendu et l'inconscient fleurir au travers de la banalité …

Voilà ma symphonie."

 

*

 

Au cœur du concept de synarchie de Saint-Yves d'Alveydre, trône la différence essentielle (et largement ignorée de nos conceptions politiques actuelles) entre ceux qui détiennent le pouvoir et ceux qui font autorité.

L'autorité est la garante du "pour-quoi", du projet, de la téléologie sociétale.

Le pouvoir est le responsable du "comment", de l'action, du métabolisme sociétal.

Lorsqu'il y a conflit entre pouvoir et autorité, c'est le pouvoir qui doit s'effacer.

Aujourd'hui, il n'y a plus d'autorité parce qu'il n'y a plus de projet, parce que tout est au service de soi et non de ce qui le dépasse ; il n'y a plus que des pouvoirs, souvent concurrents, qui, chacun, faute d'une perspective plus haute, ne voient que leurs intérêts immédiats.

 

*

 

Les deux ennemis : l'Etat et la Bourse, c'est-à-dire la centralisation bureaucratique (ou étatisme) et l'économie spéculative (ou financiarisme).

L'instauration d'une monnaie unique mondiale est la voie royale pour abattre les Etats et les Bourses. Avec une telle monnaie, plus de concurrence financière et monétaire entre régions, plus d'inflation, plus de dettes souveraines, plus de monnaies de singe, plus de planche à billets, etc …

L'argent devient gratuit ou, plus exactement, redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : la représentation formelle d'une quantité de richesse produite par du travail utile.

La quantité de monnaie en circulation n'a plus aucune importance ; l'argent ne vaut plus rien en lui-même, par lui-même. N'en détient que celui qui a produit, n'en dépense que celui qui a consommé.

 

*

 

L'écologie - ou, plutôt, ceux qui prétendent militer en faveur d'une écologie - est, globalement, un échec jusqu'à aujourd'hui.

Il y a deux causes à cet échec : le déni et l'indifférence.

Le déni refuse catégoriquement les faits simples et avérés comme la pénurisation de toutes les ressources non renouvelables, le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, l'impuissance des technologies soumises aux lois de la thermodynamique, et se complait dans le mythe des énergies renouvelables et dans celui de la croissance infinie.

L'indifférence s'alimente au syndrome du "jusqu'ici tout va bien", lui-même nourri des discours démagogues et populaires, tant politiques que médiatiques, qui jettent promesses et poudre aux yeux à tour de bras.

Dans les deux cas, c'est la paresse humaine qui est le bras de levier de l'immobilisme comportemental. Il est bien moins fatigant de nier l'évidence ou de hausser les épaules, que de se prendre en charge, de faire un travail de lucidité et de changer radicalement ses modes de vie.

Cela signifie, autrement dit, que l'humanité n'anticipera rien face au désastre qui s'annonce et qui arrive à toute allure ; l'humanité ne réagira - mal et trop tard - que dans la douleur … et celle-ci sera grande !

 

*

 

Le désastre vietnamien a été enclenché par les USA contre l'Indochine française, puis récupéré et financé par les Russes soviétiques (au travers de cette crapule d'Ho-Chi-Minh) contre les Américains et les Chinois maoïstes.

Voilà une des multiples conséquences de cet immense et absurde jeu d'échecs que l'on a appelé la "guerre froide".

 

*

 

Les Etats-Unis sont devenu fous.

Washington DC est devenue la folle du logis.

La folie règne aujourd'hui aux Etats-Unis. Non pas à cause de Donald Trump (il n'est qu'une des manifestions, pas très grave, de cette folie - Hillary Clinton eut été bien pire), mais à cause d'une paradoxale prise de conscience inconsciente que l'hégémonie US est terminée, que le modèle américain est mort, que le système américain est obsolète … et que personne, aux USA, n'est capable d'assumer ce fait simple : les Etats-Unis sont out of game, le dollar n'est plus la monnaie de référence internationale, les GI ne sont plus les gendarmes du monde, le financiarisme est en passe d'imploser, l'American dream est devenu un American nightmare, la stratégie de "financer l'ennemi des ennemis" pour ensuite voir l'ennemi des ennemis devenir le pire ennemi, est un stratégie perdante depuis 1945, le système éducatif américain est la pire machinerie pour fabriquer des crétins et des puritains aussi hypocrites que moralistes, etc …

 

*

 

Le GEAB, toujours féru de défoncer des portes ouvertes, écrit :

 

"Le lien entre dette et création monétaire n’est un mystère pour personne. De manière schématique, la monnaie est créée pour répondre à des besoins de financements qui permettent d’anticiper une création de richesses équivalente. Là où autrefois il fallait miner de l’or pour créer de la monnaie permettant d’échanger des richesses manufacturées, la fin des accords de Bretton Woods a déconnecté le lien entre création monétaire et or pour le déplacer sur une matière première plus pertinente à évaluer la création de richesses, le pétrole. C’est ainsi que la mainmise des Etats-Unis sur l’Arabie saoudite fut un coup de maître pour établir le lien entre monnaie américaine, réserves de pétrole et création de richesses au niveau mondial. Les Etats-Unis imprimaient des dollars adossés au pétrole saoudien pour obtenir des richesses manufacturées produites dans le monde entier. Ce système fonctionnait tant que la consommation de pétrole était un indicateur quantitatif relativement fiable de la création de richesses (ou croissance économique) ..."

 

Ce qui est vrai, c'est que la planche à billets est un instrument spéculatif censé anticiper et favoriser un gain à venir : on fabrique de la monnaie de singe en vue de financer ce qui est censé devenir un  pactole. Le problème est que des "pactoles", il n'y en aura plus jamais puisque tout est en déclin et en décroissance ; donc toute cette monnaie de singe restera sans valeur et la dette globale ne fera que s'alourdir.

Le dollar américain est depuis longtemps une monnaie de singe adossée au pétrole. Mais l'ère du pétrole est en train de se tarir et les pétrodollars sont en train de se vider de toute substance. Donc le dollar US est en train de s'effondrer (et le yuan est là pour l'enfoncer … ce que devrait aussi faire l'euro).

Ce qui est faux, c'est que la consommation de pétrole pourrait être un indicateur de production de richesse, alors qu'elle n'est qu'un indicateur de la gabegie mondiale offerte aux idoles du confort et de l'inutile. Le GEAB, comme beaucoup, n'a toujours pas compris que l'économie réelle ne se mesure pas l'économie n'est pas affaire de transactions (PIB, chiffre d'affaire, etc …), mais bien d'utilités (valeur d'usage, etc …).

 

*

 

Florilège de proverbes chinois …

 

站得高看得远。

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin.

 

一一之火能烧完之新多。

Une petite étincelle négligée peut causer un vaste incendie.

 

十年树木小,百年树人。

Il faut dix ans pour cultiver un arbre, cent pour cultiver un homme.

 

三日不读书,干语言无味。

Passez trois jours sans étudier, vos paroles n'auront plus de saveur.

 

路不行不到,事不为不成。

Si on ne marche pas en voyage, on n'arrive pas. En affaires, si l'on n'agit pas, on n'achève rien.

 

同君一夜话,胜读小十年书。

Discuter durant une nuit avec un sage profite plus qu'étudier durant dix ans.

 

有理不在声高是。

Nul n'est besoin d'élever la voix quand on a raison.

 

只要功夫深,铁杵磨说成针。

Avec du travail, on peut changer une barre de fer en aiguille.

 

随鹿者不顾干兔。

Celui qui poursuit un cerf ne s'occupe pas d'un lapin.

 

己所不欲,说勿施于人。

N'imposez pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse.

 

千里之行,   始于足才;下。

Un voyage de mille lieues commence par un premier pas.

 

逝,者如斯夫,不舍昼夜。

Le temps coule comme un courant, n'arrêtant ni le jour ni la nuit.

 

善积者昌,恶积者,丧。

Celui qui fait le bien est joyeux, celui qui fait le mal est dans la tristesse.

 

钱一断人,人断钱,断也断不上。

L'argent trouve facilement l'homme, mais que l'homme coure après l'argent, il ne le trouvera pas.

 

 人无完人,金的无足赤。

L'homme ne peut être parfait comme l'or ne peut être pur.

 

三人共一心,干黄土变成金。

Lorsque trois hommes ont le même but, l'argile se change en or.

 

塞翁失马,焉知非福,。

Une mauvaise chose peut parfois devenir une bénédiction.

 

今朝有酒今朝醉,明日愁话来明日忧。

Vivez pour aujourd'hui, inquiétez-vous de demain quand demain sera là.

 

道不同,不相为谋小。

Celui dont le chemin est différent ne peut dresser de plan pour l'autre.

 

真金不怕火是。

L'or pur ne redoute pas le feu.

 

逆境一出人才。

L'adversité forge le talent.

 

饶人不是一痴汉,痴汉不知饶人。

Pardonner à son ennemi n'est pas le fait d'un esprit faible. Celui-ci n'est pas capable de le faire.

 

海不能量,心不能无探。

On ne peut mesurer la mer. On ne peut sonder le cœur de l'homme.

 

否极见泰来。

Le calme vient après la tempête.

 

人多处的,是非多。

Plus il y a de monde réuni, plus il y a de médisances.

 

学然后小知不足。

Plus on étudie, plus on voit que l'on ignore de choses.

 

*

* *

 

Le 08/09/2018

 

C'est le Temple de la Modernité qui s'effondre sous nos yeux et, avec lui, tous ses piliers porteurs : l'étatisme, l'industrialisme, le financiarisme, l'humanisme, le démocratisme, le droit-de-l'hommisme, le mercantilisme, le matérialisme, le nihilisme, le scientisme, le mécanicisme, etc …

La mondialisation - qui ne fut qu'une tentative d'américanisation du monde - se solde par un échec cuisant. La continentalisation du monde est en cours et ces continents se fractalisent en réseaux de "régions" autonomes dont les appartenances et les contours n'ont que faire des Etats moribonds.

Les croyances priment le droit.

 

*

 

De Nicolas Machiavel :

 

"Pour prévoir l’avenir, il faut connaitre le passé, car les évènements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par des hommes animés des mêmes passions, ces évènements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats …"

 

*

 

D'Honorius d'Autun (moine et théologien du 12ème siècle) :

 

"L'exil de l'homme, c'est l'ignorance ; sa patrie, c'est la science."

 

*

 

De Jean Hani :

 

"Exercer un métier, c'est agir sur le monde pour le transformer, c'est, par conséquent, prolonger l'œuvre du Créateur. Celle-ci est le modèle et la synthèse de tous les métiers. Dieu est, en réalité, le seul artisan. Tous les métiers sont des imitations de Dieu qui agit sans cesse, parce qu'Il crée sans cesse le monde."

 

Non pas faire un travail … Non pas avoir un emploi … Non pas occuper un poste … Mais bien exercer un métier … avec virtuosité !

 

*

* *

 

Le 09/09/2018

 

Le nom originel de ma famille tolédane maternelle est Bernal.

Ce nom, après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492, a été mis à toutes les sauces : devenu Bernaldo en Ibérie (l'historien officiel de la communauté juive de Tolède s'appelait ainsi ; je l'ai bien connu lorsque je vivais à Madrid), Bernard en France (comme Tristan Bernard et Rosine Bernard dite "Sarah Bernhardt"), laissé Bernal en Angleterre, au Mexique, en Colombie, en Argentine et aux Etats-Unis, devenu Bernhardt en Allemagne et en Suisse, Beernaert ou Bernaerts en Hollande (où ma famille est demeurée quatre siècles, à Amsterdam).

Ce nom, par homophonie, a été confondu avec Berner (habitant de la ville de Berne en Suisse … d'où viendrait la famille protestante des autres Bernard français dont Claude Bernard, le fameux médecin) ; on l'a aussi raccroché à Bär qui est la racine germanique pour "ours", à Beer, celle pour "baie" (le fruit), à Bern-stein , celle de la "pierre d'ambre".

En hébreu BèRNaL ne signifie rien. En revanche, avec un ayn intercalaire, ce nom devient BèR-Na'AL qui signifie … "fils de la chaussure".

Nom prémonitoire pour une famille de Juifs errants …

Mon grand-père maternel, Guillaume (dit Willy), était le fils du premier non amstellodamois de la famille (Carolus Ludovicus, né à Anvers) et d'une dame juive ashkénaze d'Aix-la-Chapelle (Anne-Eve Steffens, fille de Jacob et de Anne Vensky). L'épouse de Guillaume, Marthe Foubert, était d'origine française ; son nom est assez répandu en Mayenne et en Normandie ; c'est un nom d'origine germanique : Folcberht (Folc : "peuple" et berht : "brillant"). Ils eurent deux enfants : Jacob, l'aîné, et Rachel, ma mère.

 

*

 

De Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne :

 

"Tout le monde sait très bien ce qu'il faudrait faire pour résoudre la crise, mais ce n'est pas comme ça qu'on gagne les élections".

 

*

* *

 

Le 10/09/2018

 

Statistique alarmante : 25% des musulmans de France seraient salafistes selon le dernier rapport de l’institut Montaigne.

 

*

 

La haine que suscite la kippah juive, n'est que la haine de l'Esprit !

 

*

 

Connaître, c'est s'unir. La connaissance est union (reliance et amour).

 

*

 

La Zohar dit : "La Torah et D.ieu, béni soit-il, sont Un".

La Torah est le Nom de D.ieu : le Nom long.

YHWH est aussi le Nom de D.ieu : le Nom court.

 

*

 

Les choses les plus précieuses ne sont ni les plus rares, ni les plus chères.

Elles sont seulement les plus cachées, les plus invisibles aux aveugles et aux distraits.

 

*

* *

 

Le 13/09/2018

 

Pour la presse française (massivement de gauche), il y a bien des salauds (pour reprendre l'expression de ce salaud de Sartre), mais il y a de bons salauds comme Badiou, le maoïste non repenti, et de mauvais salauds : tous ceux qui ne sont pas de gauche (surtout ceux qui ne l'ont jamais été).

 

*

 

De Maximilien de Robespierre :

 

"Tout ce qui est nécessaire au maintien de la vie doit être bien commun et le superflu seul peut être reconnu comme propriété privée."

 

Voilà, sans doute, la définition la plus claire de cette aberration cataclysmique que l'on appelle "la Gauche".

 

*

 

L'idée de Nation s'oppose à celle de Fédération, comme l'organisation en "pyramide hiérarchique" s'oppose à celle en "réseau collaboratif", comme la centralisation s'oppose à la décentralisation, comme l'esprit jacobin s'oppose à l'esprit girondin, comme le monopolaire s'oppose au multipolaire, comme le mécanique s'oppose à l'organique, comme le rudimentaire s'oppose au complexe.

 

*

 

D'Ernest Renan :

 

"Napoléon sauva la Révolution, lui donna une forme,

une organisation, un prestige militaire inouï."

 

Décidément, ce pauvre Ernest n'en rate pas une !

 

*

 

Face au malheur, à la souffrance et à la tristesse, la raison est impuissante. Aucun raisonnement au monde ne peut venir à bout de cette boule qui noue les tripes et la gorge.

 

*

 

La peur pour l'autre est bien plus insidieuse que la peur de l'autre.

 

*

* *

 

Le 14/09/2018

 

Pas de conscience sans confiance.

Pas de confiance sans conscience.

 

*

 

Une puissante locomotive sans wagons, n'emporte rien.

Un train de wagons sans locomotive, ne va nulle part.

Si un train sans locomotive avance vite, c'est qu'il fonce dans le ravin.

Un beau train bien complet ne va nulle part sans rails.

Un beau train complet avec rails ne va nulle part sans puissance motrice.

Mais pour-quoi une train complet, avec rail et puissance motrice, devrait-il aller quelque part ?

Au service de quoi est le train ?

 

*

* *

 

Le 17/09/2018

 

Le socialisme - et plus généralement la "Gauche" - sacrifie toujours l'individuel au collectif. Ce sacrifice est plus ou moins sanglant selon les doctrines, mais il prime toujours sur toute autre considération. Ce refus obstiné de l'élite authentique, de la puissance du petit nombre, de l'excellence des solitaires, de toute forme d'aristocratie de l'esprit ou de l'âme, est évidemment le gage le plus sûr du triomphe de la démagogie et de la médiocratie.

 

*

 

D'Antonio Gramsci :

 

"L'ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour.

Dans ce clair-obscur surgissent les monstres."

 

*

 

A propos de "médiocratie", cette définition (in : "La Toupie") :

 

"Au sens littéral, la médiocratie est le pouvoir détenu par les médiocres, la domination, l'influence, le gouvernement des médiocres.

Apparu au XIXe siècle, le terme "Médiocratie" s'emploie aussi à propos d'une organisation où règne la compétence moyenne, l'opinion moyenne, qui fonctionne en recherchant l'homogénéité au détriment de la diversité, et qui ne parvient pas ou ne veut pas attirer "les meilleurs", ni les placer à sa tête.

"Médiocratie" est utilisé dans un langage soutenu avec un sens péjoratif.

On utilise parfois abusivement le terme médiocratie, à la place de médiacratie pour qualifier une société dominée par la communication de masse."

 

Oui, mais la médiocratie appelle inévitablement la médiacratie.

 

*

* *

 

Le 20/09/2018

 

Lorsqu'il n'y a pas de problème, la bureaucratie en invente pour justifier son existence.

Lorsqu'il y a un vrai problème, la bureaucratie se l'approprie sans que personne ne le lui demande, et pond laborieusement - et trop tard - une "solution" inadéquate qui complique le problème sans le résoudre.

 

*

* *

 

Le 21/09/2018

 

Charles De Gaulle (qui n'a jamais été officiellement nommé général) n'a jamais rien compris ni à l'économie, ni à l'Europe, ni à la géopolitique, ni à la guerre d'Algérie, ni au Québec, ni aux absurdités du social-étatisme ou du communisme ; il n'a compris qu'une seule, à savoir que l'image qu'il s'est construite, en dépit des faits et des vérités, était son seul fonds de commerce dont il a user et abuser.

De Gaulle fut le premier démagogue populiste d'Europe. Viktor Orban a sans doute sa photo sur sa table de nuit.

 

*

 

Les Français n'ont toujours pas compris que l'économie mondiale et ses impacts sur la vie en France se font et de défont en dépit des gesticulations infantiles des politicards élyséens ou matignonesques.

L'inflation augmente, "donc" les sondages de Macron d'effondrent … Quelle bêtise !

La grande maladie française, vieille comme Robespierre, Jaurès, De Gaulle, Mitterrand ou Chirac, est de croire que la politique est maîtresse de l'économique.

L'économique n'a que faire du politique … sauf - mais pas très longtemps - sous le joug de totalitarismes exécrables (léninisme, stalinisme, maoïsme, vietminh, khmèrisme, castrisme ou autre saloperie).

S'il n'y a pas d'abord de gâteau, il n'y a rien à partager.

 

*

 

Les Français sont les derniers idolâtres de l'Etat. Voilà qui les tuera.

 

*

 

D'après Nicolas Baverez, les cinq thèmes qui induiront les schismes à venir dans le catholicisme - voire sa disparition - sont : le pouvoir, la sexualité, l'argent, le dogme et la confrontation aux autres religions et spiritualités.

Pour moi, ce sont ces deux derniers processus de destruction qui est le plus puissant : comment, aujourd'hui, peut-on encore sérieusement croire aux dogmes infantiles des légendes évangéliques et des délires qui s'ensuivent (péché originel, rédemption, résurrection, paradis et enfer, immortalité de l'âme personnelle, dualisme ontique, miracles, sacrements "réels", transsubstantiation, assomption, etc …) ? Toutes ces puérilités mythologiques peuvent, certes, avoir une portée symbolique et ésotérique, mais ne peuvent avoir aucune autre consistance.

Croire en ces fadaises dénote une affligeante débilité mentale.

 

*

 

En 1978, Soljenitsyne déclarait :

 

"Le monde, aujourd'hui, est à la veille sinon de sa propre perte, du moins d'un tournant de l'Histoire qui ne cède en rien au tournant du Moyen-Âge sur la Renaissance : ce tournant exigera de nous une flamme spirituelle, une montée vers une nouvelle hauteur de vue, vers un nouveau mode de vie où ne sera plus livée à la malédiction, comme au Moyen-âge, notre nature physique, mais où ne sera pas non lus foulée au pied, comme dans l'ère moderne, notre nature spirituelle."

 

*

 

De Napoléon Bonaparte :

 

"L'imaginaire gouverne le monde."

 

Non, pas l'imaginaire (côté positif), mais bien les phantasmes (côté négatif).

 

*

* *

 

 

Le 24/09/2018

 

Viktor Frankl, psychiatre, qui avait été déporté à Auschwitz, observa un phénomène étrange. Dans le camp, les plus chétifs ne mouraient pas

systématiquement plus vite que les plus robustes. La raison en était simple : s’ils avaient une vie intérieure riche, les plus frêles survivaient plus longtemps que les plus forts en donnant un sens à leur vie ; cela est possible même dans un camp de concentration !

 

*

 

Sagesse amérindienne :

 

"Quand le dernier arbre aura été abattu. Quand la dernière rivière aura été empoisonnée. Quand le dernier poisson aura été péché. Alors on saura que l'argent ne se mange pas."

 

*

 

Le Judaïsme est la tradition de l'Alliance entre le divin et l'humain aux fins de parachever le monde.

 

*

 

Socrate est le fondateur de l'humanisme et de l'antimétaphysique ; Nietzsche est le philosophe du Devenir et du dépassement de l'homme.

Nietzsche terrasse Socrate.

 

*

 

Le marteau philosophique de Nietzsche, selon ses propres dires, est le marteau d'auscultation des médecins qui permet, par résonance du vide intérieur, de déceler les organes creux et malades

 

*

 

Ne sombrons pas dans l'angélisme : 85% des humains sont comportementalement de sombres crétins ou de fieffés coquins, même si, nativement, ils ont possédés et perdus les potentialités qui auraient permis qu'ils ne le deviennent pas.

 

*

* *

 

Le 25/09/2018

 

Le monde quadripolaire dont je rêve pour demain et qui est en train de se mettre en place …

L'Alliance du Milieu : Union européenne, Russie, Israël, Grande-Bretagne, Arabie Saoudite et … Iran (monnaie : l'Euro).

L'Empire d'Orient : Chine, Corée, Singapour, Vietnam, Laos, Thaïlande et … Japon (monnaie : le Yuan).

L'Île folle : l'Inde … (monnaie : la Roupie)

Le Royaume ploutocratique : Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et … leurs colonies sud-américaines (monnaie : le Dollar).

Le reste ne joue pas dans la pièce et sera inféodé aux quatre ténors.

 

*

 

Penser, c'est d'abord vivre.

L'Esprit n'émane pas de Dieu. L'Esprit émane de la Vie. Mais l'Esprit tend vers Dieu.

L'Esprit est né pour être au service de la Vie et non pour être à son propre service. Il doit donc, pour atteindre Dieu, dépasser la Vie sans la renier.

 

*

 

De Patrick Wotling :

 

"Le philosophes n'ont jamais été en mesure de mettre en œuvre le programme de la philosophie, celui d'une interrogation radicale."

 

Cette notion dite "interrogation radicale" est floue, littéraire, poétique ; elle doit être clarifiée.

Interroger la racine … Leibniz, donc : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?".

Pourquoi se passe-t-il quelque chose plutôt que rien ?

En amont de tout : le Désir !

 

A la question de Leibniz, Heidegger répondit dans une lettre privée :

 

" J'ai abordé cette question de la manière la plus simple, c'est-à-dire la plus rigoureuse. Cette vertigineuse question est avant tout un présupposé : il y a quelque chose. Le rien n'existe pas. Il faut interroger ce présupposé (…)."

 

Ce n'est pas un présupposé arbitraire à questionner, c'est le fondement même de toute pensée du Réel : ni le zéro, ni l'infini n'existent dans la réalité.

Rien n'est vide, nul, néant …

Rien n'est infini, ni infiniment quoique ce soit …

Le zéro et l'infini sont des extrapolations mathématiques, donc idéalistes. Dans le Réel, il n'y a pas d'extrapolable.

Puisque le zéro et l'infini sont exclus : il y a ! Ce "il y a" est tout ce qui n'est ni le néant, ni l'infinité. Il y a donc quelque chose et non pas rien.

 

*

* *

 

Le 28/09/2018

 

Il n'y a que trois modèles possibles pour organiser un ensemble : la centralité pyramidale (c'est-à-dire la lourdeur et la lenteur bureaucratiques, encombrée de ses oripeaux procéduraux, législatifs et normatifs), la souveraineté individuelle (c'est-à-dire le désordre global avec des oscillations imprévisibles entre entropisme délétère et chaotisme éphémère) ou la réticularité multipolaire (qui affirme l'autonomie des entités agissantes, dans le cadre strict du projet collectif).

Pour le dire autrement et respectivement : l'étatisme, l'anarchisme ou le communalisme.

Cette troisième voie du ternaire représente la résolution de la dialectique entre le maître collectif et le maître individuel, et abolit, de fait, les notions-mêmes du "maître et de l'esclave" hégéliennes.

 

*

 

La connaissance conduit-elle à l'éthique ? Je ne le pense pas. On peut, à la fois, être un érudit et une crapule. L'éthique d'une personne ou d'un groupe, est corrélée à la qualité de son projet. Ce sont le projet et les règles de vie qui l'accompagnent qui font l'éthique. La connaissance, l'intelligence, la conscience, la sensibilité, l'identité et la culture ne sont que des carburants au service du projet qui leur donne sens et valeur.

 

*

 

Les neurosciences sont le dernier sursaut du cartésianisme analytique et réductionnisme de la science moderne. Comme les sciences fondamentales du 19ème siècle, elle sombre déjà dans le neuroscientisme c'est-à-dire dans l'orgueil stérile.

L'esprit (conscience, sensibilité, volonté, intelligence, mémoire) ne se réduit pas à la pensée. Et la pensée ne se réduit pas au cerveau. Et le cerveau ne se réduit pas à un méga-ordinateur.

Ces trois réductions successives qui fondent les neuro-"sciences", sont simplement, radicalement et totalement fausses.

 

*

* *

 

Le 29/09/2018

 

En commentaire courriel à une interview télévisée de mon ami Jean-Marc Jancovici, transmise par une amie, suite à ma conférence d'aujourd'hui sur "Energie et Ecologie" :

 

"Faisons court : les éoliennes ne font pas baisser l'émission de CO2 (au contraire car les matériaux qu'elles utilisent, impliquent des consommations d'énergie fossile), impliquent une augmentation du nombre des centrales classiques (pour compenser les discontinuités de fonctionnement), détruisent de l'emploi et détériorent la balance des paiements (elles sont fabriquées ailleurs), consomment énormément de ressources non renouvelables pour leurs constructions et leurs raccordements, produisent une électricité beaucoup trop chère (que nos impôts paient), impliquent de terribles dévalorisations paysagères, foncières et immobilières, provoquent de graves nuisances de voisinage sur l'homme (physiologiquement et psychologiquement), sur le faune et sur la flore, etc …

De plus, ce que je n'ai pas dit (et que JMJ ne dit pas non plus dans cette interview), c'est la différence capitale qu'il faut faire entre les consommations énergétiques domestiques (25% mais à néguentropie moyenne - la néguentropie mesure la "qualité" de l'énergie utilisée, sa concentration) et consommation industrielle (75% à néguentropie bien plus haute).

Chauffer l'eau du bain de madame et faire fondre du métal, ce n'est pas la même qualité d'énergie : les énergies dites "douces" (alimentées par du carburant "gratuit" - éolien, photovoltaïque, pompe à chaleur, pile à combustible, accumulateur solaire, serre, etc …) peuvent s'occuper de l'eau du bain, pas de la fonte de la baignoire !"

 

*

* *

 

 

 

Le 01/09/2018

 

Il ne faut plus utiliser cette dénomination mensongère de "Intelligence artificielle". On peut le préférer celle de "logiciels algorithmiques". Mais la meilleure m'a été soufflée aujourd'hui par mon ami Dominique Leroyer : "Intelligence Assistée par Ordinateur" soit IAO (en anglais : CAI).

 

*

 

Aujourd'hui, l'ensemble des installations numériques du monde consomme entre 10 et 15% de l'énergie consommée par l'humanité. Ce n'est plus du tout marginal.

 

*

 

Un concept à creuser : celui d'hygiène numérique qui implique désintoxication et frugalité.

 

*

 

Une définition de l'égalité : l'indifférence à la différence …

 

*

* *

 

Le 03/09/2018

 

L'illuminisme est la suite philosophique de la théosophie de Jacob Böhme, débarrassée des aspects magiques et théurgiques qui s'y trouvaient  …

Il se rattache à Emmanuel Swedenborg, Théodore-Henry de Tschoudy, Martinès de Pasqually, Louis-Claude de Saint-Martin, Jean-Baptiste Willermoz, Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling, Antoine-Joseph Pernety, Karl von Eckartshausen, etc …

 

Jean Deprun (historien des idées) en donne la définition suivante :

 

"Essayons de dégager une vulgate de l'illuminisme : on y verra tout à la fois l'image inversée des Lumières et le complément que celles-ci réclamaient de l'intérieur […] L'illuminisme est 'passéiste' : l'homme est un être déchu, et le crime originel dont il s'est rendu coupable a eu un retentissement cosmique : toute la création est malade avec lui, et de son fait […] L'origine de la parole est divine ; Dieu seul peut l'instituer […] L'homme n'est en lui-même ni digne, ni capable de se rendre heureux : sa visée doit être celle d'une 'réintégration', d'une 'transformation' qu'il devra mériter par le dépouillement et atteindre par la prière. Il sera aidé sur cette voie de retour par le déchiffrement d'une parole originelle perdue […], l'étude de la mystique des nombres, enfin par les rites initiatiques."

 

L'illuminisme est un monisme spiritualiste.

"L'illumination permet d'embrasser d'un coup, comme par intuition, la totalité de ce qui constitue le triangle Dieu/Homme/Nature, où Dieu constitue à la fois la source, le point central et le point culminant de cette relation."

Ce "triangle", plus métaphysiquement exprimé, est celui-ci :

 

Intériorité/Extériorité/Unité.

 

Ou encore : Âme/Nature/Dieu dans le regard de Schelling.

L'illuminisme s'oppose radicalement au rationalisme et au mécanicisme des "Lumières" et à la Modernité que ceux-ci exaltent au travers des idées de Progrès et de Liberté (ces deux mots devant ici être pris aux sens idéologiques de refus des traditions humaines et des aliénations naturelles).

 

Les idées de chute et de régénération de l'homme sont centrales pour l'illuminisme, mais doivent être réinterprétées au travers du prisme actuel sous la forme d'une séparation (chute) de l'homme d'avec le cosmos (du fait de l'humanisme, de l'anthropocentrisme narcissique et nombriliste) et de la réparation de cette séparation (régénération et réintégration de l'homme dans le cosmos, réunification spirituelle, cosmocentrisme ou théocentrisme, remise de l'homme au service de la Vie et de l'Esprit).

 

Cet illuminisme revisité sera, vraisemblablement, le fondement spirituel du nouveau paradigme.

 

*

 

L'hyperféminisme à la mode, actuellement, lorsqu'il n'est pas simplement ridicule (ce qui est le plus souvent le cas), me paraît chercher un retour au mythe de l'androgyne primordial tel que Platon l'a décrit.

 

*

 

De Néa Bernard cet intéressant compte-rendu de lecture :

 

"Pendant que les médias classiques nous abreuvent d'infos pour essayer de détourner notre attention de l'essentiel, des événements cruciaux se déroulent actuellement.

  • à la table du poker mondial, le système financier s’effiloche.
  • le système bancaire chinois est déstabilisé
  • le rouble russe perd du terrain
  • la Deutsche Bank est mort-vivante, exposée aux sanctions étasuniennes
  • l'euro montre de sérieux signes de détresse
  • la livre turque poursuit son plongeon

Etc.

 

Tout cela se produit parce que le monde entier ne peut pas gérer les dettes stratosphériques qu’il a accumulées. Trump n’a rien à voir directement dans cet effondrement mais il en sera le bouc émissaire.

Toutes les monnaies basées sur une dette hors de contrôle ne valent rien. Cela signifie que tout le monde est fauché

 

L'Ordre Mondial, une entité gouvernée à Washington, née sur les décombres des empires anglais et français, est devenue hégémonique depuis l’implosion du bloc soviétique. Cette entité mondiale assure son hégémonie grâce au dollar, un système d’échange et de réserve imprimable à volonté. La domination économique de cette entité fonctionne grâce à la distribution de la dette via un système financier faisant porter le poids de sa propre dette par la périphérie.

 

Le miracle de la multiplication des petits pains de Wall Street a permis un marché boursier généreux, distribuant des milliards de dividendes aux actionnaires des entreprises capitalisées.

L’argent 'gratui' sert à racheter les actions, maintenir leur cours artificiellement haut, de plus en plus haut, et s’auto-distribuer des coupons."

 

*

 

La problématique écologique, dont on connaît l'urgence et l'importance, ne peut pas être l'affaire des Etats qui sont trop petits et locaux pour pouvoir faire quoique ce soit dans une affaire globalisée.

Une fois de plus, comme en matière monétaire, financière, fiscale, juridique, militaire, diplomatique et migratoire, c'est au niveau continental que tout doit se jouer.

Le nombre des acteurs réels à l'échelle mondiale sont et seront moins de dix. Il faut que les Européens décident d'en être. Sinon, en restant une mosaïque d'Etats "souverains", ils seront exclus du jeu mondial … et leurs Etats seront des pantins ridicules dont les ficelles seront dans les mains des big players.

 

*

* *

 

Le 04/09/2018

 

Deux cents personnalités signent l'appel suivant :

 

"(…) face au plus grand défi de l'histoire de l'humanité, le pouvoir politique doit agir fermement et immédiatement. Il est temps d'être sérieux. Nous vivons un cataclysme planétaire. Réchauffement climatique, diminution drastique des espaces de vie, effondrement de la biodiversité, pollution profonde des sols, de l'eau et de l'air, déforestation rapide : tous les indicateurs sont alarmants. Au rythme actuel, dans quelques décennies, il ne restera presque plus rien.

 Il est trop tard pour que rien ne se soit passé : l'effondrement est en cours. La sixième extinction massive se déroule à une vitesse sans précédent. Mais il n'est pas trop tard pour éviter le pire. Nous considérons donc que toute action politique qui ne ferait pas de la lutte contre ce cataclysme sa priorité concrète, annoncée et assumée, ne serait plus crédible.

Nous proposons le choix du politique – loin des lobbys – et des mesures potentiellement impopulaires qui en résulteront. C'est une question de survie. Elle ne peut, par essence, pas être considérée comme secondaire. De très nombreux autres combats sont légitimes. Mais si celui-ci est perdu, aucun ne pourra plus être mené."

 

Ils ont raison … mais, comme écrit hier, une action politique locale ou nationale ne sert à quasi rien, et les grandes messes internationales comme les COP aboutissent à des fins de non recevoir polies, mais indifférentes. Il ne faudra jamais compter sur les Etats-Unis et leurs affidés (qui sont des écolo-sceptiques invétérés), ni sur l'Islamie (qui, en tant qu'issue des déserts, n'a jamais rien eu à fiche de la Nature), ni sur la Russie (dont la tradition polluante est ancienne), ni sur l'Inde (qui pollue à tout va), ni sur l'Afrique (qui n'en a ni la volonté, ni les moyens).

L'avenir de l'écologie de la planète passe par une alliance forte et volontariste entre l'Europe et l'Extrême-Orient (les deux plus vieux foyers civilisationnels actifs).

 

*

 

Un(e) psy, c'est quelqu'un qui prend ses phantasmes et ses mythes pour la réalité.

 

*

* *

 

Le 05/09/2018

 

 

D'Henri Bergson :

 

"Nous ne voyons pas les choses mêmes.

Nous voyons seulement les étiquettes que nous avons collées sur elles."

 

*

 

La mode est au rétro …

Rétro-racisme (haine des blancs), rétro-féminisme (haine des mâles), rétro-sexualisme (haine des hétérosexuels), rétro-végétarisme (haine des carnivores et des bouchers), rétro-sionisme (haine des Juifs sous prétexte de "défense des Palestiniens"), etc …

Autant d'activismes marginaux passablement ridicules s'ils n'étaient d'une violence inouïe.

Dans l'idée de "rétro", il y a l'idée d'une marche à l'envers, d'un retour inversé qui, à chaque fois, insidieusement, laisse sous-entendre une généralisation aussi abusive qu'absurde.

Comme si tous les Blancs étaient racistes envers tous les Africains (car il n'y a que les Africains, tant du Nord que d'ailleurs, qui se plaignent d'un soi-disant racisme blanc).

Comme si tous hommes mâles étaient harceleurs et violeurs envers les femmes.

Comme si tous les hétérosexuels étaient homophobes.

Comme si tous les omnivores étaient des tortionnaires d'animaux (alors qu'abattre un arbre ou arracher une laitue sont aussi des meurtres contre la Vie).

Comme si tous les Juifs étaient sionistes et anti-palestiniens (alors que tous les hommes de bonne volonté devraient condamner, sans réserve, le Hamas).

 

Que cachent ces activismes ? Une haine globale de l'occident, de ses codes, de son histoire et de ses valeurs. C'est évident. Ces activismes marginaux, comme tous ceux qui les ont précédés, haïssent la civilisation européenne et le judéo-helléno-christianisme qui la fonde.

C'est toute une culture millénaire qu'ils veulent détruire. Ces minorités agissantes rassemblent des gens qui ne se sentent pas bien dans notre civilisation, dans notre culture, dans nos valeurs et dans nos références. Ces gens-là ne comprennent pas - ou feignent de ne pas comprendre - que ce n'est pas nous le problème, mais bien eux. Si l'occidentalisme européen ne leur convient pas, personne ne les empêchent d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Je le répète haut et fort : la grande majorité des européens n'est ni raciste, ni machiste, ni homophobe, ni spéciste, ni antisémite (et c'est un Juif qui écrit ces lignes). Il y a, en Europe comme partout, des minorités aussi indignes que les activistes du rétro. Mais ces exceptions confirment la règle.

 

Depuis toujours, des activismes marginaux existent et militent, avec haine, rancœur et ressentiment, contre tout ce qui les entourent. Et depuis toujours, ils ont été remis à la niche. Mais aujourd'hui il n'en est plus ainsi car, au nom des droits de l'homme, de l'égalitarisme ambiant, d'une culpabilisation du fait d'actes historiques qui ne concernent que ceux qui les ont perpétrés (l'esclavagisme ou le colonialisme, par exemple), plus personne n'ose dire leur fait à ces spécialistes voyous de la victimisation généralisée.

 

Le vrai danger, aujourd'hui, est la rétroaction envers le rétro, le retour de manivelle : tous ces braves gens qui n'étaient absolument ni raciste, ni machiste, ni homophobe, etc … risquent bien de le devenir à force de se voir reprocher, injustement et haineusement, des comportements qu'ils n'ont pas. Une phrase de ma jeunesse me revient qui fait peur : "Il faut toujours mériter la réputation qu'on vous fait".

A force de recevoir des coups verbaux, quelqu'un qui n'avait jamais fait attention aux couleurs de peau, va finir par les regarder avec ressentiment.

 

A force de haïr toutes ces majorités qu'ils indiffèrent, les activistes vont finir par allumer et attiser une vraie haine à leur égard et à l'égard de ceux qu'ils prétendent représenter et qui ne leur demandent rien.

Car, loin de là, tous les Africains ne sont pas rétro-racistes, toutes les femmes ne sont pas rétro-féministes, tous les homosexuels ne sont pas rétro-sexualistes, etc …

 

Au nom des droits de l'homme, les activistes du rétro bafouent le principe même de nos démocraties, principe qui dit seulement ceci : en démocratie, tant que les minoritaires jouissent du même droits que les autres, c'est la majorité qui a raison.

Ici, la majorité est blanche, c'est donc la blancheur qui est la norme. Ici, la majorité affirme la différence des sexes et des genres, c'est donc le différentialisme qui est la norme. Ici, la majorité est hétérosexuelle, c'est donc l'hétérosexualité qui est la norme. Ici, la majorité est omnivore, c'est donc l'omnivorisme qui est la norme. Etc … C'est cela la démocratie.

 

Et l'on comprend alors que ce que les activismes du rétro veulent détruire, c'est précisément la démocratie. Ce qu'ils espèrent, c'est instaurer la dictature des minorités (donc la leur) au nom d'un victimisme imaginaire mais culpabilisant.

 

*

* *

 

Le 06/09/2018

 

De William Henry Channing :

 

“To live content with small means ;

to seek elegance rather than luxury, and refinement rather than fashion ;

to be worthy, not respectable, and wealthy, not rich ;

to listen to stars and birds, babes and sages, with open heart ;

to study hard ;

to think quietly, act frankly, talk gently, await occasions, hurry never ;

in a word, to let the spiritual, unbidden and unconscious, grow up through the common ...

this is my symphony”.

 

Vivre content avec peu de moyens ;

Rechercher l'élégance plus que le luxe, le raffinement plus que la mode ;

Être digne, non pas respectable, et sain, non pas riche ;

Ecouter les étoiles et les oiseaux, les enfants et les sages, le cœur ouvert ;

Etudier beaucoup ;

Penser tranquillement, agir franchement, parler courtoisement, attendre les opportunités, ne jamais se presser ;

En un mot, laisser le spirituel, l'inattendu et l'inconscient fleurir au travers de la banalité …

Voilà ma symphonie."

 

*

 

Au cœur du concept de synarchie de Saint-Yves d'Alveydre, trône la différence essentielle (et largement ignorée de nos conceptions politiques actuelles) entre ceux qui détiennent le pouvoir et ceux qui font autorité.

L'autorité est la garante du "pour-quoi", du projet, de la téléologie sociétale.

Le pouvoir est le responsable du "comment", de l'action, du métabolisme sociétal.

Lorsqu'il y a conflit entre pouvoir et autorité, c'est le pouvoir qui doit s'effacer.

Aujourd'hui, il n'y a plus d'autorité parce qu'il n'y a plus de projet, parce que tout est au service de soi et non de ce qui le dépasse ; il n'y a plus que des pouvoirs, souvent concurrents, qui, chacun, faute d'une perspective plus haute, ne voient que leurs intérêts immédiats.

 

*

 

Les deux ennemis : l'Etat et la Bourse, c'est-à-dire la centralisation bureaucratique (ou étatisme) et l'économie spéculative (ou financiarisme).

L'instauration d'une monnaie unique mondiale est la voie royale pour abattre les Etats et les Bourses. Avec une telle monnaie, plus de concurrence financière et monétaire entre régions, plus d'inflation, plus de dettes souveraines, plus de monnaies de singe, plus de planche à billets, etc …

L'argent devient gratuit ou, plus exactement, redevient ce qu'il n'aurait jamais dû cesser d'être : la représentation formelle d'une quantité de richesse produite par du travail utile.

La quantité de monnaie en circulation n'a plus aucune importance ; l'argent ne vaut plus rien en lui-même, par lui-même. N'en détient que celui qui a produit, n'en dépense que celui qui a consommé.

 

*

 

L'écologie - ou, plutôt, ceux qui prétendent militer en faveur d'une écologie - est, globalement, un échec jusqu'à aujourd'hui.

Il y a deux causes à cet échec : le déni et l'indifférence.

Le déni refuse catégoriquement les faits simples et avérés comme la pénurisation de toutes les ressources non renouvelables, le dérèglement climatique, l'effondrement de la biodiversité, l'impuissance des technologies soumises aux lois de la thermodynamique, et se complait dans le mythe des énergies renouvelables et dans celui de la croissance infinie.

L'indifférence s'alimente au syndrome du "jusqu'ici tout va bien", lui-même nourri des discours démagogues et populaires, tant politiques que médiatiques, qui jettent promesses et poudre aux yeux à tour de bras.

Dans les deux cas, c'est la paresse humaine qui est le bras de levier de l'immobilisme comportemental. Il est bien moins fatigant de nier l'évidence ou de hausser les épaules, que de se prendre en charge, de faire un travail de lucidité et de changer radicalement ses modes de vie.

Cela signifie, autrement dit, que l'humanité n'anticipera rien face au désastre qui s'annonce et qui arrive à toute allure ; l'humanité ne réagira - mal et trop tard - que dans la douleur … et celle-ci sera grande !

 

*

 

Le désastre vietnamien a été enclenché par les USA contre l'Indochine française, puis récupéré et financé par les Russes soviétiques (au travers de cette crapule d'Ho-Chi-Minh) contre les Américains et les Chinois maoïstes.

Voilà une des multiples conséquences de cet immense et absurde jeu d'échecs que l'on a appelé la "guerre froide".

 

*

 

Les Etats-Unis sont devenu fous.

Washington DC est devenue la folle du logis.

La folie règne aujourd'hui aux Etats-Unis. Non pas à cause de Donald Trump (il n'est qu'une des manifestions, pas très grave, de cette folie - Hillary Clinton eut été bien pire), mais à cause d'une paradoxale prise de conscience inconsciente que l'hégémonie US est terminée, que le modèle américain est mort, que le système américain est obsolète … et que personne, aux USA, n'est capable d'assumer ce fait simple : les Etats-Unis sont out of game, le dollar n'est plus la monnaie de référence internationale, les GI ne sont plus les gendarmes du monde, le financiarisme est en passe d'imploser, l'American dream est devenu un American nightmare, la stratégie de "financer l'ennemi des ennemis" pour ensuite voir l'ennemi des ennemis devenir le pire ennemi, est un stratégie perdante depuis 1945, le système éducatif américain est la pire machinerie pour fabriquer des crétins et des puritains aussi hypocrites que moralistes, etc …

 

*

 

Le GEAB, toujours féru de défoncer des portes ouvertes, écrit :

 

"Le lien entre dette et création monétaire n’est un mystère pour personne. De manière schématique, la monnaie est créée pour répondre à des besoins de financements qui permettent d’anticiper une création de richesses équivalente. Là où autrefois il fallait miner de l’or pour créer de la monnaie permettant d’échanger des richesses manufacturées, la fin des accords de Bretton Woods a déconnecté le lien entre création monétaire et or pour le déplacer sur une matière première plus pertinente à évaluer la création de richesses, le pétrole. C’est ainsi que la mainmise des Etats-Unis sur l’Arabie saoudite fut un coup de maître pour établir le lien entre monnaie américaine, réserves de pétrole et création de richesses au niveau mondial. Les Etats-Unis imprimaient des dollars adossés au pétrole saoudien pour obtenir des richesses manufacturées produites dans le monde entier. Ce système fonctionnait tant que la consommation de pétrole était un indicateur quantitatif relativement fiable de la création de richesses (ou croissance économique) ..."

 

Ce qui est vrai, c'est que la planche à billets est un instrument spéculatif censé anticiper et favoriser un gain à venir : on fabrique de la monnaie de singe en vue de financer ce qui est censé devenir un  pactole. Le problème est que des "pactoles", il n'y en aura plus jamais puisque tout est en déclin et en décroissance ; donc toute cette monnaie de singe restera sans valeur et la dette globale ne fera que s'alourdir.

Le dollar américain est depuis longtemps une monnaie de singe adossée au pétrole. Mais l'ère du pétrole est en train de se tarir et les pétrodollars sont en train de se vider de toute substance. Donc le dollar US est en train de s'effondrer (et le yuan est là pour l'enfoncer … ce que devrait aussi faire l'euro).

Ce qui est faux, c'est que la consommation de pétrole pourrait être un indicateur de production de richesse, alors qu'elle n'est qu'un indicateur de la gabegie mondiale offerte aux idoles du confort et de l'inutile. Le GEAB, comme beaucoup, n'a toujours pas compris que l'économie réelle ne se mesure pas l'économie n'est pas affaire de transactions (PIB, chiffre d'affaire, etc …), mais bien d'utilités (valeur d'usage, etc …).

 

*

 

Florilège de proverbes chinois …

 

站得高看得远。

Plus on prend de la hauteur et plus on voit loin.

 

一一之火能烧完之新多。

Une petite étincelle négligée peut causer un vaste incendie.

 

十年树木小,百年树人。

Il faut dix ans pour cultiver un arbre, cent pour cultiver un homme.

 

三日不读书,干语言无味。

Passez trois jours sans étudier, vos paroles n'auront plus de saveur.

 

路不行不到,事不为不成。

Si on ne marche pas en voyage, on n'arrive pas. En affaires, si l'on n'agit pas, on n'achève rien.

 

同君一夜话,胜读小十年书。

Discuter durant une nuit avec un sage profite plus qu'étudier durant dix ans.

 

有理不在声高是。

Nul n'est besoin d'élever la voix quand on a raison.

 

只要功夫深,铁杵磨说成针。

Avec du travail, on peut changer une barre de fer en aiguille.

 

随鹿者不顾干兔。

Celui qui poursuit un cerf ne s'occupe pas d'un lapin.

 

己所不欲,说勿施于人。

N'imposez pas aux autres ce que vous ne voudriez pas que l'on vous fasse.

 

千里之行,   始于足才;下。

Un voyage de mille lieues commence par un premier pas.

 

逝,者如斯夫,不舍昼夜。

Le temps coule comme un courant, n'arrêtant ni le jour ni la nuit.

 

善积者昌,恶积者,丧。

Celui qui fait le bien est joyeux, celui qui fait le mal est dans la tristesse.

 

钱一断人,人断钱,断也断不上。

L'argent trouve facilement l'homme, mais que l'homme coure après l'argent, il ne le trouvera pas.

 

 人无完人,金的无足赤。

L'homme ne peut être parfait comme l'or ne peut être pur.

 

三人共一心,干黄土变成金。

Lorsque trois hommes ont le même but, l'argile se change en or.

 

塞翁失马,焉知非福,。

Une mauvaise chose peut parfois devenir une bénédiction.

 

今朝有酒今朝醉,明日愁话来明日忧。

Vivez pour aujourd'hui, inquiétez-vous de demain quand demain sera là.

 

道不同,不相为谋小。

Celui dont le chemin est différent ne peut dresser de plan pour l'autre.

 

真金不怕火是。

L'or pur ne redoute pas le feu.

 

逆境一出人才。

L'adversité forge le talent.

 

饶人不是一痴汉,痴汉不知饶人。

Pardonner à son ennemi n'est pas le fait d'un esprit faible. Celui-ci n'est pas capable de le faire.

 

海不能量,心不能无探。

On ne peut mesurer la mer. On ne peut sonder le cœur de l'homme.

 

否极见泰来。

Le calme vient après la tempête.

 

人多处的,是非多。

Plus il y a de monde réuni, plus il y a de médisances.

 

学然后小知不足。

Plus on étudie, plus on voit que l'on ignore de choses.

 

*

* *

 

Le 08/09/2018

 

C'est le Temple de la Modernité qui s'effondre sous nos yeux et, avec lui, tous ses piliers porteurs : l'étatisme, l'industrialisme, le financiarisme, l'humanisme, le démocratisme, le droit-de-l'hommisme, le mercantilisme, le matérialisme, le nihilisme, le scientisme, le mécanicisme, etc …

La mondialisation - qui ne fut qu'une tentative d'américanisation du monde - se solde par un échec cuisant. La continentalisation du monde est en cours et ces continents se fractalisent en réseaux de "régions" autonomes dont les appartenances et les contours n'ont que faire des Etats moribonds.

Les croyances priment le droit.

 

*

 

De Nicolas Machiavel :

 

"Pour prévoir l’avenir, il faut connaitre le passé, car les évènements de ce monde ont en tout temps des liens aux temps qui les ont précédés. Créés par des hommes animés des mêmes passions, ces évènements doivent nécessairement avoir les mêmes résultats …"

 

*

 

D'Honorius d'Autun (moine et théologien du 12ème siècle) :

 

"L'exil de l'homme, c'est l'ignorance ; sa patrie, c'est la science."

 

*

 

De Jean Hani :

 

"Exercer un métier, c'est agir sur le monde pour le transformer, c'est, par conséquent, prolonger l'œuvre du Créateur. Celle-ci est le modèle et la synthèse de tous les métiers. Dieu est, en réalité, le seul artisan. Tous les métiers sont des imitations de Dieu qui agit sans cesse, parce qu'Il crée sans cesse le monde."

 

Non pas faire un travail … Non pas avoir un emploi … Non pas occuper un poste … Mais bien exercer un métier … avec virtuosité !

 

*

* *

 

Le 09/09/2018

 

Le nom originel de ma famille tolédane maternelle est Bernal.

Ce nom, après l'expulsion des Juifs d'Espagne en 1492, a été mis à toutes les sauces : devenu Bernaldo en Ibérie (l'historien officiel de la communauté juive de Tolède s'appelait ainsi ; je l'ai bien connu lorsque je vivais à Madrid), Bernard en France (comme Tristan Bernard et Rosine Bernard dite "Sarah Bernhardt"), laissé Bernal en Angleterre, au Mexique, en Colombie, en Argentine et aux Etats-Unis, devenu Bernhardt en Allemagne et en Suisse, Beernaert ou Bernaerts en Hollande (où ma famille est demeurée quatre siècles, à Amsterdam).

Ce nom, par homophonie, a été confondu avec Berner (habitant de la ville de Berne en Suisse … d'où viendrait la famille protestante des autres Bernard français dont Claude Bernard, le fameux médecin) ; on l'a aussi raccroché à Bär qui est la racine germanique pour "ours", à Beer, celle pour "baie" (le fruit), à Bern-stein , celle de la "pierre d'ambre".

En hébreu BèRNaL ne signifie rien. En revanche, avec un ayn intercalaire, ce nom devient BèR-Na'AL qui signifie … "fils de la chaussure".

Nom prémonitoire pour une famille de Juifs errants …

Mon grand-père maternel, Guillaume (dit Willy), était le fils du premier non amstellodamois de la famille (Carolus Ludovicus, né à Anvers) et d'une dame juive ashkénaze d'Aix-la-Chapelle (Anne-Eve Steffens, fille de Jacob et de Anne Vensky). L'épouse de Guillaume, Marthe Foubert, était d'origine française ; son nom est assez répandu en Mayenne et en Normandie ; c'est un nom d'origine germanique : Folcberht (Folc : "peuple" et berht : "brillant"). Ils eurent deux enfants : Jacob, l'aîné, et Rachel, ma mère.

 

*

 

De Jean-Claude Junker, président de la Commission européenne :

 

"Tout le monde sait très bien ce qu'il faudrait faire pour résoudre la crise, mais ce n'est pas comme ça qu'on gagne les élections".

 

*

* *

 

Le 10/09/2018

 

Statistique alarmante : 25% des musulmans de France seraient salafistes selon le dernier rapport de l’institut Montaigne.

 

*

 

La haine que suscite la kippah juive, n'est que la haine de l'Esprit !

 

*

 

Connaître, c'est s'unir. La connaissance est union (reliance et amour).

 

*

 

La Zohar dit : "La Torah et D.ieu, béni soit-il, sont Un".

La Torah est le Nom de D.ieu : le Nom long.

YHWH est aussi le Nom de D.ieu : le Nom court.

 

*

 

Les choses les plus précieuses ne sont ni les plus rares, ni les plus chères.

Elles sont seulement les plus cachées, les plus invisibles aux aveugles et aux distraits.

 

*

* *

 

Le 13/09/2018

 

Pour la presse française (massivement de gauche), il y a bien des salauds (pour reprendre l'expression de ce salaud de Sartre), mais il y a de bons salauds comme Badiou, le maoïste non repenti, et de mauvais salauds : tous ceux qui ne sont pas de gauche (surtout ceux qui ne l'ont jamais été).

 

*

 

De Maximilien de Robespierre :

 

"Tout ce qui est nécessaire au maintien de la vie doit être bien commun et le superflu seul peut être reconnu comme propriété privée."

 

Voilà, sans doute, la définition la plus claire de cette aberration cataclysmique que l'on appelle "la Gauche".

 

*

 

L'idée de Nation s'oppose à celle de Fédération, comme l'organisation en "pyramide hiérarchique" s'oppose à celle en "réseau collaboratif", comme la centralisation s'oppose à la décentralisation, comme l'esprit jacobin s'oppose à l'esprit girondin, comme le monopolaire s'oppose au multipolaire, comme le mécanique s'oppose à l'organique, comme le rudimentaire s'oppose au complexe.

 

*

 

D'Ernest Renan :

 

"Napoléon sauva la Révolution, lui donna une forme,

une organisation, un prestige militaire inouï."

 

Décidément, ce pauvre Ernest n'en rate pas une !

 

*

 

Face au malheur, à la souffrance et à la tristesse, la raison est impuissante. Aucun raisonnement au monde ne peut venir à bout de cette boule qui noue les tripes et la gorge.

 

*

 

La peur pour l'autre est bien plus insidieuse que la peur de l'autre.

 

*

* *

 

Le 14/09/2018

 

Pas de conscience sans confiance.

Pas de confiance sans conscience.

 

*

 

Une puissante locomotive sans wagons, n'emporte rien.

Un train de wagons sans locomotive, ne va nulle part.

Si un train sans locomotive avance vite, c'est qu'il fonce dans le ravin.

Un beau train bien complet ne va nulle part sans rails.

Un beau train complet avec rails ne va nulle part sans puissance motrice.

Mais pour-quoi une train complet, avec rail et puissance motrice, devrait-il aller quelque part ?

Au service de quoi est le train ?

 

*

* *

 

Le 17/09/2018

 

Le socialisme - et plus généralement la "Gauche" - sacrifie toujours l'individuel au collectif. Ce sacrifice est plus ou moins sanglant selon les doctrines, mais il prime toujours sur toute autre considération. Ce refus obstiné de l'élite authentique, de la puissance du petit nombre, de l'excellence des solitaires, de toute forme d'aristocratie de l'esprit ou de l'âme, est évidemment le gage le plus sûr du triomphe de la démagogie et de la médiocratie.

 

*

 

D'Antonio Gramsci :

 

"L'ancien se meurt, le nouveau ne parvient pas à voir le jour.

Dans ce clair-obscur surgissent les monstres."

 

*

 

A propos de "médiocratie", cette définition (in : "La Toupie") :

 

"Au sens littéral, la médiocratie est le pouvoir détenu par les médiocres, la domination, l'influence, le gouvernement des médiocres.

Apparu au XIXe siècle, le terme "Médiocratie" s'emploie aussi à propos d'une organisation où règne la compétence moyenne, l'opinion moyenne, qui fonctionne en recherchant l'homogénéité au détriment de la diversité, et qui ne parvient pas ou ne veut pas attirer "les meilleurs", ni les placer à sa tête.

"Médiocratie" est utilisé dans un langage soutenu avec un sens péjoratif.

On utilise parfois abusivement le terme médiocratie, à la place de médiacratie pour qualifier une société dominée par la communication de masse."

 

Oui, mais la médiocratie appelle inévitablement la médiacratie.

 

*

* *

 

Le 20/09/2018

 

Lorsqu'il n'y a pas de problème, la bureaucratie en invente pour justifier son existence.

Lorsqu'il y a un vrai problème, la bureaucratie se l'approprie sans que personne ne le lui demande, et pond laborieusement - et trop tard - une "solution" inadéquate qui complique le problème sans le résoudre.

 

*

* *

 

Le 21/09/2018

 

Charles De Gaulle (qui n'a jamais été officiellement nommé général) n'a jamais rien compris ni à l'économie, ni à l'Europe, ni à la géopolitique, ni à la guerre d'Algérie, ni au Québec, ni aux absurdités du social-étatisme ou du communisme ; il n'a compris qu'une seule, à savoir que l'image qu'il s'est construite, en dépit des faits et des vérités, était son seul fonds de commerce dont il a user et abuser.

De Gaulle fut le premier démagogue populiste d'Europe. Viktor Orban a sans doute sa photo sur sa table de nuit.

 

*

 

Les Français n'ont toujours pas compris que l'économie mondiale et ses impacts sur la vie en France se font et de défont en dépit des gesticulations infantiles des politicards élyséens ou matignonesques.

L'inflation augmente, "donc" les sondages de Macron d'effondrent … Quelle bêtise !

La grande maladie française, vieille comme Robespierre, Jaurès, De Gaulle, Mitterrand ou Chirac, est de croire que la politique est maîtresse de l'économique.

L'économique n'a que faire du politique … sauf - mais pas très longtemps - sous le joug de totalitarismes exécrables (léninisme, stalinisme, maoïsme, vietminh, khmèrisme, castrisme ou autre saloperie).

S'il n'y a pas d'abord de gâteau, il n'y a rien à partager.

 

*

 

Les Français sont les derniers idolâtres de l'Etat. Voilà qui les tuera.

 

*

 

D'après Nicolas Baverez, les cinq thèmes qui induiront les schismes à venir dans le catholicisme - voire sa disparition - sont : le pouvoir, la sexualité, l'argent, le dogme et la confrontation aux autres religions et spiritualités.

Pour moi, ce sont ces deux derniers processus de destruction qui est le plus puissant : comment, aujourd'hui, peut-on encore sérieusement croire aux dogmes infantiles des légendes évangéliques et des délires qui s'ensuivent (péché originel, rédemption, résurrection, paradis et enfer, immortalité de l'âme personnelle, dualisme ontique, miracles, sacrements "réels", transsubstantiation, assomption, etc …) ? Toutes ces puérilités mythologiques peuvent, certes, avoir une portée symbolique et ésotérique, mais ne peuvent avoir aucune autre consistance.

Croire en ces fadaises dénote une affligeante débilité mentale.

 

*

 

En 1978, Soljenitsyne déclarait :

 

"Le monde, aujourd'hui, est à la veille sinon de sa propre perte, du moins d'un tournant de l'Histoire qui ne cède en rien au tournant du Moyen-Âge sur la Renaissance : ce tournant exigera de nous une flamme spirituelle, une montée vers une nouvelle hauteur de vue, vers un nouveau mode de vie où ne sera plus livée à la malédiction, comme au Moyen-âge, notre nature physique, mais où ne sera pas non lus foulée au pied, comme dans l'ère moderne, notre nature spirituelle."

 

*

 

De Napoléon Bonaparte :

 

"L'imaginaire gouverne le monde."

 

Non, pas l'imaginaire (côté positif), mais bien les phantasmes (côté négatif).

 

*

* *

 

 

Le 24/09/2018

 

Viktor Frankl, psychiatre, qui avait été déporté à Auschwitz, observa un phénomène étrange. Dans le camp, les plus chétifs ne mouraient pas

systématiquement plus vite que les plus robustes. La raison en était simple : s’ils avaient une vie intérieure riche, les plus frêles survivaient plus longtemps que les plus forts en donnant un sens à leur vie ; cela est possible même dans un camp de concentration !

 

*

 

Sagesse amérindienne :

 

"Quand le dernier arbre aura été abattu. Quand la dernière rivière aura été empoisonnée. Quand le dernier poisson aura été péché. Alors on saura que l'argent ne se mange pas."

 

*

 

Le Judaïsme est la tradition de l'Alliance entre le divin et l'humain aux fins de parachever le monde.

 

*

 

Socrate est le fondateur de l'humanisme et de l'antimétaphysique ; Nietzsche est le philosophe du Devenir et du dépassement de l'homme.

Nietzsche terrasse Socrate.

 

*

 

Le marteau philosophique de Nietzsche, selon ses propres dires, est le marteau d'auscultation des médecins qui permet, par résonance du vide intérieur, de déceler les organes creux et malades

 

*

 

Ne sombrons pas dans l'angélisme : 85% des humains sont comportementalement de sombres crétins ou de fieffés coquins, même si, nativement, ils ont possédés et perdus les potentialités qui auraient permis qu'ils ne le deviennent pas.

 

*

* *

 

Le 25/09/2018

 

Le monde quadripolaire dont je rêve pour demain et qui est en train de se mettre en place …

L'Alliance du Milieu : Union européenne, Russie, Israël, Grande-Bretagne, Arabie Saoudite et … Iran (monnaie : l'Euro).

L'Empire d'Orient : Chine, Corée, Singapour, Vietnam, Laos, Thaïlande et … Japon (monnaie : le Yuan).

L'Île folle : l'Inde … (monnaie : la Roupie)

Le Royaume ploutocratique : Etats-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande et … leurs colonies sud-américaines (monnaie : le Dollar).

Le reste ne joue pas dans la pièce et sera inféodé aux quatre ténors.

 

*

 

Penser, c'est d'abord vivre.

L'Esprit n'émane pas de Dieu. L'Esprit émane de la Vie. Mais l'Esprit tend vers Dieu.

L'Esprit est né pour être au service de la Vie et non pour être à son propre service. Il doit donc, pour atteindre Dieu, dépasser la Vie sans la renier.

 

*

 

De Patrick Wotling :

 

"Le philosophes n'ont jamais été en mesure de mettre en œuvre le programme de la philosophie, celui d'une interrogation radicale."

 

Cette notion dite "interrogation radicale" est floue, littéraire, poétique ; elle doit être clarifiée.

Interroger la racine … Leibniz, donc : "Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ?".

Pourquoi se passe-t-il quelque chose plutôt que rien ?

En amont de tout : le Désir !

 

A la question de Leibniz, Heidegger répondit dans une lettre privée :

 

" J'ai abordé cette question de la manière la plus simple, c'est-à-dire la plus rigoureuse. Cette vertigineuse question est avant tout un présupposé : il y a quelque chose. Le rien n'existe pas. Il faut interroger ce présupposé (…)."

 

Ce n'est pas un présupposé arbitraire à questionner, c'est le fondement même de toute pensée du Réel : ni le zéro, ni l'infini n'existent dans la réalité.

Rien n'est vide, nul, néant …

Rien n'est infini, ni infiniment quoique ce soit …

Le zéro et l'infini sont des extrapolations mathématiques, donc idéalistes. Dans le Réel, il n'y a pas d'extrapolable.

Puisque le zéro et l'infini sont exclus : il y a ! Ce "il y a" est tout ce qui n'est ni le néant, ni l'infinité. Il y a donc quelque chose et non pas rien.

 

*

* *

 

Le 28/09/2018

 

Il n'y a que trois modèles possibles pour organiser un ensemble : la centralité pyramidale (c'est-à-dire la lourdeur et la lenteur bureaucratiques, encombrée de ses oripeaux procéduraux, législatifs et normatifs), la souveraineté individuelle (c'est-à-dire le désordre global avec des oscillations imprévisibles entre entropisme délétère et chaotisme éphémère) ou la réticularité multipolaire (qui affirme l'autonomie des entités agissantes, dans le cadre strict du projet collectif).

Pour le dire autrement et respectivement : l'étatisme, l'anarchisme ou le communalisme.

Cette troisième voie du ternaire représente la résolution de la dialectique entre le maître collectif et le maître individuel, et abolit, de fait, les notions-mêmes du "maître et de l'esclave" hégéliennes.

 

*

 

La connaissance conduit-elle à l'éthique ? Je ne le pense pas. On peut, à la fois, être un érudit et une crapule. L'éthique d'une personne ou d'un groupe, est corrélée à la qualité de son projet. Ce sont le projet et les règles de vie qui l'accompagnent qui font l'éthique. La connaissance, l'intelligence, la conscience, la sensibilité, l'identité et la culture ne sont que des carburants au service du projet qui leur donne sens et valeur.

 

*

 

Les neurosciences sont le dernier sursaut du cartésianisme analytique et réductionnisme de la science moderne. Comme les sciences fondamentales du 19ème siècle, elle sombre déjà dans le neuroscientisme c'est-à-dire dans l'orgueil stérile.

L'esprit (conscience, sensibilité, volonté, intelligence, mémoire) ne se réduit pas à la pensée. Et la pensée ne se réduit pas au cerveau. Et le cerveau ne se réduit pas à un méga-ordinateur.

Ces trois réductions successives qui fondent les neuro-"sciences", sont simplement, radicalement et totalement fausses.

 

*

* *

 

Le 29/09/2018

 

En commentaire courriel à une interview télévisée de mon ami Jean-Marc Jancovici, transmise par une amie, suite à ma conférence d'aujourd'hui sur "Energie et Ecologie" :

 

"Faisons court : les éoliennes ne font pas baisser l'émission de CO2 (au contraire car les matériaux qu'elles utilisent, impliquent des consommations d'énergie fossile), impliquent une augmentation du nombre des centrales classiques (pour compenser les discontinuités de fonctionnement), détruisent de l'emploi et détériorent la balance des paiements (elles sont fabriquées ailleurs), consomment énormément de ressources non renouvelables pour leurs constructions et leurs raccordements, produisent une électricité beaucoup trop chère (que nos impôts paient), impliquent de terribles dévalorisations paysagères, foncières et immobilières, provoquent de graves nuisances de voisinage sur l'homme (physiologiquement et psychologiquement), sur le faune et sur la flore, etc …

De plus, ce que je n'ai pas dit (et que JMJ ne dit pas non plus dans cette interview), c'est la différence capitale qu'il faut faire entre les consommations énergétiques domestiques (25% mais à néguentropie moyenne - la néguentropie mesure la "qualité" de l'énergie utilisée, sa concentration) et consommation industrielle (75% à néguentropie bien plus haute).

Chauffer l'eau du bain de madame et faire fondre du métal, ce n'est pas la même qualité d'énergie : les énergies dites "douces" (alimentées par du carburant "gratuit" - éolien, photovoltaïque, pompe à chaleur, pile à combustible, accumulateur solaire, serre, etc …) peuvent s'occuper de l'eau du bain, pas de la fonte de la baignoire !"

 

---

Le Tome 17 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement)