Tisserand de la compréhension du devenir
Conférencier, expert et auteur

"De l'Etre au Devenir" - MAI 2018

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy

Le 01/05/2018

Par conviction, le 1er mai doit être le jour de l'année où l'on travaille le plus ! Ce jour de chômage général fut imposé par l'idéologie socialo-gauchiste à sa propre gloire. Il doit être éradiqué du calendrier.

En France, la "fête du travail" se confond "avec la journée internationale des travailleurs, fête internationale instaurée à l'origine comme journée annuelle de grève pour revendiquer la journée de huit heures, qui devint au 20ème siècle une journée de célébration des combats des travailleurs. Elle est célébrée le 1er mai dans de nombreux pays du monde et est l’occasion d’importantes manifestations du mouvement ouvrier".

La fête du "travail" sacralise la "grève" !

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Lorsqu'on évalue les "fortunes" des plus riches, on inclut l'évaluation boursière des actifs qu'ils détiennent c'est-à-dire que l'on tient en compte d'une pure volatilité. Le fortune de Mark Zuckerberg n'est que ses actions de FaceBook qui ont perdu 30% ces quatre dernières semaines et qui vont continuer leur dégringolade (Thanks God). Il n'est pas riche ; il pourrait être potentiellement riche, toute autre chose restant égale … ce qui ne sera pas.

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Le concept d'égalité (ou d'inégalité) ne signifie rien dès lors que l'on ne dit pas "inégalité par rapport à quoi". Lire à ce sujet "Repenser l'inégalité" par le prix Nobel d'économie Amartya Sen.  Les Noirs en termes de médailles olympiques sont physiquement très supérieurs. Les Chinois en termes de tests de QI sont scolairement très supérieurs. Les Juifs en termes de prix Nobel, sont scientifiquement très supérieurs. Etc … Et alors ? Il ne s'agit que de gaussiennes établies sur des critères relatifs et partiels.

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L'inégalité est indispensable à la vie. Si tout est égal, uniforme et homogène, l'entropie est maximale et la Vie s'arrête dans un équilibre définitif et froid : celui de la Mort.

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Les pays les plus "pauvres" sont ceux d'Afrique où l'on oublie totalement de prendre en compte les économies parallèles et "au noir" (sans mauvais jeu de mot).

Cas vécu : le DG de la banque du Zaïre gagnait 10.000 fois plus que le lampiste, mais, pour conserver son job face à la pression traditionnelle et tribale, il organisait dans son bureau la redistribution de 50% de son salaire sous la forme "d'aides spontanées et philanthropiques" vers ses salariés (un tiroir de son bureau était, tous les jours, plein de billets de banque qu'il donnait à longueur de journée).

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Il est évident que la finance spéculative et l'économie entrepreneuriale réelle sont deux choses totalement différentes (et antagoniques), mais les socialo-gauchistes s'obstinent à vouloir les amalgamer sous le vocable vide de "capitalisme".

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Le PIB par humain, à l'échelle planétaire, est condamné à baisser (ce qu'il fait depuis 30 ans) puisqu'il n'y a plus les ressources nécessaires pour rencontrer la demande. La planète Terre s'appauvrit et ses habitants - qui ne l'acceptent pas -  aussi.  Mais la démographie continue d'être absurdement croissante (9 enfants vivants par femme au Niger !). Et donc le PIB par humain diminue. De manière très inégale selon les régions. L'Afrique a démontré, surtout depuis la décolonisation, que les Africains étaient incapables de fonctionner de façon autonome. Ce sont les seuls de l'histoire à avoir accepté de devenir esclave. Aujourd'hui, les migrants que j'ai rencontrés à Ouistreham sont des Nigérians ; ils veulent être pris en charge par le système anglais qui n'en veut pas. Et il y a des cons pour les prendre en pitié, alors qu'ils sont, manifestement, les plus audacieux, téméraires, courageux et entreprenants de leur pays : ils le quittent et donc, annulent toute chance de ces pays de se redresser et de créer une économie viable. Entre le travail et le parasitisme, ils ont choisi la seconde solution.

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Quand on parle "d'inégalité des richesses", de quelle richesse parle-t-on ? Des gens comme Stieglitz ou comme Piketty sont chouchoutés par les socialo-gauchistes précisément parce qu'ils pleurnichent avec eux sur ce principe d'égalité financière qui ne tient pas la route. Dis à un pauvre en argent qu'il est crapuleux qu'il puisse exister un riche en argent beaucoup plus riche que lui, et que c'est inacceptable ; il ne peut qu'acquiescer et brandir un poing levé. Mais dis-lui que pour devenir riche en argent, il doit devenir pauvre en joie, en honneur, en gaieté, en liberté, en angoisse, etc… et très vite, il revoit sa position.

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Poser le problème de l'avenir du monde humain en termes d'inégalités financières, n'a aucun sens. Les seules valeurs universelles auxquelles chacun aspire, ce n'est pas la richesse financière ; c'est la joie de vivre, la paix et l'harmonie.

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L'histoire de la brebis clonée "Dolly" est intéressante. Elle est morte un an après sa naissance, c'est-à-dire à l'âge normal de mort de la brebis donneuse.

Le clone naît, en fait, à l'âge de son "donneur" d'ADN.

Un clone naît vieux !

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Le Sacré, c'est ce qui concerne le Divin (au sens cosmique et impersonnel dont les théismes ne sont que des caricatures vulgaires et populaires) ; il s'oppose au profane c'est-à-dire ce qui reste devant le Temple du Réel sans y entrer.

L'idée de Sacré est sans doute l'urgence la plus immédiate à l'aube de ce troisième millénaire.

Après avoir été ignoré, puis méprisé, puis sanctuarisé, puis nié, vilipendé, rejeté, conspué …, le Sacré doit devenir la valeur axiale de l'ère qui s'ouvre.

Le laïcisme, au fond, c'est la sacralisation de la haine du Sacré.

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Les logiciels algorithmiques (inadéquatement appelés IA) sont au numérique et à l'intelligence humaine ce que le trompe-l'œil est à la peinture et à la nature.

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Le 02/05/2018

La fuite en avant - une bien grande spécialité de notre époque - est irresponsable. Ce qui ne se paie pas aujourd'hui, se paiera beaucoup plus cher demain

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Je ne crois pas que les tensions sociales vont s'aggraver. Au contraire, le triomphe du "panem et circenses" a transformé les masses en moutons bêlants tant que l'on ne touche pas à leur confort et à leur médiocrité ; la règle, depuis toujours, est celle de la "servitude volontaire" mise en exergue par Etienne de la Boétie.

 

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De Serge Gainsbourg :

 

"Les hommes ont créé Dieu ; le contraire reste à prouver."

 

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Le transhumanisme est une religion.

Elle a ses prophètes (Steve Jobs, Mark Zuckerberg, Ray Kurzweil, Anthony Levandowski, …), ses rites (Instagram, Snapchat, …), ses églises (Google, FaceBook, Apple, …), ses précurseurs (John von Neumann, …), ses martyrs (Alan Turing, …), ses hérétiques (George Orwell, Aldous Huxley, …) … et ses dogmes (l'homme-dieu promis par Kurzweil).

Le transhumanisme est une religion sans un once de spiritualité ; une religion sans âme.

Mais plus ce qu'elle annonce est énorme et débile, plus elle séduit les imbéciles. Ainsi, Kurzweil écrit :

 

"Télécharger un cerveau humain signifie scanner tous les détails essentiels et les installer ensuite sur un système de calcul suffisamment puissant. Ce processus permettrait de capturer l'intégralité de la personnalité d'une personne, sa mémoire, ses talents, son histoire."

 

Le hic est que la mémoire n'est pas dans le cerveau, que l'esprit ne fonctionne pas comme un ordinateur, que le scanner des neurones ne dira rien des informations qu'ils manipulent, etc.

 

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Le Principe qui ensemence tout ce qui existe, est unique (monisme), mais il se manifeste de millions de manières (animisme).

Le Principe incarne l'Esprit et ses manifestation incarne la Vie.

Le monothéisme et le polythéisme sont des formes dégénérées de ce monisme et de cet animisme intemporels.

 

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Très justement, Yuval Noah Harari craint que : "(…) l'intelligence artificielle puisse donner du pouvoir à la bêtise humaine".

Tout est dit.

 

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De Vinton Cerf, un des pères de la Toile, inventeur du protocole TCP/IP :

 

"La vie privée est une anomalie".

 

Il y a, derrière cette toute petite et simple phrase, le plus effrayant des totalitarismes comme seuls des "intellectuels" américains peuvent le concevoir.

Il faut être singulièrement aveugle pour croire que les Etats-Unis sont la patrie de l'individualisme forcené. C'est tout le contraire qui est vrai. La première "vertu" d'un Américain, c'est d'être socialized. C'est là la seule et grande mission de l'école américaine. Il ne s'agit pas d'y apprendre de la connaissance (95% des Américains sont incultes), mais bien d'y apprendre à être socialisé, civique, moralisé, évangélisé et … américanisé.

Ajoutons-y le culte de l'argent … et le tour est joué.

La vie privée (privacy, en anglais ; "privance" en français vieilli) est et reste, jusqu'à ce jour, un concept typiquement anglais, britannique, … insulaire.

La société humaine n'est pas - ne peut pas devenir - un corps organique intégré ; elle doit rester un archipel : des milliards d'îles autonomes, séparées par l'océan, ses tempêtes, ses dangers, ses hauts-fonds, ses vents, courants et marées, et ses bateaux qui relient les îles aux îles, et portent les échanges entre elles.

La politique ne doit s'occuper que de réguler la navigation de ces bateaux, mais elle n'a rien à faire sur les îles qui sont des "propriétés privées" au sens le plus strict.

 

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De Marcel Gauchet :

 

"Ce sont les profs qui tiennent le plus au mythe égalitariste en vertu duquel un doctorat de sociologie à Trifouilly-les-Oies vaut la même chose qu’un diplôme de physique à Orsay, qui est la poursuite du mythe selon lequel un bac pro passé à Saint-Denis équivaut au bac d’Henri-IV. Tout le monde sait que c’est faux, mais peu importe. On fait semblant d’y croire."

 

Et d'Antoine Compagnon :

 

"Tout le monde convient que l’absence de sélection est une folie, mais une opinion et une classe politique divisées interdisent toute remise en cause d’un statu quo pourtant jugé quasi-unanimement coûteux et cruel, à la fois pour la collectivité et pour les individus, car ses premières victimes sont les jeunes envoyés à l’université comme à l’abattoir."

 

Et d'un communiqué de Sciences-Po, ceci :

 

"Face à la vaste entreprise néolibérale et raciste menée sur tous les fronts par Macron, nous considérons comme essentiel de nous mobiliser de manière concrète, en bloquant les lieux de production des richesses et du savoir."

 

Plus bête, tu meurs !

 

Je suis de plus en plus convaincu que, dans les soi-disant "études" en lettres, sociologie, politologie, psychologie ou autre "sciences" sociales ou humaines, il n'y a rien d'autre que de l'endoctrinement idéologique socialo-gauchiste.

Quand on fait de vraies études sérieuses, on n'a pas de temps à perdre avec ces fadaises idéologiques.

 

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De Claude Simard :

 

"Le multiculturalisme, ce courant idéologique qui conduit à la mise en place de politiques qui encouragent l’expression des particularités des diverses communautés et qui définissent avant tout les citoyens en fonction des groupes ethniques ou religieux auxquels ils appartiennent."

 

Où est le mal ? Je préfère la différence bienveillante et respectueuse , à l'uniformisme hypocrite et universaliste.

 

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Pendant très longtemps, les arts plastiques ont scrupuleusement obéi à l'injonction d'Aristote : "L'Art est l'imitation de la Nature" ; il s'agissait de capturer et de fixer les beautés de la Nature sur une toile ou dans le marbre.

Mais depuis le 20ème siècle, la photographie et la cinématographie capturent et fixent les beautés naturelles bien mieux que la peinture ou la sculpture.

Les arts plastiques ont alors été sommés de se réinventer sous peine de disparaître … L'Art devait divorcer d'avec la Nature.

Dès la fin de la première guerre mondiale, cette révolution nécessaire engendra le surréalisme, l'abstractisme, l'expressionnisme, le dadaïsme, le cubisme, etc.

Mais ces veines-là furent vite épuisées. Que faire alors ? Il ne restait rien. Aussi les arts plastiques moururent dans des suicides avant-gardistes ou installationnistes, mâtinées d'idéologies socialo-gauchistes.

L'art, alors, après avoir divorcé de l'artisanat, à la Renaissance, divorça d'avec lui-même pour s'encanailler avec la médiocrité populacière.

La musique devint "chanson de variété".

Le dessin devint "BD".

La peinture devint "papier peint".

Etc.

 

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De Nietzsche (in : "La volonté de Puissance - Vie et vérité") :

 

"Le critère de la vérité réside dans l'intensification du sentiment de puissance (…) le vrai est pour la pensée ce qui donne à la pensée la plus grande sensation de force."

 

Cela signifie que l'on est dans le vrai lorsque ce que l'on pense, décuple la puissance de Vie. On vit plus intensément lorsqu'on vit dans la vérité du Réel.

Être dans le vrai, c'est vivre en parfaite résonance avec la cohérence du Réel.

 

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Notre monde est devenu une vaste plaine de jeux où l'on tente, tragiquement, de s'amuser.

 

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Le 03/05/2018

 

Das Leben ist ein langsamer Tod.

 

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Lorsque le talent se mesure au tour de poitrine, quoi d'étonnant à ce que le cul soit l'instrument de mesure ?

Qu'on cesse enfin de nous harceler avec le nombril dégoulinant de sperme de ces starlettes aguicheuses.

Les mondes du cinéma, du théâtre, du spectacle et du cirque (comme ceux de la télévision) sont des mondes de merde depuis toujours ; vedettariat bon marché oblige. Que ceux ou celles qui veulent y "réussir", c'est-à-dire y gagner trop d'argent pour ce qu'il valent, et s'y faire assaillir par des journaleux handicapés mentaux, passent donc par leurs fourches caudines : la baise !

 

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On n'a pas "libéré la parole" des femmes (ni de personne, d'ailleurs). Celles qui avaient le courage de parler, l'ont toujours fait … et sous les applaudissements de tous les humains dignes. Tout ce que l'on a fait, aujourd'hui, c'est ouvrir la vanne des procès juteux, des avocats affairistes, des putes sur le retour et des chasses au pognon.

On a affaire à du puritanisme américain à effet rétroactif !

Tout le monde se souvient, maintenant d'avoir été un jour harcelé et d'en avoir été traumatisé pour la vie … en vue d'une poire pour la soif.

Même dans les couples, c'est à la mode, pour certaines femmes, de porter plainte pour "harcèlements et injures" conjugaux : ça aide bigrement pour arrondir la pension alimentaire du divorce en cours.

Il faut arrêter ce sex business presqu'aussi nauséabond que celui des maisons closes !

 

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L'humanité vivra l'avenir qu'elle construira, sinon elle subira celui qu'elle méritera !

 

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Trop de gens confondent "psychanalyse nombriliste" et "initiation spiritualiste".

 

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Le problème n'est pas "le plus court chemin de l'homme à l'homme", mais "l'authentique chemin de l'humain au divin".

L'homme, en tant qu'homme, n'a aucun intérêt : un parasite terrestre qui pille, saccage et salit tout.

 

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Le problème initiatique n'est pas "Connais-toi toi-même", mais "Oublie-toi toi-même".

 

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De plus, depuis que la Renaissance, par orgueil, a voulu séparer l'artisan de l'artiste, l'art des artistes n'a plus beaucoup de signification spirituelle. Si l'art ne parle pas du Sacré et ne parle que cet imbécile d'humain et de ses phantasmes, il a raté sa vocation.

 

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Accepter et assumer le fait que chacun, au plus profond, n'a aucune existence propre, n'est qu'une manifestation, n'est qu'une vague à la surface de l'océan ontique, est le premier, mais le plus essentiel et le plus difficile seuil à franchir au début du chemin spirituel.

D'autres suivrons … mais celui-ci est le plus terrible.

 

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Le 04/05/2018

 

Il faut sceller l'alliance géopolitique entre l'Europe, la Russie, Israël et l'Iran contre les USA qui n'ont rien à faire au Proche-Orient, et contre le monde sunnite qu'il faut anéantir idéologiquement et, par priorité, le salafisme et les Frères musulmans.

Il faut remettre l'intelligence au centre du monde. Or le monde américain et le monde sunnite sont des sommets de bêtise et d'inculture.

Il est temps que l'intelligence européenne, russe, juive et perse reprenne la main de ce côté-ci du monde.

 

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Comme le pressent parfaitement Nietzsche, nous ne sommes pas à un tournant paradigmatique, mais à une croisée des chemins paradigmatiques. Nous avons, nous les humains, en général, et nous les aristocrates, en particulier, un choix à faire, une décision à prendre : ou bien nous continuons à crâner, plastronner et pavaner sur la "courbe rouge" de l'ancien paradigme et nous allons à la Mort, ou bien nous osons risquer la "courbe verte" du nouveau paradigme et nous allons, peut-être, à la Vie.

Je crois que ce choix est impossible pour 85% de l'humanité. C'est bien ce que dit Nietzsche.

 

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Lu dans "Le Point" à propos de Danièle Sallenave :

 

"Rencontre avec une femme de gauche qui se réclame de la 'pensée complexe'."

 

Le plus parfait des oxymores : quand on est ou se dit "de gauche", la pensée complexe - donc le réel - est totalement inaccessible.

 

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De Franz-Olivier Giesbert :

 

"(…) la population mondiale vivant dans un état d'extrême pauvreté a baissé de 50% en vingt ans. (…) 85% de l'humanité font partie de la catégorie des pays développés (…), 13 pays seulement(…) peuvent être considérés (…) comme 'en voie de développement".'

 

Malgré cela, le libéralisme reste la bête noire  …

Et du même :

 

"(…) le mensonge a si souvent l'avantage qui conduit à raconter l'Histoire à l'envers. L'un des plus inouïs concerne Israël, qui 'occuperait' une terre qui, de tout temps, aurait été arabe. Une terre que les Juifs auraient volée alors qu'au contraire ils l'ont habitée majoritairement pendant au moins trois millénaires. Dans l'Antiquité, la terre juive fut sans cesse envahie, piétinée, martyrisée par les Babyloniens, les Arabes, les Romains, les croisés, les Ottomans … Pendant les dix derniers siècles, alors qu'elle était devenue quasi désertique, sa population était composée en majorité de juifs avec des chrétiens, assyriens ou arméniens. En quoi est-ce un pays arabe dont la capitale serait Jérusalem (…) ? (…) Arabe, la Palestine ? Le nom de Palestine est un dérivé de philistin qui, en hébreu, signifie "envahisseur". Il a été donné au pays des juifs par l'empereur Hadrien qui entendait ainsi les punir de s'être révoltés contre lui. Il a été maintenu jusqu'à la partition de 1948, tamponnée par l'ONU. Les juifs ayant alors abandonné ce nom pour reprendre celui, originel, d'Israël. Il fut récupéré dans les années 1950 par les Arabes qui ont réussi une sorte de hold-up sémantique en faisant croire qu'ils étaient à eux seuls la Palestine …"

 

Remettre les choses à l'endroit …

Combattre la propagande coranique et salafiste. Oser dire que les musulmans mentent et qu'ils ne sont "chez eux" qu'en péninsule arabique puisque, partout ailleurs, ils n'ont été que des envahisseurs, de colonisateurs, des esclavagistes et des tyrans.

 

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Du Point :

 

"Mahmoud Abbas a tenu à s'excuser, personnellement, auprès du peuple juif après les propos tenus lundi devant le Conseil national palestinien. « Si mes propos devant le Conseil national palestinien ont offensé des gens, en particulier des gens de confession juive, je leur présente mes excuses », a ainsi déclaré le président palestinien dans un communiqué. Il y réaffirme sa condamnation de l'Holocauste et de « l'antisémitisme sous toutes ses formes ». Il faut dire que Mahmoud Abbas s'était attiré les foudres de la communauté internationale après ses propos lundi soir.

 

L'homme politique avait suggéré que les massacres perpétrés contre les juifs d'Europe durant l'Histoire étaient moins dus à l'antisémitisme qu'à leur rôle dans la société, notamment leur rôle dans le secteur bancaire. Européens, Israéliens, Américains et même onusiens avaient dénoncé de tels propos."

 

Chassez le naturel, il revient au galop … surtout s'il est imbécile !

 

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Quand Jean Tirole (prix Nobel d'économie) pleurniche sur le fait que les masses se défient des vrais experts, il montre qu'il comprend enfin que le monde humain oppose trois forces : celle des masses, celle des démagogues et celle des aristocrates (à laquelle ceux qu'il nomme "experts" appartient).

 

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Les trois trésors de demain : le silence, le temps et l'espace !

Retour aux fondamentaux …

 

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Le 05/05/2018

 

On "fête", aujourd'hui, le bicentenaire de Karl Marx. C'est sans doute l'occasion de mettre certaines choses au point le concernant. D'abord, il n'y a aucune raison de célébré un crétin violent, mégalomane et obtus qui a sur la conscience quelques centaines de millions de morts, assassinés au nom de ses théories débiles. Ensuite, Marx n'est pas un philosophe, mais un idéologue démagogue dont la "pensée" n'a aucune portée et dont les "prédictions" ont toutes été discréditées par l'histoire réelle. Enfin, Marx - comme Rousseau, son mentor - a passé sa vie a "cracher dans la soupe" : juif renégat et antisémite, époux lamentable, ami dominateur, ayant vécu toute sa vie aux crochets d'Engels qui, lui-même, bon à rien, n'a vécu qu'aux crochets de son père banquier.

Comment peut-on encore "fêter" une merde pareille ? Autant "fêter" Hitler ou Mussolini qui ont, en fait, fait moins de dégâts quoique porteur d'une idéologie socialiste comparable (sur les dix "commandements" du "Manifeste communiste", huit ont été repris et appliqués par Hitler).

Quand donc fêterons-nous la pensée de d'Adam Smith, d'Alexis de Tocqueville, de Frédéric Bastiat, de Friedrich von Hayek, de Raymond Aron, etc ?

Il est vrai que ces noms-là donnent de l'urticaire à la tourbe socialo-gauchiste qui infeste les institutions et les médias (où pourraient-ils sévir d'autre puisque dans les entreprises, on demande du vrai talent, de la vraie intelligence, du vrai courage et du vrai travail ?).

 

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Pourquoi vit-on ? Parce qu'on est né.

Pour quoi vit-on ? Là est la seule et vraie question …

Au service de quoi met-on sa propre existence ?

La seule réponse de bon sens est : au service de ce qui lui donne le plus de sens, le plus de valeur, le plus de joie. Et qu'est-ce donc ? A chacun de répondre pour soi. Mais l'on comprend bien vite que toutes les réponses ne se valent pas et qu'il en est de médiocres comme il en est de somptueuses. C'est probablement là que se situent le cœur et le centre de toute philosophie et, surtout, de toute spiritualité : non pas donner la bonne réponse, mais donner une belle réponse !

 

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Les droits se méritent par l'exercice des devoirs.

Il n'y a pas de droits de l'homme, sans devoirs préalables de l'homme.

Quelqu'un qui ne remplit pas ses devoirs, n'a aucun droit.

 

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La vérité aussi doit se mériter !

 

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Vivre et dire sont rarement en accord.

On vit la vérité, la foi, la certitude, l'évidence, la rectitude, l'harmonie, la beauté, le sacré, la sagesse, …

On les dit rarement.

Non pas parce qu'on cache, mais parce que c'est indicible.

 

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On peut espérer fonder l'existence dans le solide (Descartes, Kant), dans le fluide (Deleuze, Eco), voire dans le gazeux (les philosophies "éthérées" de l'Inde). Mais, ce faisant, on reste au niveau de la Matière. Plus haut, il y a l'organique de la Vie et, au-dessus, le noétique de l'Esprit.

 

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Le 06/05/2018

 

L'égalitarisme conduit toujours au nivellement par le bas et à la médiocrité.

Seuls ceux qui en ont les moyens, refusent cette médiocrité et la dépassent par d'autres voies.

Par conséquent, l'égalitarisme amplifie les inégalités.

 

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Puisqu'inégalité il y a et il doit y avoir, je préfère l'inégalité par le mérite que l'inégalité par la naissance.

 

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L'égalitarisme ambiant suscite et alimente une haine radicale contre tout ce qui dépasse du lot, surtout si ce "tout qui dépasse" est typé et largement imaginaire et fantasmé : les Juifs, le Blancs colonisateurs, les hommes mâles, etc.

 

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L'égalitarisme est la manifestation du triomphe d'une vaste entropie mortifère.

S'il n'y a plus de différences, il n'y a plus ni mouvement ni évolution, et il n'y a plus de vie.

 

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L'idéologie française, décidément, reste bloquée sur son archaïque clivage "gauche-droite". A gauche : le social-gauchisme. A droite : le conservatisme bourgeois. Ensemble : le social-étatisme.

Avec l'arrivée au pouvoir d'Emmanuel Macron, c'est-à-dire du libéralisme doux, les médias et les politologues sont paumés : les cadres idéologiques anciens sont engloutis et l'antimacronisme fait florès, à droite comme à gauche, car ce libéralisme doux n'est ni souverainiste, ni socialeux.

De plus, Emmanuel Macron pisse sur les médias - à raison -, ce qui irrite les journaleux de tous bords qui se prenaient - à tort - pour un contre-pouvoir intelligent. Toute la valetaille journalistique en est pour ses frais et est reléguée à la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter : celle des chiottes.

 

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On ne devient jamais très riche par son travail.

La fortune est toujours spéculative.

On peut vivre à l'aise par son travail, mais on ne devient riche que par spéculation. Ceci n'est pas une position idéologique ou morale (je n'ai que faire des idéologies ou des moralités), ceci est un fait.

La seule source de réelle richesse est la propriété des ressources qui sont rares et demandées.

Les raretés de demain : l'espace (les terres arables), l'eau (l'eau douce), l'air (les forêts, donc) et l'énergie (l'hydroélectricité et l'uranium).

Mais une autre dimension de rareté s'ouvre : celle des intelligences, des talents, des virtuosités … bref : les gisements noétiques.

 

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La Terre devient trop petite et trop usée. Si l'homme veut survivre un peu, il devra bien prendre des décisions douloureuses et choisir entre une humanité nombreuse et une humanité heureuse.

 

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Désolés, chers Martin Buber et Emmanuel Levinas, ni les "je, tu et nous", ni l'autre ou l'Autre et leurs visages, n'ont d'existence. Tout ceci ressortit des stériles philosophies du sujet.

Seul l'Un existe avec sa construction de lui-même au travers de ses myriades de manifestations volatiles.

 

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En Europe et plus encore dans les deux Amériques, c'est de concept même de culture qui s'effondre. Non pas par usure ou obsolescence, mais par paresse et lâcheté.

Nous vivons une bien piètre "révolution culturelle" qui met l'incurie, l'ignorance et la médiocrité au premier rang.

La question est : est-ce la  fin de la culture moderne en attente d'une renaissance paradigmatique ? ou est-ce la modernité qui a assassiné toute la culture occidentale ?

J'espère que la première question est la bonne … car la seconde est terrifiante.

 

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Le cinéma, la chanson, le bande dessinée, le roman de gare, le jeu vidéo, le spectacle de variété, le théâtre de boulevard, le cirque, … ne sont pas de la culture. La culture populaire, cela n'existe pas : c'est seulement de l'amusement. Ses "vedettes" ne sont pas des artistes, mais des saltimbanques quelque talentueux puissent-ils être.

 

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En mettant en avant un sociétalisme militant pour lequel le lien social, le vivre-ensemble, la convivialité, la solidarité, le bien commun, l'espace public, l'échange, le débat, le partage, etc … sont des valeurs cardinales, notre époque s'enfonce dans l'extériorité, alors que la seule vraie vie est tout intérieure. Je crains que ce sociétalisme ne soit l'indice ou la preuve, du vide intérieur grandissant de nos contemporains.

Au fond, ce qui s'oppose le plus radicalement au sociétalisme, c'est la spiritualité. Celui qui poursuit sa voie et sa quête spirituelles, n'a que faire des grouillements humains autour de lui.

 

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Le 07/05/2018

 

D'Alain Connes, Professeur au Collège de France, lauréat de la médaille Fields :

 

"Combien de fois dans ma vie de chercheur me suis-je laissé guider par des coïncidences qui ne sont pas rationnelles ? Il serait illusoire de vouloir les rationaliser. Un problème qui n’a pas été résolu pendant des années a souvent besoin d’un esprit hétérodoxe, parce qu’il faut se débarrasser d’une foule de présupposés, avoir parfois recours à une inspiration de nature poétique et difficile à cerner.’’

 

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La SNCF naît en 1937 de la fusion de cinq compagnies privées et de deux réseaux appartenant à l’État. Déjà en 1936, la dette est énorme ! Et l’État éponge par un jeu d’écriture comptable. La SNCF n’a jamais réussi à équilibrer ses comptes !

 

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En technologie comme en écologie, les raisons politiques sont toujours désastreuses.

 

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Il est impossible de faire de la science "objective" sans y injecter - souvent implicitement ou inconsciemment - de la subjectivité humaine.

Il est impossible de mesurer quoique ce soit sans perturber, de façon imprévisible et irréversible, ce que l'on mesure, ni sans faire appel à des théories non vérifiées pour construire les appareils de mesure.

Il est impossible de parler d'ordre, de néguentropie, sans faire appel aux notions d'utilité, d'efficience ou de rentabilité.

Ce point est à la source d'une refondation complète de l'épistémologie.

 

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N'es-tu pas passé par le Néguèv …. Un peu plus loin, derrière une sale pierre qui a tué, j'ai versé mon sang. Il paraît qu'aujourd'hui, un arbre à poussé … Un acacia sans doute.

 

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Parole de veuf récidiviste …

On peut aimer plusieurs femmes très amoureusement, de manières fort différentes, mais pas en même temps …

 

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Le 08/05/2018

 

S'il n'y a pas de projet, il n'y a ni ordre, ni valeur, ni utilité.

 

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Le 11/05/2018

 

L'effervescence est toujours contre-productive.

 

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Pourquoi, en français, parler de fake news (encore un anglicisme malvenu) alors que l'on devrait parler, plus métaphoriquement, d'infos bidons.

 

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Le 12/05/2018

 

Les six pays de la zone Euro ayant accumulé le plus de créances douteuses (NPL pour "non performing loans") sont Chypre, Grèce, Italie, Irlande, Portugal et Slovénie (921 milliards € en tout).

La prochaine très grande crise financière (déclencheur attendu du grand chambardement) viendra sans doute d'eux (et de l'Italie en première ligne car c'est elle qui est le pire des six pays, avant la Grèce) ou, du moins, ils en seront la courroie de transmission et l'amplificateur par effet domino.

 

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Les soi-disant "sciences" humaines ou sociales n'ont RIEN de scientifiques. Ce sont de pures conjectures que, JAMAIS, aucune expérience réelle ne viendra confirmer ou infirmer. Elles sont des domaines "inexpérimentables" donc non-scientifiques.

Ces soi-disant "sciences" humaines ou sociales ne sont, en fait, que des idéologies plus ou moins déguisées.

 

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D' Henri Regnault à propos des trois conjectures économiques :

 

"Grosso modo, on peut distinguer trois approches principales qui perdurent de décennies en décennies, voire de siècle en siècle : l’approche libérale, l’approche keynésienne et l’approche marxiste, dans des versions réactualisées au fil du temps et que l’on qualifiera aujourd’hui de néo-libérales, néo-keynésiennes et néo-marxistes. Les trois posent au moins autant de problèmes qu’elles n’en résolvent !"

 

Je reformulerait volontiers. Il y a le libéralisme qui s'appuie sur l'initiative privée. Il y a le totalitarisme qui s'appuie sur la violence policière. Et il y a le social-étatisme (toujours voué à l'échec) des apprentis-sorciers keynésiens assis entre le Privé (la vache-à-lait que l'on tue à force de la traire) et Etat (le tonneau des Danaïdes qui ne peut que gaspiller, en bureaucratie inepte, le lait volé aux vaches).

 

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Il faut le répéter clairement : la révolution numérique n'a induit aucun saut de productivité et ne contribue donc aucunement à une quelconque croissance économique globale.

De toutes les façons, la pénurisation massive des ressources matérielles empêcherait une quelconque croissance, hors feux de paille. Autrement dit, les futurs robots ne serviront à rien (en termes de croissance), mais désœuvreront beaucoup d'humains qu'il faudra nourrir (maigrement) à grands coups d'allocation universelle.

La seule issue est une décroissance massive et rapide de la démographie mondiale. Les assassins de l'humanité sont l'Afrique (musulmane et noire), l'Inde et l'Asie du sud-est.

 

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Le seul combat valide pour l'Europe est celui du démantèlement des Etats nationaux.

Une continentalité sans nationalités.

 

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Une fois pour toutes : l'idéologie d'une "lutte des classes" est fausse, simpliste, déconnectée de la réalité et nocive.

Il n'y a pas de "lutte des classes", il y a des tas de gaussiennes (une par critère sociétal) dont la moyenne et l'écart-type varient continuellement.

La grille de lecture sociétale n'est pas et ne sera jamais la grille de lecture sociale.

 

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La radicalisation (islamiste, gauchiste, zadiste, souverainiste, antisémite, hyper-féministe, hyper-genriste, néo-anticolonialiste, , …) n'indique qu'une seule chose : la préférence de certaines infimes minorités pour la violence.

Or, la violence ne s'expliquerait que dans eux cas : celui du désespoir qui acculerait chacun à cette dernière issue suicidaire (l'impossibilité de faire autrement pour survivre)  ou celui de la perversité sadique et fondatrice de mouvances amoureuses du chaos face à la mollesse et à l'abdication des pouvoirs en place (le désir de faire mal ou du mal).

Comme il n'y a pas de vrai désespoir dans nos sociétés trop dispendieuses et trop confortables, il ne reste que la deuxième explication : celle de la perversité délétère de ces mouvances avec leurs propensions à détruire, à faire le mal ou du mal.

Le monde est redevenu très dur, très dangereux, très cataclysmique : il est temps de remettre ces sales gamins-casseurs des banlieues, des universités, … sur "le droit chemin".

"Il est interdit d'interdire" ce qui construit, ce qui accomplit, ce qui élève ; il est nécessaire d'interdire ce qui détruit, ce qui délite, ce qui abaisse.

 

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Le neuroscientisme est une nouvelle religion/idéologie, appartenant à cette fumeuse nébuleuse nommée "transhumanisme" et "intelligence artificielle", posée sur une croyance fausse affirmant que le cerveau contient l'esprit, sur un paradigme faux affirmant que tout ce qui existe relève d'une logique mécaniste, et sur une analogie fausse affirmant que l'esprit fonctionne comme un ordinateur.

 

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Le 13/05/2018

 

Dans le paradigme d'hier, les inégalités s'étaient accrues, surtout vers la fin (1980-2010, les "trente foireuses"), sur une base totalement artificielle : la possession ou non de l'argent (le talent courait derrière l'argent).

Dans le paradigme de demain, les inégalités auront une base naturelle : le talent et l'intelligence ; il sera moins difficile de financer ses propres études ou la création de sa propre entreprise, où que l'on soit dans le monde (l'argent courra derrière le talent).

Nous ne serons plus dans une philosophie de la réussite, mais dans une philosophie de l'accomplissement.

Il faut totalement "Repenser l'inégalité" (voir le livre éponyme du prix Nobel d'économie Amartya Sen) et rejeter définitivement les idéologies de l'égalitarisme. Rien, dans le Réel, n'est l'égal de rien. Tout est unique et différent, et c'est cela qui fait la richesse du monde. De plus, il faut cesser de colporter cette ineptie socialo-gauchiste que l'inégalité induit "forcément" l'oppression du faible par le fort ; ce n'est vrai ni dans la Nature ni entre les hommes (le mécanisme darwinien de la sélection naturelle du plus apte est lui-même en concurrence avec d'autres mécanismes comme le commensalisme, le mutualisme ou la symbiose). Il faut cesser de se référer à la "lutte des classes", ce ridicule simplisme inventé par Karl Marx : il n'y a jamais eu de classes sociales et encore moins deux classes sociales (les "bourgeois" et les "prolétaires" selon Marx). Quel que soit le critère d'évaluation retenu, la structure sociale est une gaussienne statistique sans l'ombre d'existence de deux (ou plusieurs) blocs séparés.

 

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Demain, accepter de rester "salarié" sera le même aveu d'incapacité ou d'indolence qu'accepter de rester "chômeur" aujourd'hui.

 

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Dans la Nature, rien, jamais, n'est gratuit car même ce qui n'a pas de prix a toujours eu un coût.

Entre les hommes, rien ne peut jamais être gratuit.

La gratuité encourage la mendicité. La gratuité finit très vite par devenir un droit acquis. La gratuité acquise donne des chiens plein de ressentiments qui mordent la main qui les nourrit.

Le don doit disparaître au profit de l'échange, même au prix le plus modique et généreux qui soit ; mais celui qui reçoit doit aussi s'engager dans un processus de réciprocité.

Tout le système allocataire des assistanats sociaux est construit sur la gratuité, sur le droit imprescriptible qu'ont reçu certaines catégories sociales, à exiger des dons gratuits sans la moindre contrepartie.

Tout le drame des banlieues et de la racaille islamiste qui y fleurit, vient de là : le droit sans devoir, le don sans réciprocité, la gratuité sans contrepartie.

Tout ce drame a été artificiellement mis en scène par l'idéologie socialo-gauchiste accompagnée par la vieille chimère de la charité chrétienne.

 

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Il est aujourd'hui clair que le terrorisme islamiste dérive des mouvances wahhabites et salafistes, est orchestré par la nébuleuse des Frères musulmans (fondée par le grand-père de cette crapule de Tariq Ramadan) et est financé par l'argent du pétrole.

Il est donc évident que tous ces éléments ressortissent du sunnisme, cette part primaire, populaire et majoritaire de la religion mahométane.

Il est aussi évident que, face au sunnisme, se dresse le chiisme qui représente un Islam plus intelligent, plus élitaire, plus éduqué, plus mystique et poétique, dérivé de la vieille et belle culture perse (et non du fond illettré d'un désert).

Or, l'épicentre du chiisme et l'héritier de la culture perse, c'est l'Iran. Et celui-ci a sombré dans le pire obscurantisme antisémite, antijudaïque et antisioniste. A-t-on déjà oublié que l'Iran a basculé dans la dictature des ayatollahs antisémites parce que les Américains ont fait chuté le Shah Pahlavi et que les Français ont protégé et aidé Khomeiny !

Quel est donc le moteur occulte de tout ce micmac ?

Je ne vois qu'une seule réponse possible : l'accès au pétrole moyen-oriental et nord-africain !

Et l'on voit alors apparaître un énorme et hideux cercle vicieux : pour avoir du pétrole dans leurs bêtes bagnoles, ceux qui l'achètent, laissent impunément ceux qui le leur vendent financer ceux qui les assassinent. Ceux qu'on assassine, paient leurs propres assassins ! C'est proprement suicidaire.

 

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De  Golda Méïr :

 

"Un juif ne peut pas se permettre le luxe d'être pessimiste !"

 

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Le 14/05/2018

 

Pourquoi utiliser cet archaïsme pédant et kantien de la "dignité humaine" plutôt que le principe éthique simple interdisant d'instrumentaliser quiconque.

 

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Vu par le petit bout de la lorgnette, on parle d'un djihadisme qui serait le fait de petites frappes radicalisées pour crier leur haine d'un "système" qui les a relégués dans des banlieues déliquescentes.

Vu en vraie grandeur, il s'agit d'une guerre mondiale entre l'islamisme - dont le noyau dur est le salafisme - et l'occidentalisme. Cette guerre mondiale donne raison à Huntington et à son "Choc des civilisations".

Tant que les Etats européens refuseront de voir cette situation bien en face, et continueront d'écouter, en larmoyant, l'antienne socialo-gauchisme sur l'internationalisme, l'universalisme, l'intégrationnisme, le solidarisme, le racisme (qui est raciste envers qui, aujourd'hui ?), l'anticolonialisme (qui colonise qui, aujourd'hui ?), le droit-de-l'hommisme et l'islamophobie ; tant que perdureront ces inepties, l'Europe est en grand danger.

L'Europe n'est pas musulmane et ne le sera jamais. Et si le Coran dit le contraire, qu'on fasse taire le Coran et les délires d'un prophète illettré.

 

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Pour les gens de gauche, la "libération de la parole" (pour reprendre la phraséologie à la mode) est surtout un bon prétexte pour enfermer les discours dans une nouvelle (?) phraséologie idéologique.

La parole se veut libérée à la condition expresse qu'elle dise bien ce qu'on doit entendre.

 

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Temps moyen passé chaque jour à lire un livre : 2 minutes en France (12 h/an) ; 5 minutes en Italie (30 h/an) ; 7 minutes en Allemagne (43 h/an).

 

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Un référentiel est galiléen si, par rapport à lui, est vérifié le principe d'inertie (de Galilée) qui veut qu'un corps ne subissant aucune influence externe, n'accélère pas de lui-même. Et l'on en conclut, un peu vite, que ce corps évolue d'un mouvement rectiligne (pas d'accélération vectorielle) et uniforme (pas d'accélération scalaire). Et l'on en conclut, tout aussi rapidement, que tous les référentiels galiléens doivent être en mouvement rectiligne et uniforme les uns par rapport aux autres.

Le problème est que rien n'est en mouvement rectiligne et uniforme dans l'univers réel. Tout y est en rotation et en vibration. Le mouvement rectiligne uniforme y est simplement impossible du simple fait que tout influence tout, partout et tout le temps. Cela signifie qu'il faut non plus parler d'un tel mouvement, mais dire, plus précisément, que tous les référentiels que l'on dit galiléens sont des référentiels n'ayant aucune accélération relative les uns par rapport aux autres, mais cela ne signifie nullement qu'ils ne participent pas tous d'un même mouvement accéléré.

Ce sont donc les différentielles des accélérations qu'il faut considérer et non les accélérations elles-mêmes.

 

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L'état d'un système ne change que s'il a une bonne raison de changer.

Une variation de l'influence - sur lui du monde extérieur - peut en être une … mais pas nécessairement s'il possède les moyens de l'éluder.

Symétriquement, une évolution intrinsèque de son état suite à des reconfigurations, réorganisations ou émergences internes diverses, pourra le faire interagir très différemment avec le monde extérieur "sans cause apparente".

On le comprend vite : le "principe d'inertie" (ce principe de Galilée est le principe de base de toute la physique mécaniste) est une idéalisation mathématique qui n'est utilisable que dans les cas les plus rudimentaires, au niveau zéro de la complexité et à néguentropie constante (c'est ce que dit la notion centrale de "point matériel" - la "forme" n'y joue aucun rôle).

 

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Le grand mystère que soulève la relativité générale, est celui-ci : au contraire des autres influences du monde sur l'état d'un système, l'effet de la gravitation sur un système, ne dépend pas de l'état de ce système.

Un gramme de plumes ou un kilo de plomb subissent la même influence et subiront une même accélération gravitationnelle qui ne dépend que de l'état du champ à l'endroit où se situe le système étudié (la nature de celui-ci ne joue aucun rôle - ce qui n'est plus vrai dans le cas des champs électromagnétiques dont l'effet sur le système dépend de sa charge et de son mouvement à lui).

La résistance (la frilosité) d'un système au changement (sa masse inertielle) est exactement égale à sa sensibilité à la présence des autres systèmes (sa masse gravitationnelle).

 

En conséquence (extraordinaire) : l'identité (volumique : la nature spatiale, la résistance à changer) d'un système est exactement identique à sa sensibilité (gravifique : sa conjoncture spatiale) aux autres systèmes.

Extrapolons philosophiquement …

Identité égale Sensibilité

Je suis ce à quoi je suis sensible ! Je suis ce qui vibre à ce qui me fait vibrer.

 

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Le verset 4 du 51ème chapitre d'Isaïe dit ceci :

 

"Ecoutez vers moi, [vous] mon peuple, et [vous] ma nation, vers moi [sont] vos oreilles car une Torah sortira de moi et mon jugement [sera] pour éclairer les peuples, un instant."

 

Et le Midrash sur ce verset dit :

 

"Une nouvelle Torah sortira de Moi"

 

Cette idée, très forte dans la Kabbale et reprise dans le 'hassidisme, exprime que la Torah n'est que le vêtement apparent et lisible (visible, donc) de la Torah profonde qui reste cachée aux yeux non décillés. C'est une belle pensée en ce jour du 70ème anniversaire de la création de l'Etat d'Israël.

 

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Les "palestiniens" sont à Israël exactement ce que les maghrébins sont à la France : les descendants d'ouvriers étrangers immigrés qui ont été accueillis, qui ont proliféré et qui, maintenant, se croient chez eux et veulent faire leur loi.

 

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Le 15/05/2018

 

Pour la plupart, les êtres humains sont des animaux immatures, capricieux, infantiles, voulant la liberté mais incapables de l'assumer, attirés par tout ce qui brille, ne cherchant qu'à s'amuser, adorant les spectacles si possible vulgaires et médiocres, ne sachant que faire de leur esprit et esclaves de toutes les séductions.

 

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Les comptables et les juristes, dans le monde économique, forment une engeance calamiteuse : il est impossible de ne pas recourir à eux, ils coûtent cher mais ils sont au service de l'Etat et pas du tout au service de l'entreprise qui les paie !

 

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Cracher sur le SAMU - qui sauve des dizaines de milliers de vie tous les ans - parce qu'une personne a été victime d'un dysfonctionnement … Soit, une vie ôtée suite à une erreur (humaine) est terrible, c'est évident, surtout si la personne en question est une jeune mère de famille de 22 ans ; c'est encore plus terrible ! Mais la personne est une (très) jolie négresse, alors les ligues "antiracistes" se déchaînent … et la SAMU, comme l'Etat, comme le peuple entier est taxé de racisme institutionnel, d'un indécrottable racisme, d'un racisme foncier. Mais si cette pauvre fille avait pour nom Madame Michu, on aurait entendu un très grand silence. De même (et plus encore) si elle s'était appelée Halimi ou Cohen ou Lévy. Ou Nguyen ou Hô. Oui, mais voilà … La myopie et le daltonisme socialo-gauchistes sont passés par là …

 

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La ville engendre la psychose.

 

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La répartition démographique, doit être vue avec deux paramètres : la fécondité génétique et la fécondité noétique.

Les Africains menacent-ils l'Europe de leurs migrations massives ? Oui, c'est vrai. Mais que feront-ils de l'Europe ? Une autre Afrique incapable d'engendrer une économie de base solide et durable. Être nombreux ne suffit pas ; encore faut-il être intelligent.

Le problème entre Amérique du nord et Amérique latine ne se pose pas dans les mêmes termes : on y joue à QI comparables. Même chose chez les Asiates (Japon, Corée, Chine, etc … les meilleurs QI du monde !).

Entre Afrique et Europe, il n'en est pas du tout de même (cfr. rapports de l'ONU peu suspect de colonialisme culturel).

 

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Il ne faut jamais oublier que les Africains du nord n'ont presque rien d'arabe : ils sont des hybrides entre des Berbères locaux, des envahisseurs wisigoths et des esclaves noirs importés du sud pendant des siècles. Leur langue actuelle n'est d'ailleurs pas de l'arabe (langue artificielle, calquée sur le Coran, qui n'est que le dialecte mecquois d'une nébuleuse linguistique … et décrétée arbitrairement "arabe classique") ; leurs langues - variant souvent beaucoup d'une contrées à une autre - ne sont que des dialectes profondément imprégnés de langues berbères antérieures à l'invasion arabe.

 

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Le 16/05/2018

 

Adage du droit romain que j'aime assez :

 

"Nemo auditur propriam turpitudinem allegans"

 

Traduction : "Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude".

A méditer dans notre monde où la parole et le geste sont dissociés.

 

 

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De  Pedro Almodovar :

 

"J’espère un jour ne plus être à la mode pour devenir un classique."

 

Le problème n'est pas dans le dipôle "mode" (moderne) ou "classique", il se place entre ce qui est atemporel (intemporel) et ce qui est fugace (évanescent, volatil, sans consistance).

L'atemporalité n'exclut absolument pas la dynamique ; au contraire, elle la fonde.

Le monde réel se construit sur sa propre mémoire. Le progrès qui se définit comme l'opposition à la mémoire, est toujours et encore ancrée dans cette mémoire. Le progrès qui se définit sans référence aucune à une quelconque mémoire, n'est que futilité.

On ne peut progresser que par rapport à quelque chose, donc dans la logique atemporelle qui sous-tend ce quelque chose.

 

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Parler de "judéo-christianisme" est une absurdité monstrueuse. Comme le bouddhisme s'est construit contre l'hindouisme, le christianisme (et l'islamisme dans sa foulée) s'est construit contre le judaïsme. De Saül de Tarse aux banlieues salafistes d'aujourd'hui, en passant par la bien-pensance catholique, la haine du Juif est au cœur des deux mille ans d'antisémitisme occidental.

Le christianisme est un antijudaïsme radical.

 

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Le 20/05/2018

 

Un article récent du Point titrait : "Pour en finir avec la tyrannie des minorités".

Gérald Bronner ajoute, pertinemment : "Détourner l'attention de tous à son profit permet à la grenouille minoritaire d'enfler comme un bœuf".

Cette problématique (dûment attisée par les socialo-gauchistes qui rêvent d'instaurer leur dictature) est en train de gangréner complètement le fonctionnement des démocraties occidentales car, par essence et définition, la démocratie est la "tyrannie" (en tout cas la loi) de la majorité. Tant que les minoritaires jouissent pleinement des mêmes droits que les majoritaires, la démocratie reste saine. Mais aujourd'hui, ces minorités, parce que minoritaires, exigent des droits spéciaux. C'est le cas des homosexuels et de leurs complice LGBT ; c'est le cas des hyper-féministes championnes du "harcèlement" généralisé ; c'est le cas des ignares tenants de la théorie du genre (et de leur pression ridicule sur les usages de la langue) ; c'est le cas de syndicats ultra-minoritaires qui veulent faire la       loi dans les services publics et paralysent le pays avec entre 10 et 20% de grévistes ; c'est le cas des immigrés clandestins et illégaux ; c'est le cas de certaines minorités ethniques (les noirs et maghrébins, "indigènes" de la République et autres racistes anti-blancs ou revanchards du vieux colonialisme) ; c'est la cas de certaines minorités religieuses (les musulmans salafistes qui veulent islamiser le monde entier).

La loi est votée par la majorité et les minorités ont le choix : s'y soumettre ou partir !

Tant qu'elle jouit des mêmes droits que la majorité, une minorité n'a qu'un seul devoir : celui de se taire !

 

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De Laetitia Strauch-Bonart à propos d'un livre sur le conservatisme signé par Roger Scruton (c'est moi qui souligne) :

 

"En France, qu'il vienne d'ici ou d'ailleurs, le conservatisme a mauvaise presse : quand pour certains tout commence à la Révolution française, que la liberté ne se conçoit que comme table rase et que le Progrès et le progressisme jouent le rôle de religion moderne, on comprend qu'être conservateur y soit difficile. D'autant plus que depuis longtemps, le progressisme est majoritaire dans les milieux intellectuels. (…) Roger Scruton dévoile le fil conducteur de sa pensée : l'importance de la tradition comme forme de connaissance, l'amour de la transmission, l'éloge d'une société civile autonome comme garante de la responsabilité et de la vertu, et le rôle central de la nation comme source de loyauté et objet d'affection."

 

Des points de vue politiques, écologiques, éthiques et spirituels, le progressisme est un vaste échec ponctué par d'horribles noms de lieux : Verdun, Auschwitz, Hiroshima, Seveso, Bhopal, Tchernobyl et tous les goulags, camps de rééducation et "hôpitaux" psychiatriques des mondes communistes … De l'ordre de deux cent millions d'assassinats pour cause idéologique, cela devrait suffire pour disqualifier, définitivement toutes les idéologies dites "progressistes" c'est-à-dire socialistes, social-étatistes et socialo-gauchistes..

Quant à l'idée de "conservatisme", elle me gène si elle signifie "passéisme" ou "nostalgisme" ou "archaïsme" … bref : le culte d'un "bon vieux temps" qui n'a jamais existé.

Je lui préfère l'idée de "traditionalisme" qui implique la transmission d'un héritage vivant, d'un art de vivre, d'un sens de la vie, de l'harmonie et de la beauté, d'une éthique du respect de la Nature et de l'Autre en général, d'une spiritualité vivante et profondément ancrée, d'une mémoire qui s'enrichit au fil du temps, des vies et des expériences.

 

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Politiquement, je me situe dans le quadrant du libéralisme et du traditionalisme, tout à l'opposé de tous les socialismes et de tout les révolutionnarismes.

J'affirme le primat de la liberté sur la sécurité, de la personne sur l'Etat, du privé sur le public, de la transmission sur la table rase, de la différence sur l'uniformité, de la liberté de la vocation sur la liberté du caprice, de la spiritualité sur l'idéologie, etc.

 

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De la bouche de Rose, l'héroïne picaresque de Franz-Olivier Giesbert :

 

"Si l’Enfer, c’est l’Histoire, le Paradis, c’est la vie."

 

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Je n'ai aucune "tendresse pour ces types qui ont plus d’humanité que de lucidité".

Voir faire des grâces à un pauvre crétin sans voir que c'est aussi un vrai salaud, me révulse.

 

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De Nicolas Baverez :

 

"L'Europe n'a désormais d'autre choix que de prendre son destin en main, en assumant sa souveraineté et en assurant la défense de son modèle tant aux plans économique et social qu'aux plans politique et militaire".

 

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La Russie est confrontée à deux problèmes majeurs : ses réserves d'hydrocarbures se vident à tout-va et son économie - de rente - va à vau-l'eau.

La fuite en avant militaro-impérialiste de Poutine n'a qu'un seul objectif : mettre la main sur les réserves pétrolières du moyen-orient (Syrie et Irak). La paupérisation des Russes est bien avancée et le coût de l'esbroufe militaire pèse lourd dans la balance. Poutine est condamné à une fuite en avant, à une course contre la montre qu'il n'a pas les moyens de gagner … qui risque d'être dangereuse pour l'Europe si celle-ci s'obstine à jouer le jeu des Yankees.

 

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Cela fait plus de vingt ans que je tape sur le clou de la raréfaction des ressources matérielles et que je proclame que les pénuries vont éclater avant 2025 …

Les faits sont là.

Pierre-Antoine Delhommais ose enfin confirmer "une accélération de la hausse du cours des matières premières aux effets potentiellement dangereux sur le pouvoir d'achat".

La Banque Mondiale lui donne raison en relevant, pour 2018, une hausse des prix :

 

  • de 7.5% sur les céréales,
  • de 9% sur les métaux,
  • de 19,8% sur le gaz et le charbon,
  • de 23% sur le baril de pétrole (sans compter l'effet Trump/Iran).

 

Et ça ne fait que commencer !

 

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Les chiffres sont implacables : les dépenses en essence, en télévisuel, en tabac et en alcool sont les postes prioritaires dans le budget des pauvres au détriment de tout le reste (l'essentiel, donc). Où est la cause, où est l'effet ?

Un pauvre, ce n'est pas quelqu'un qui ne gagne pas assez ; c'est quelqu'un qui dépense trop … et qui dépense mal !

Les fumeurs, par exemple, représentent 49% des chômeurs, 38% des bas salaires et 20% des aisés.

 

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Jean-François Bouvet constate :

 

"La durée de vie moyenne a sensiblement augmenté en France depuis dix ans, là où l'espérance de vie en bonne santé a stagné".

 

On vit de plus en plus longtemps en mauvaise santé …

 

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Le 21/05/2018

 

La Mishnah affirme (Traité Péah:1;1) : "Le devoir le plus important est l'étude de la Torah, il est l'équivalent de tous les autres [réunis]".

Dans la Torah, il existe 248 obligations - une par organe du corps - qui se résume en une seule : l'obligation d'étude de la Torah.

Symétriquement, il y existe aussi 365 interdictions - une par jour de l'année -  qui, elles aussi, se résument à une seule : l'interdiction de toute impureté.

Etude et Pureté sont les deux piliers de toute la spiritualité juive, les deux colonnes du Temple.

 

Ces deux principes - celui de l'Etude et celui de la Pureté - mériteraient bien des développements.

L'Etude, c'est la méditation sans fin "de jour comme de nuit" du texte hébreu de la Torah (le Pentateuque ou cinq livres de Moïse) sur les quatre niveaux du "Verger", du PaRDèS (Pshat : littéral ; Rémèz : moral ; Drash : philosophique ; Sod : mystique).

La Pureté (la non-impureté vaudrait-il mieux dire), c'est un état intérieur global qui permet la sacralisation réelle et radicale de tout ce que l'on fait, dit, pense, ressent ; c'est jouir de la "Splendeur de la Présence Divine" (la Shékinah) c'est-à-dire vivre intensément et exclusivement dans l'immanence divine (voir et vivre le Divin en tout, partout, toujours).

 

L'Etude de la Torah ne passe pas que par la Pensée ; elle passe aussi par la Parole (l'enseignement) et par l'Action (les actes) ; elle implique naturellement sa propre mise en œuvre.

La Pureté est la condition préalable pour que cette Etude soit pleinement fructueuse ; elle implique le refus radical de toute forme de pollution du corps, du cœur, de l'esprit et de l'âme.

 

 

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Du Zohar :

 

"La Torah et Dieu sont Un".

 

La Connaissance et le Connaissant ne font qu'un.

 

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La multiplicité phénoménale des manifestations cache, au profane, l'unité nouménale du Réel.

 

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La Torah est déversée par le Sans-Limite (EynSof) dans la Couronne royale (Kétèr) de la Connaissance (Da'at). De là, elle commence sa descente le long de l'Arbre de Vie (Etz 'Hayym), d'abord au niveau des Emanations ('Atzilout) et pénètre, pour s'en nourrir, dans le vase de l'Intelligence (Binah) et dans celui de la Sagesse ('Hokhmah).

Ensuite, elle continue son enrichissement progressif au travers des six vases posé sur les deux niveaux de la Création (Bériah) et de la Formation (Yètzirah). Elle traverse les vases de la Bonté ('Héssèd), de la Fécondité (Guébourah) et de la Beauté (Tiphérèt) , puis ceux de l'Eternité (Nètza'h) et de la Grandeur ('Hod) jusqu'à converger enfin dans le vase du Fondement (Yésod). De là, elle descend encore dans le vase du Royaume (Malkout) d'où elle irrigue le monde des hommes.

L'Etude de la Torah consiste à remonter l'Arbre de Vie depuis le Royaume jusqu'à atteindre la Couronne royale de la Connaissance et, de là, à entrer dans le monde nouménal du Sans-Limite.

 

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Le 22/05/2018

 

D'Antoine Desjardins  :

 

"Cette bienveillance est devenue un fléau. Une machine à abaisser et rabaisser. Elle est l'autre nom de la lâcheté et de la capitulation en rase campagne (…).

Le mot est (était) beau, la chose ou l'acte qu'on a laissés se développer dessous, infâme. Cette bienveillance est un abandon, un mépris, comme on en vit jamais paraître de semblable (…). Cette bienveillance fut l'autre nom d'un avalement par le gouffre, doublé d'une passion atroce de la médiocrité."

 

La bienveillance est le contraire de l'exigence.

La bienveillance et le non-jugement sont les leitmotivs de la génération "J'ai le droit" …

 

*

 

Il n'y a de sciences que de l'universel, disait Aristote ; il n'existe donc pas de sciences humaines.

 

*

 

Le rôle de la vie, disait Bergson, est d'introduire de l'indétermination dans la matière.

 

*

 

Il n'existe de lois que s'il y a un projet ; s'il n'y a pas de projet, tout est bon.

 

J'avais écrit, il y a peu, ceci : " S'il n'y a pas de projet, il n'y a ni ordre, ni valeur, ni utilité."

Très curieusement, se trace, derrière cette idée, un relativisme universel (sic).

 

Prenons exemples …

Une chambre en ordre n'est pas un absolu car tout dépend du but poursuivi : de quoi s'agit-il ? De rendre le ménage par Madame Michu rapide et efficace ? Ou de permettre à Mademoiselle Marie-Chantal de retrouver ses affaires dans son monde, avec sa manière de vivre et de s'organiser plus ou moins anarchiquement ? Ou de satisfaire l'un ou l'autre critères d'esthétique ou de rationalité plus subjectifs les uns que les autres ?

Quelque chose ne prend valeur que par rapport à un but. Que vaut le lingot d'or que je porte dans ma besace ? Beaucoup s'il s'agit d'aller le vendre pour gagner de l'argent et nourrir ma famille. Rien si je suis égaré seul dans un immense désert où je vais bientôt mourir de soif (l'or n'est pas liquide, comme chacun sait).

Une toile de Monet a-t-elle une utilité ? Oui, si sa contemplation, chaque jour, me procure joie, émotion, méditation et que mon dessein est de vivre une vie de qualité. Non, si mon problème est de bêcher mon jardin sans bêche sur une île déserte afin d'y survivre.

 

Ce relativisme universel s'applique aussi à l'univers physique pris comme un tout, c'est-à-dire au Réel cosmique. Si celui-ci ne possédait pas une intention immanente absolue (une flèche du temps, une vocation, une visée d'accomplissement), rien ne se passerait et, par conséquent, rien ne s'y passerait bien ou mal, rien ne s'y passerait optimalement, rien ne s'y passerait selon les règles et les lois qui conditionnent cette optimalité.

S'il existe (et il en existe indéniablement) des lois physiques, cela signifie et implique que le Réel poursuive une intention immanente et intrinsèque, inscrite dans sa nature même (Aristote parlerait d'entéléchie et Spinoza, de conatus ; et ils sont tous deux peu suspects de théisme) ; si elles n'étaient pas impliquées par un telle intention immanente, ces lois n'auraient aucune raison d'être.

 

Longtemps, la physique et la philosophie des sciences ont fait l'impasse sur la question du "pour-quoi des lois universelles". Il a été trop facile, longtemps, de répondre : parce que c'est la volonté de Dieu. Cela ne fait que reporter la question : pour-quoi Dieu aurait-il voulu ces lois-ci et non d'autres ?

La science s'est alors murée dans le "comment" des lois et a abandonné leur "pour-quoi". Mais les impasses actuelles de la physique théorique imposent de rouvrir ce chantier.

Tout l'édifice de la physique théorique ne pourra se refonder et se reconstruire qu'après qu'aura été donnée une réponse à ce "pour-quoi", c'est-à-dire à la nature précise de l'intention immanente et intrinsèque du Réel. Que signifie "accomplissement en plénitude" ?

C'est là LA question qui est aujourd'hui posée.

 

Que vise le Réel ? Que désire le Divin ? Que meut l'univers ?

 

Connaître la bonne réponse à cette unique question posée selon trois formules, c'est comprendre le moteur intime du Tout ; à partir de là, ensuite, tous les aspects, modalités, lois et organisations de tout ce qui existe peuvent en être déclinés systématiquement et rigoureusement.

Ce moteur cosmique n'est ni Dieu, ni le Hasard.

Il n'est pas le Dieu personnel des théistes parce que cette croyance implique un dualisme ontique incompatible avec le principe du rasoir d'Occam : le Réel est et doit être Un !

Il n'est pas non plus le Hasard impersonnel des matérialistes parce que le hasard seul est stérile ; par définition, il n'engendre rien, ne complexifie rien, ne produit aucune émergence.

 

Ainsi se trouve formulée la feuille de route de toute la physique théorique des prochaines décennies, bien au-delà des "modèles standards actuels".

 

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De mon collègue André Comte-Sponville :

 

‘‘ En Mai-68, je venais d’avoir 16 ans. J’étais lycéen, en seconde. Et plongé dans une passion politique - bien sûr d’extrême gauche - qui bouleversera durablement ma vie. Beaucoup d’enthousiasme, de sincérité, de naïveté, de panurgisme. Nous vécûmes les événements de mai comme une divine surprise : la France s’ennuyait, et voilà que tout changeait, au moins en apparence, que tout s’arrêtait, qu’une nouvelle ère, croyait-on s’inventait ! Comme la Révolution était belle ! Comme l’avenir semblait radieux, une fois qu’on en aurait fini avec ce vieux monde détesté ! Nous n’avions pas trop à nous plaindre du présent (pas de chômage, de sida, de terrorisme...), nous ne redoutions à peu près rien de l’avenir. Nous étions archaïques, par nos références idéologiques (Marx, Proudhon, Bakounine!) Quand j’y repense, c’est sans nostalgie aucune, sans regrets, non pourtant sans quelques remords : je ne suis pas fier d’avoir à ce point suivi l’air du temps ou de ma génération, de m’être laissé emporter par la passion politique, avec son lot de haine et d’aveuglement. Ce furent de belles semaines et de sottes années.’’

 

En '68, j'avais presque le même âge que toi, André, mais j'avais déjà parfaitement compris les fondements liberticides de ces hallucinations et gesticulations idéologiques pilotées et récupérées par des crapules.

 

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Écrans : le péril confirmé !

"Devant un écran, l’enfant est passif. Il est médusé, littéralement, et il n’apprend rien. Or, les enfants ont déjà, avant de parler, un tour de parole (…) qui fait que l’enfant se synchronise avec l’adulte même dans l’échange préverbal. A 3 ans, il sait 'parler avec'. Un enfant devant un écran est privé de ce type d’échanges. Cela ne pose pas seulement problème pour l’acquisition du langage, mais aussi dans le développement des capacités relationnelles. Aujourd’hui, on peut mesurer le développement de l’empathie en observant le cerveau des enfants. Or, devant un écran, il ne se passe plus rien."

D’après SICS -Le Monde - Mars 201

 

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De mon ami François Introvigne :

 

" Le magazine Forbes vient de publier un classement des employeurs préférés les américains. Les entreprises où il fait bon travailler ... En tête : Michelin. Google n’est que 3e, Harvard 10e, Microsoft 25e, Facebook 31e ... et Apple 54e. (…). Ça fait du bien de sentir que le capitalisme patient est de plus en plus reconnu par les salariés !"

 

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L'univers constitue l'immense réseau des pensées de l'Esprit unique qui pense ; chaque galaxie en est un plexus, chaque astre en est un neurone, chaque être en est une molécule ou un atome ou une particule …

Comme tout Esprit, il est Mémoire c'est-à-dire temps accumulés, donc substance. Il est, de même, Volonté c'est-à-dire intention immanente et intrinsèque d'accomplissement de soi. Il est aussi Sensibilité c'est-à-dire perception de soi et de ses inaccomplissements. Il est encore Intelligence c'est-à-dire règles de vie et de construction de soi. Il est enfin Conscience c'est-à-dire espace de travail et d'affrontement de ses autres composantes : c'est là que l'Esprit pense et engendre l'univers pour s'y accomplir.

 

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De Georges Clémenceau :

 

" La France est un pays très fertile :

on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts."

 

Rien n'a changé depuis un siècle !

 

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D'un anonyme sur la Toile :

 

" La rue n'est pas la démocratie, la rue c'est le fascisme rampant."

 

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Le monde humain, c'est 85% de parasites et 15% de bâtisseurs. Dans les pays socialo-gauchistes, c'est 95/5.

 

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La pédagogie est un talent, pas une compétence ; elle ne s'apprend pas.

 

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Quand donc l'Europe démantèlera-t-elle l'OTAN, dernier vestige d'un monde et d'un ordre du monde qui n'existe plus ? Les USA n'ont plus rien à faire ici ! "US go home !"

 

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Le 23/05/2018

 

Le plus ancien des Livres bibliques a été rédigé vers 750 ACN : c'est le livre d'Amos. Ensuite, vinrent les livres d'Osée, de Michée et de l'Isaïe historique (ch. 1 à 39).

Le noyau du Deutéronome (le "Livre de la Loi") daterait de 622 ACN, et serait approximativement contemporain du livre de Jérémie.

Puis, viennent : Josué, Juges, Samuel et Rois.

Au 6ème siècle : Isaïe (chapitres 40 à 55), Genèse, Exode, Nombres, Job, Ezéchiel et les livres dits historiques (Chroniques).

Au 5ème siècle : Esdras, Néhémie, Lévitique et Isaïe (ch. 56-66).

Au 4ème siècle : Psaumes, Proverbes, Cantique des cantiques et Zacharie.

Au 3ème siècle : Ecclésiaste (Qohélèt).

 

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Du Prophète Osée (4:14) :

 

"Le peuple qui ne comprend rien, court à sa perte."

 

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De Michel Gad Wolkowicz :

 

"Antisémitisme, le poison nourri par la tête !

De Gaza à Paris, l'antisionisme des élites alimente l'antisémitisme.

Ne sommes-nous pas amenés à considérer comme anti-juives les réactions du président de la République, de son gouvernement par la voix de son ministre des Affaires étrangères, de la quasi-unanimité des médias qui reprennent mimétiquement, le narratif révisionniste des Palestiniens, tant sur l’histoire que sur les événements actuels, au mot à mot, comme le fait d’ailleurs régulièrement l’AFP, ainsi que les petites journalistes qui jouent aux grands reporters de guerre, bien protégées par Tsahal qu’elles contribuent pourtant à diaboliser ?.... "

 

Le révisionnisme palestinien est connu et reconnu, prouvé et avéré …

L'histoire historienne y est foulée aux pieds … et réinventée par le Fatah et/ou le Hamas et/ou le Hezbollah, chacun selon ses intérêts … Et L'Europe gobe !

La Palestine, pays des Philistins, a disparu de la carte il y a plus de 3.000 ans …

La Judée (capitale : Jérusalem) était déjà le pays des Juifs plus de 2.000 ans avant que ne s'invente l'Islam en Arabie …

Les actuels "Palestiniens" sont, presque tous, les descendants des ouvriers jordaniens, égyptiens, syriens ou libanais immigrés en Israël lors des grands travaux de construction dans les villes israéliennes entre 1920 et 1960 …

Yasser Arafat était égyptien, neveu du grand Mufti Husseini de Jérusalem, grand ami d'Hitler ; il a été "fabriqué" sur mesure par le KGB pour prendre la tête de l'OLP et combattre Israël et pour ainsi mettre le feu à la poudrière moyen-orientale afin d'y nuire gravement aux intérêts pétroliers des USA …

Le Hamas est constitué et dirigé par des salafistes venus d'ailleurs et il utilise la population de Gaza comme bouclier humain envoyé au "martyre" contre monnaie sonnante et trébuchante …

Le Hezbollah sert les intérêts des ayatollahs iraniens dans leur lutte ancestrale contre le sunnisme honni et dans leur délire haineux contre les Juifs du monde entier …

Mais qu'importe tout cela aux yeux du socialo-gauchisme : la seule chose qui lui importe, c'est que les sales Juifs "colons" oppriment dans la violence les pauvres petits "Palestiniens" désarmés … la seule chose qui lui importe, c'est d'entretenir son fonds de commerce pourri : le victimisme, et celui-ci sera d'autant plus juteux qu'il est plus antisémite …

Ecœurant !

 

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Malgré tous les Juifs qui y ont largement contribué (à la condition expresse de renier leur Judaïsme), le socialo-gauchisme a toujours été antisémite (de Marx à Mélenchon en passant par Jaurès, Lénine, Hitler et Staline).

La raison en est simple, le particularisme, l'élitisme, l'intellectualisme et le communautarisme juifs leur sont intolérablement contradictoires avec leur universalisme et leur égalitarisme.

 

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La philosophie est chose trop sérieuse pour être confiée à des littéraires.

Un philosophe n'est jamais un littérateur … ou alors, c'est un imposteur.

 

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De Nietzsche :

 

"Le temps n'est pas encore venu (…), la liberté de l'esprit ne doit être donnée qu'à l'homme ennobli."

 

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En 1972, Paul Ehrlich publie : "Zero Population Growth" et invente l'expression de la "bombe P". Nous n'étions, alors, que 4.71 milliards … nous serons 10 milliards en 2050 ! Que n'a-t-il été entendu !

 

*

 

La loi de la sélection naturelle posée par le darwinisme, affirme la victoire du plus apte, dans la lutte pour la survie. On sait déjà que cette sélection du plus apte n'est pas le seul - loin s'en faut - mécanisme de régulation des espèces, mais soit. Le bât blesse lorsque le darwinisme semble sous-entendre que ce "plus apte" est individuel et ne pourrait être collectif.

Pour les espèces purement sociales comme les abeilles, les fourmis ou les termites, la plus apte, entre deux colonies, est forcément à voir collectivement.

Pour les espèces purement individuelles comme le tigre, le lombric ou le requin, c'est évidemment le contraire.

Mais pour les espèces mixtes, comme l'espèce humaine, mi-sociale, mi-individuelle, deux processus de sélection opposés sont en compétition, menant nécessairement à une guerre entre des élites solitaires et des masses solidaires.

Les élites solitaires poussent l'espèce à se dépasser spirituellement dans le sens de l'avènement d'un Surhumain nietzschéen. Les masses solidaires, elles, poussent l'espèce à se goinfrer matériellement dans la médiocrité d'un nivellement entropique.

Depuis des siècles, ces deux processus de survie sont en rapport dialectique. Mais depuis un peu plus de 150 ans, c'est le pôle collectif qui s'est emballé, avec le délire démographique que l'on sait et la mise en péril de toute le planète que l'on sait aussi. Si l'on adopte, à cet égard, la vision darwinienne jusqu'au bout, il est aisé de prophétiser la mort des masses solidaires sous leur propre poids, incapables qu'elles sont de survivre dans le monde de pénuries qu'elles auront elles-mêmes créé … et le triomphe des élites solitaires qui auront réussi à développer une intériorité spirituelle telle que les carences de l'extériorité délabrée ne les atteindront guère.

On peut donc prédire la fin des masses !

 

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Comme l'indique Philippe Granarolo, la majorité des intellectuels contemporains se regroupent en deux catégories opposées : celle du fatalisme résigné de ceux qui reconnaissent l'effondrement de toutes les idéologies et utopies, de toutes les grandes espérances sociopolitiques des 19ème et 20ème siècles, et celle du nihilisme serein de ceux qui assument joyeusement la désacralisation radicale hypermoderne et le cynisme sociopolitique de la normalité démagogique.

Mais, de ces deux catégories certes majoritaires, en émerge une troisième, discrète et ténue, qui pourrait se nommer l'aristocratisme spirituel, qui échappe à toutes les formes de sociopolitisme et qui cultive les champs profonds de l'intériorité dans la direction d'un monisme naturaliste[1].

 

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Le politisme est un archaïsme hérité des époques lointaines où, pour survivre dans un monde sauvage auquel il était inadapté, l'homme devait être social et s'organiser tribalement. Ce monde sauvage n'existe plus et la socialité comme la politique n'ont plus lieu d'être (tout au plus une logistique collective minimale au service des personnes individuelles). L'homme peut maintenant s'atteler à construire sa radicale autonomie personnelle.

 

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Dans "Par-delà bien et mal", Nietzsche écrit :

 

"La société n'a pas le droit d'exister pour elle-même mais (…) ne doit être que le soubassement et la charpente qui permettent à une élite de se hausser à ses devoirs supérieurs, à la réalisation d'un être plus élevé."

 

A mon sens, il s'agit plus d'aristocratisme que d'élitisme.

"(…) seul l'individu accompli donne sens à la présence humaine au sein du cosmos".

Le grégarisme assassine l'homme.

 

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Dire que la société doit être au service de l'homme (et non le contraire) et que l'homme doit être au service de la Vie et de l'Esprit (et non le contraire), est à l'absolu opposé de l'individualisme narcissique ou de l'humanisme nombriliste.

 

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* *

 

Le 24/05/2018

 

De Laure Mayoud :

 

"Il est nécessaire de prendre de la hauteur et non de la distance sur notre monde afin d’œuvrer à un monde plus  éthique."

 

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Le Réel est un processus en Devenir sous-tendu par une Intention immanente d'accomplissement en plénitude (cfr. Physique complexe). Le sentiment de Beauté manifeste les effets d'un accomplissement local en cohérence et en harmonie avec cet accomplissement cosmique.

 

*

 

Mes 26 mots-clés …

 

Accomplissement …

Beauté …

Cohérence …

Divin …

Emergence …

Frugalité …

Gaité …

Hylozoïsme …

Intention …

Joie …

Komplex …

Libéralisme …

Monisme …

Néguentropie

Ontogenèse …

Processus …

Qualitativisme …

Réel …

Spiritualité …

Téléologie …

Univers …

Vitalité …

Why …

Xénophane …

Yin-Yang …

Zohar …

 

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Un fonctionnaire, même de bon niveau (oxymore), est totalement incapable de comprendre ce qu'est une entreprise privée et d'adhérer à une forme quelconque de libéralisme.

Il faut donc, dans chaque pays, que la densité de fonctionnaires au mètre carré tende rapidement vers zéro.

 

*

 

De Carl Van Eduine :

 

"C'est l'Etat qui tue la Nation !

En réalité, la France n'a pas de moteur endogène de développement. Parce qu'elle gaspille ses forces dans un marché du travail où les pires "acteurs" sont le SMIC qui empêche les peu qualifiés d'accéder au marché du travail, les transferts sociaux monétarisés sans contrepartie (RSA) qui permettent une activité sociale sans pratique économique compensatoire (les Ateliers nationaux ou locaux coûtent trop cher), le poids de la Fonction Publique qui simultanément consomme la richesse nationale et pousse par une compétition inégalitaire les coûts du travail du privé vers le haut. Ajoutez à cela une machine d'Etat qui produit de l'impôt mais qui a contrario ne produit pas de performance économique, puisqu'il lui suffit de se baisser vers la poche du citoyen qui travaille pour s'enrichir. Les réformes dites de structure se sont portées sur la relation capital-travail au sein de l'entreprise, mais pas au sein de la nation : or c'est bien l'Etat qui donne juste un peu de mou à la relation capital-travail dans l'entreprise, pour mieux ponctionner et pervertir cette relation au niveau de la Nation. Voilà pourquoi le pays meurt."

 

*

 

Le problème des Italiens ? Ils travaillent trop peu et consomment beaucoup trop à crédit. Des Italiens, quoi ! Comme les Grecs.

Ils vont foutre l'Europe en l'air ces fainéants-là.

La France est sur la même voie (après la Slovénie et quelques autres).

 

*

 

La tactique le plus courante, actuellement, est d'affirmer, sans aucune honte, que tout ce qui arrive est la faute à quelqu'un d'autre …

L'Italie et la Grèce sont au bord de la faillite, c'est la faute à l'Europe et surtout pas à celle des modes de vie italiens ou grecs et à leurs économies parallèles et maffieuses.

Idem pour la SNCF, pour les Universités françaises, pour la ville de Paris, pour Air-France, …

Idem pour la France dont tous les "malheurs" sont causés par Bruxelles et surtout pas par le social-étatisme et l'antilibéralisme des Français.

Les banlieues fabriquent des incultes, des glandeurs, des drogués, des dealers, des délinquants, des casseurs, des racistes, des violeurs, des violents, des barbares, des tortionnaires, … c'est la faute aux "Blancs" et surtout pas celle des familles "assistées" et de la génétique africaine.

Les femmes se sentent harcelées, reluquées, draguées, violées (mentalement plus souvent que physiquement), … c'est la faute aux "porcs mâles" et surtout pas à leurs tenues et comportements sexuellement provoquants.

Il est temps que tous ces connard(e)s comprennent ceci :

Tout ce qui vous arrive, est de votre faute !

Il est grand temps de re-responsabiliser les gens.

Il ne peut y avoir de liberté pour ceux qui refusent d'assumer la responsabilité qui lui est indissociable.

 

*

 

L

 

*

 

Ce qui me sidère c'est que, tant la relativité générale que la "théorie" quantique ne sont que des révolutions de formalisme : elles proposent des prouesses mathématiques quant à la représentation des phénomènes, mais elles ne s'attaquent en rien à le vision profonde du Réel.

Elles oublient toutes deux l'essentiel : la raison d'être de cette cohérence cosmique, de cet ordre global, de ces lois physiques, de cette harmonie universelle, … Cette cohérence, cet ordre, ces lois, cette harmonie sont les conséquences d'un principe supérieur qui les dépasse et les englobe, dont ils ne sont que des conséquences et des déclinaisons. Et ce principe supérieur n'est pas le Dieu personnel des théismes archaïques. Il est immanent, intrinsèque et fondateur du Réel.

 

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Elle est inacceptable cette idée chrétienne totalement démentie par les faits, mais largement reprise par les idéologies socialo-gauchistes, que la pauvreté est vertueuse et que la richesse est vicieuse.

Au mieux, il y a autant de vertueux et de vicieux chez les pauvres que chez les riches. Dans les faits, il y a beaucoup plus de racaille à la Seine-Saint-Denis qu'à Neuilly.

 

*

* ù*

 

Le 26/05/2018

 

La notion de "infotoxication" est devenue cruciale - mais très peu explicitée et débattue - depuis quelques années. Il s'agit de lutter, à la fois, contre l'intoxication informationnelle et contre les informations toxiques.

L'intelligence métabolise les informations pour les transformer en connaissances. Mais s'il y a trop d'informations, si l'intelligence ne les métabolise pas assez vite, si les informations sont toxiques et si l'intelligence ne possède pas les bons anticorps ou les bonnes immunisations, la pensée s'intoxique, se noie, se sature dans un processus d'indigestion délétère.

On peut utiliser une analogie avec le diabète : si l'absorption de sucres (informations) et de mauvais sucres surtout (informations toxiques), le pancréas (l'intelligence) ne fabrique plus assez d'insuline naturelle (esprit critique) et le corps (la pensée) devient obèse (stupide et non critique). Si l'on persiste, le pancréas (l'intelligence) abandonne irréversiblement la lutte et ne produit plus d'insuline (esprit critique) ; le diabète (la crétinisation) s'installe et s'amplifie rapidement jusqu'à devenir létal (zombification par la non-pensée). Le corps (la pensée) est alors totalement dépendant d'injections d'insuline artificielle (le big data, les réseaux sociaux, les info-bidons, …) à des doses de plus en plus fréquentes et fortes.

A forte dose, l'information intoxique, hypnotise, se comporte comme une drogue hallucinogène et, donc, induit des hallucinations dramatiques, comme le LSD : c'est alors elle qui nous possède (au sens démoniaque) et non plus le contraire. Nous sommes devenu info-dépendants comme un cocaïnomane. Et chacun sait qu'un toxicomane recherche toujours plus les substances toxiques (les réseaux sociaux, les sites toxiques, l'ordiphone, …) qui le coupe du Réel pour l'enfoncer dans ses hallucinations toujours plus délirantes (le complotisme, la pornographie, les intégrismes, les interdits sociaux, le "gore", le satanisme, l'antisémitisme, le salafisme, …). L'information toxique est une drogue immatérielle qui détruit la pensée et la santé psychique, aussi vite et sûrement que les drogues chimiques détruisent le cerveau et la santé corporelle.

Nous ne vivons alors plus dans une représentation du Réel constamment confrontée au Réel, mais dans une intoxication par le virtuel qui n'est plus confrontée à rien : cela s'appelle de la démence !

 

Dans les univers informationnels, il faut aussi apprendre à distinguer la quantité et la qualité, la pauvreté et la richesse. Globalement, malgré qu'ils soient pléthoriques, les univers numériques sont incroyablement pauvres !

Les réseaux sociaux en sont un bel exemple : quantitatifs et pauvres. Beaucoup trop d'informations et toutes inutiles. C'est du temps gaspillé, mais c'est ce que recherchent ceux qui ne savent pas quoi faire de leur temps. C'est un passe-temps … aussi débile et stérile que le spectacle d'un match de football, que les séries télévisées américaines ou que les émissions de téléréalité.

 

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Il ne s'agit pas de combattre ; il s'agit de dépasser en englobant.

 

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Dans le Réel, rien n'est infini, tout est continu.

Le Réel est unique, unitaire et unifié.

Le Réel est cohérent.

Le Réel est un processus mû par une intention immanente d'accomplissement de soi.

 

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A la sérendipité près, on ne trouve que ce que l'on cherche, on ne voit que ce que l'on regarde, on n'entend que ce que l'on écoute, etc. Et encore : la sérendipité ne fonctionne que chez ceux qui sont "confusément" à la recherche de quelque chose, qui font donc attention "à tout".

 

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Pour toute production technique, il faut calculer, par bilans réels totaux sur toute la vie de production, le rapport entre, au dénominateur, la somme, d'une part, de toutes les ressources non renouvelables consommées (pour la construction, l'exploitation et le démantèlement de l'installation) et, d'autre part, de toutes les nuisances et nocivités engendrées,  et, au numérateur, la somme de toutes les utilités réellement produites et la somme de tous les sous-produits réellement et utilement recyclés (multipliée le rendement réel de ces recyclages - qui est toujours faible).

 

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Le 27/05/2018

 

Le christianisme (et à sa suite, l'islamisme) est largement incompatible avec l'écologisme pour deux raisons majeures :

  • Puisque "Mon royaume n'est pas de ce monde" (Jean : 18;36), la Nature qui, elle, fabrique ce monde diabolique de chair, de sang et de tentations, apparaît immonde et corrompu ;
  • Puisque "Ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l'âme" (Matthieu : 10;28), l'homme, par son âme immortelle et divine, est au-dessus du monde, ce qui l'autorise à "se rendre maître et possesseur de la Nature" (Descartes), de cette Nature d'une autre nature que lui.

Le dualisme ontique chrétien (et musulman) sépare étanchement le monde de la Nature et le monde de l'Esprit (auquel appartient l'âme personnelle et immortelle de l'homme, seule créature a en être pourvu).

 

L'écologisme, lui, est une philosophie qui appartient à la grande famille du monisme ontique où rien n'est éternel, où tout ce qui existe est, à la fois, Matière, Vie et Esprit, et où tout ce qui existe, est inextricablement interdépendant de tout le reste.

Ce monisme est fondamentalement incompatible avec le dualisme chrétien et musulman qui débouche, inévitablement, sur un anthropocentrisme exacerbé (la fiction de l'âme humaine personnelle et immortelle - reprise par Kant sous la forme de "l'inaliénable dignité de chaque être humain", reprise par la Déclaration universelle des Droits de l'Homme - évacuant, d'un revers de main, la considération respectueuse de tout ce qui n'est pas elle).

 

Tout au contraire, la plus ancienne partie du livre de la Genèse dit expressément (Gen.:2;15) : "Et YHWH prendra des dieux avec l'humain et il l'établira dans le jardin d'Eden pour le servir et pour le protéger".

Dans la même veine, le Deutéronome (le plus anciens des cinq livres dits de Moïse) dit ceci (Deut.:20;19) : "Si tu fais un long siège pour t'emparer d'une ville avec laquelle tu es en guerre, tu ne détruiras point les arbres en y portant la hache, tu t'en nourriras et tu ne les abattras point ; car l'arbre des champs est-il un homme pour être assiégé par toi ?".

 

*

 

Sur la Déclaration universelle des Droits de l'Homme …

L'homme n'au aucun droit particulier. L'homme a le devoir de servir la Vie et l'Esprit qui manifestent le Divin immanent dans la Nature.

 

*

 

Sur la Déclaration "universelle" des Droits de l'Homme …

L'universalité de cette déclaration est plus que relative puisqu'elle ne reflète qu'une pure morale chrétienne à la sauce américaine (des oeuvres de la calamiteuse Eleanor Roosevelt). Cette "morale" a été imposée par l'ONU à une multitude pays sous totale férule américaine (entre 1945 et 1948, le monde, encore largement colonisé, se reconstruisait à coups de dollars).

 

*

 

La vocation et la mission de l'homme sur Terre sont d'accélérer et d'amplifier le processus de transformation de la Matière en Vie et en Esprit, c'est-à-dire le processus de la sacralisation et de la divinisation du monde.

Vision teilhardienne (mais totalement déchristianisée), s'il en est …

Hors de là, l'humain n'est qu'un parasite destructeur.

 

*

 

Il faut d'urgence éradiquer l'humanisme sous toutes ses formes et remettre l'homme au service de ce qui dépasse l'humain !

 

*

 

Le monde terrestre est aujourd'hui au fond de l'impasse humaniste : il y a cinq milliards et demi d'humains en trop sur notre planète qui ne peut en nourrir durablement que deux milliards (c'était la population planétaire vers 1926).

Le mal démographique vient d'Afrique, surtout, d'Inde et d'Asie du sud-est. Cette surpopulation effrayante induit déjà des mouvements migratoires (vers l'Europe venant d'Afrique, et vers la Chine venant d'Asie). Cela suit parfaitement les lois mécaniques gouvernant des fluides plongés dans une différence de potentiels : l'écoulement depuis les bas potentiels vers les hauts potentiels suivant le principe du nivellement entropique. Celui-ci ne pourrait être jugulé que moyennant des dépenses considérables d'une énergie qui est déjà en pénurie.

La décroissance démographique est inéluctable, mais selon quelles voies ?

 

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Le "peuple", c'est le nom poétique qui exprime la dictature de la médiocrité.

 

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Le 28/05/2018

 

La Démocratie au suffrage universel et ses rejetons comme la Laïcité, la Nation et l'Etat, les Droits de l'homme, … : toutes ces "valeurs" modernes, enracinées dans l'idéologie des obscures "Lumières", sont aujourd'hui obsolètes.

Elles n'ont abouti qu'à deux guerres mondiales (militaires, sans compter les incessantes guerres mondiales financières et technologiques pour les ressources, pour les marchés, pour les normes, pour la main-d'œuvre, …) ; à des totalitarismes socialistes (communiste, national-socialiste, fasciste) ; à des génocides horribles ; à l'instauration partout de démagogismes électoralistes et clientélistes ; à la colonisation (au nom de la civilisation) puis à la décolonisation (au nom de la liberté des peuples) d'une Afrique aujourd'hui laissée, déliquescente, à ses seules incuries ; à un "politiquement correct" où la vérité et la lucidité sont hors la loi ; à des phraséologies socialo-gauchistes aussi creuses que virulentes ; à une tyrannie des minorités surprotégées au nom d'un victimisme culpabilisateur ; à la montée d'une nouvelle barbarie fondée sur la violence, l'inculture, la drogue et le sexe ; à un nombrilisme narcissique dévastateur au nom de l'humanisme ; à un financiarisme cynique qui détruit le monde au nom du profit à court terme ; à un impérialisme et à un terrorisme des intégrismes religieux, …

Tous ces effets néfastes et délétères qui risquent bien de conduire le monde et l'humanité à leur perte, n'ont qu'une seule cause : le suffrage universel.

 

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Demandez son avis sur quelque chose dont il ignore tout, à un crétin, non seulement il le donne ("Les cons, ça ose tout, c'est à ça qu'on les reconnaît" - Michel Audiard), mais il s'y accrochera, désormais, comme la vérole au bas-clergé.

Un crétin ne change pas d'avis. Il est trop heureux d'en avoir, enfin, un.

Cela fait la force des propagandes populaires dont les démagogues de gauche se sont faits les champions et qui offrent, gratuitement, des idées simplistes toutes faites (et toujours fausses puisque simplistes).

 

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Une politique désintéressée, cela n'existe pas. Derrière toute politique, il y a des intérêts que l'on voudrait préserver.

 

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Entre ces deux exécrables extrêmes inefficients que sont la dictature et le suffrage universel, il est temps d'inventer une nouvelle charte politique d'où est chassée toute idéologie (et tout parti politique, et toute campagne électorale) et qui est basée sur quelques principes simples :

  1. Des pouvoirs minimaux, dédiés à la seule logistique collective (paix intérieure et extérieure, réseaux infrastructurels),
  2. Des candidats soumis à des règles très strictes de sélection technique et morale,
  3. Un tirage au sort des élus (stochastocratie),
  4. Des mandats non renouvelables,
  5. Des élus justiciables de leurs résultats.

 

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L'éradication de toute idéologie, de toute posture idéologique en matière socio-économico-politique est vitale. L'idée même qu'il pourrait exister une société humaine idéale basée sur des valeurs idéales pour des hommes idéaux, est une idée non seulement stupide et débile, mais extrêmement dangereuse puisqu'elle conduit à promulguer un "homme nouveau" qui fait fi de la réalité et de la nature humaines.

Toute idéologie a vocation à devenir totalitaire.

 

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Anti-idéologisme … voilà sans doute la meilleure définition du libéralisme authentique.

 

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L'Etat de demain ne fait rien et ne possède rien.

Tout ce qui est à faire, est contractuellement sous-traité à des personnes, entreprises, organisations ou associations privées qui doivent autofinancer leurs services.

Il n'y a donc plus de fonction publique ni de fonctionnaires.

Tout ce qui est à posséder, l'est par des personnes, entreprises, organisations ou associations privées qui sont chargées (et justiciables) d'en organiser la préservation et la fructification à leur frais.

 

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De Jean Tirole, prix Nobel d’Économie 2014 :

 

"La logique protectionniste peut être séduisante …

C’est une vision à très court terme. Et typiquement une politique populiste. Oui, à court terme, on va protéger les emplois en mettant des barrières douanières, en empêchant des produits étrangers d’entrer. Mais c’est oublier qu’ensuite les autres pays feront la même chose au détriment de votre industrie exportatrice, qui, elle devra licencier ses salariés... Sans compter d’autres effets délétères à moyen et long terme. D’abord vous allez créer des pouvoirs de monopole au niveau local, la concurrence étant souvent étrangère, donc cela augmentera les prix. Ensuite, vous allez empêcher vos citoyens d’avoir accès aux meilleurs produits, car vous allez les limiter à l’offre nationale. Puis vous allez brider l’innovation : quand elles font face à moins de concurrence, les entreprises innovent moins, car elles n’ont pas envie de se 'cannibaliser', c’est-à-dire remplacer les produits existants par d’autres bien.’’

 

De toutes les façons, la croissance terriblement exponentielle à venir de tous les coûts de transport, impliquera des économies de proximité sans qu'il faille recourir à quelque protectionnisme que ce soit …

 

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De Romain Badouard à propos du terrorisme du hashtag de Twitter :

 

"Beaucoup de ces mobilisations reposent sur une intimidation collective consistant à faire taire l’adversaire par la pression du nombre. Ce sont des méthodes qui étaient celles de l’extrême-droite et qui sont aujourd’hui utilisées par ceux qui se veulent progressistes. Parce qu’elles placent les individus sous la menace d’une disqualification unilatérale, ces campagnes conduisent à ce que l’on appelle le social cooling, une sorte de refroidissement relationnel où, pour ne pas être l’objet de la réprobation de la masse, on finit par ne plus dire ce que l’on pense."

 

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De Stephen Smith (in : "La ruée vers l'Europe") :

 

"La migration massive d'Africains vers l'Europe n'est dans l'intérêt ni de la jeune Afrique, ni du vieux Continent. (…) le défi pour l'Afrique contemporaine n'est pas son trop-plein de jeunes, mais sa pénurie d'adultes."

 

L'Afrique aura besoin de ses jeunes talents pour se construire et s'assumer.

L'Europe, largement robotisée, n'aura pas besoin de beaucoup de nouvelle main-d'œuvre (sauf hautement spécialisée) pour compenser ses déficits démographiques (qui sont un avantage plus qu'un handicap, frugalité oblige).

De plus, toutes les aides au développement de l'Afrique venant d'Europe ont été détournées et dévoyées, et n'ont jamais donné le moindre résultat. L'Afrique doit devenir autonome et s'appuyer sur sa jeunesse pléthorique. Mais c'est plus facile à écrire qu'à faire tant le miroir aux alouettes véhiculé par la télévision et la Toile fascinent des jeunes qui veulent "vivre autrement tout de suite" … même si leur désillusion sera immense.

En ce sens, Jean-Marie Mollo Olinga écrit : "Dans une certaine imagerie populaire africaine, Paris ne représente pas moins que le paradis terrestre ; le lieu de concrétisation de toutes les idées de bonheur. C’est la panacée de la misère. Que de rêves pourtant se sont brisés contre ce miroir aux alouettes !"

 

Stephen Smith envisage cinq scénarii :

  1. L'Eurafrique : les migrations massives sont acceptées et induisent l'effondrement des systèmes sociaux, le métissage généralisé, la crétinisation globale et le délabrement économique.
  2. L'Europe-forteresse : le refus quasi systématique de toute immigration induira des systèmes douaniers et policiers terriblement offensifs (et chers), des patrouillages systématiques en Méditerranée, la condamnation et la poursuite des ONG "humanitaires", (on se souvient aussi du désastre que fut le "rideau de fer" entre est et ouest) …
  3. La dérive maffieuse : l'immigration clandestine est organisée par association des "seigneurs de la guerre afro-maghrébins" et des proxénètes et trafiquants européens, avec, pour conséquence, une montée à la fois policière et sécuritaire pour un combat sans merci contre l'immoralité …
  4. Le retour au Protectorat : l'Europe met l'Afrique sous tutelle et va régler le problème "à sa source" dans une néo-colonisation politique, partielle et variable d'un pays africain à l'autre …
  5. La politique de bric et de broc : l'Europe organise un panachage des quatre scénarii précédents en fonction des situations et des opportunités …

 

Pour ma part, seul la quatrième scénario du "retour au protectorat" peut être réellement efficace face à l'incapacité de l'Afrique à se gérer elle-même (comme le prouvent à souhait les cinquante années passées depuis la décolonisation, ou la déliquescence rapide et profonde de l'Afrique du Sud depuis l'abdication du pouvoir blanc).

Donner une usine ou une ville aux Africains, ils en font une ruine ou un taudis en vingt ans.

 

Mais de toutes les façons, aucun des quatre derniers scénarii, seuls aptes à préserver l'identité, le modèle et les valeurs européens, ne pourra être mis sérieusement en œuvre sans passer par la case de la totale intégration fédérative profonde des actuels Etats européens. L'Europe doit impérativement devenir une entité continentale, unitaire et unifiée, où seront diluées et fondues les entités nationales.

 

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Dans "Gaudete et exsultate", la Pape François remet la Sainteté (et l'aspiration et le chemin vers la Sainteté) au centre du paysage catholique.

Mais qu'est-ce que la "Sainteté", en sens général du terme et aux yeux de la spiritualité universelle ?

Simplement l'aristocratisme spirituel des initiés accomplis qui consacrent toute leur existence au service du Divin que celui-ci soit considéré comme immanent ou transcendant.

Cependant, le Pape, dans la triste tradition catholique, refuse cet aristocratisme et dissocie la Sainteté à la fois de la Gnose (une "spiritualité désincarnée", affirmation de l'intelligence) et de l'Ascèse ("néo-pélagianisme", salut par le seul mérite de nos "œuvres" personnelles).

Il réaffirme la Sainteté par les seuls chemins de la Charité et de la Grâce, ce qui irritait déjà la Modernité, mais qui disqualifie définitivement le catholicisme aux yeux du nouveau paradigme.

Poser Dieu en distributeur de grâces et poser l'homme en distributeur d'amours, voilà qui est proprement infantile.

Ce Pape réduit le christianisme aux Béatitudes (Matthieu : 5;3-12 - écrit vers +85) qui est l'enseignement le plus démagogique et populiste qui soit (dans la ligne de la propagande paulinienne visant à "convertir" les laissés-pour-compte de l'empire romain contre les Juifs). Voilà bien la source ultime de l'idéologie socialo-gauchiste comme l'avait parfaitement perçu et compris Nietzsche.

 

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De Friedrich Nietzsche :

 

"Il faut protéger les forts contre les faibles."

 

Traduction : il faut protéger le génie et le long-terme contre le suffrage universel et le crétinisme des masses.

Et Bernard-Henri Lévy d'ajouter :

 

"Et quand il dit faiblesse, Nietzsche ne pense évidemment pas à la vulnérabilité des humiliés, des déglingués, des désorientés, des irréguliers, des paumés. Le faible, c'est l'homme de la rancune et du ressentiment. De la volonté de vengeance et de la haine. C'est l'homme des petites passions, des passions négatives, des passions tristes. C'est l'homme du rien, voulant le rien, sans esprit ni conscience. C'est l'homme qui est déjà rongé par la lèpre de la mort et dont la marche en avant ressemble à une noyade."

 

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Goethe fait dit au Méphistophélès de son "Faust" :

 

"Je suis l'esprit qui toujours nie."

 

C'est très exactement cela qu'on appelle la "gauche". Le nihilisme érigé en système au nom d'une phraséologie idéalisante et bouffonne. La "lutte" … Être "contre" … Le mythe de la révolution et de l'idéologie … de l'idéal … de l'idéalisation … La sempiternelle négation du Réel et de la nature de la Nature et de l'humain.

Nier les différences vivantes au nom d'un égalitarisme mortifère …

Nier le mérite contre la médiocrité … Nier l'intelligence contre le crétinisme …

 

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De Roger Scruton :

 

"C'est exactement l'idéologie au sens marxiste : il s'agit de décrire la réalité pour la posséder par la langue"

 

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Il n'y a jamais eu la moindre "science" arabe médiévale ; seulement le pillage systématique et éhonté des sciences grecques, indiennes et persanes d'avant l'Islam que l'occident ignorait ou avait oubliées.

Les arabes étaient - et sont encore - des illettrés (comme Mu'hammad) sortis d'un désert avec, pour seule intelligence, une épée de haine.

 

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De Tariq Krim (fondateur de www.dissident.ai ):

 

"Au départ, le Web était un outil de liberté et d'émancipation ; c'est devenu un espace confiné où nous sommes surveillés en permanence. (…) Le passage à l'intelligence artificielle oblige la Silicon Valley à renier l'un de ses fondements idéologiques, à savoir l'idée que l'ordinateur  est un outil d'émancipation individuelle. Elle considère désormais que la machine peut prendre de meilleures décisions que les êtres humains. (…) C'est une quête quasi religieuse."

 

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Dieu (que Victor Hugo appelle : "Celui qui vit") est-il muet ?

Oui ! Le silence est son domaine.

Il ne parle pas aux oreilles mais bien à l'esprit.

Il ne parle pas avec des mots, mais il jette des éclairs invisibles.

Il ne parle pas ; il offre ses résonances.

 

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Dès qu'il parle de Dieu, l'humain ne sculpte que des idoles.

 

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Bien trop peu d'humains deviennent des hommes.

 

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Dieu n'est pas un Être ; Dieu est une question !

 

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Le 29/05/2018

 

Le "peuple" ? Le fonds de commerce ou l'alibi des apprentis dictateurs.

Voyez Poutine, Erdogan, Mélenchon, Chavez, …

 

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Un fasciste pour un Italien, c'est un socialiste mussolinien.

Un fasciste, pour un socialiste, c'est tout qui n'est pas socialo-gauchiste.

Allez comprendre …

 

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De Marc Pritchard, directeur marketing de Procter & Gamble :

 

"Une grande partie de la publicité digitale est investie en pure perte."

 

Il y a mieux et plus à dire : la publicité non seulement ne sert à rien, quel qu'en soit le support, mais elle est nocive. Elle est de la pollution informationnelle, elle est une nuisance psychique.

 

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Dans la Trinité chrétienne, l'Esprit est la semence divine qui féconde le ventre de Marie/Myriam, la vocation de Jésus/Yéhoshouah au Jourdain et celles des Apôtres à la Pentecôte/Shavouot.

L'Esprit (la Grâce) descend de Dieu vers les hommes et le Christ (le Salut) monte des hommes vers Dieu.

De là, il vient qu'il ne peut y avoir de Trinité sans Binarité préalable : il faut deux mondes distincts pour qu'il puisse y avoir ce double mouvement ascendant et descendant.

Ou bien cette Binarité spirituelle est un dualisme ontique (qui fonde le catholicisme chrétien) ce qui est l'option exotérique permettant l'universalisme du Salut.

Ou bien cette Binarité spirituelle est une bipolarité existentielle  entre condition profane et quête initiatique, séparées par un saut de conscience, ce qui est l'option ésotérique impliquant un aristocratisme spirituel (qui fonde le maçonnisme chrétien du R.:E.:R.:).

 

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Ni causalisme, ni finalisme !

Intentionnalisme.

 

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Le 30/05/2018

 

La "science" économique, ce n'est que de l'idéologie déguisée en astrologie. Des conjectures empilées les unes sur les autres qui n'ont jamais réussi ni à prévoir ni à anticiper quoique ce soit.

 

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D'un anonyme sur la Toile :

 

"La transition énergétique est une impossibilité physique que n'ont toujours pas comprise nos chers économistes. A chaque commentaire sur l’énergie je dois revenir sur les fondamentaux (Carnot) loi de la conservation d’énergie (on ne peut pas créer, ni détruire l’énergie) de la même manière que vous ne fabriquerez pas un électron, une molécule ou du minerai de fer, vous ne fabriquerez pas d’énergie. Toutes les énergies utiles à l’homme viennent de transformation d’énergies primaires présentent sur notre planète. (lumière, chaleur, vent, pluie, vagues, marées, courants, géothermie, nucléaire, pétrole, charbon, gaz et la biomasse). Pas de nouvelles énergies!!! Tous les modes de transformation sont dépendants du pétrole, vous devriez savoir qu’il n’y pas de transformation sans énergie, ni énergie sans transformation!!! et toutes les énergies sont dépendantes du pétrole pour leur fabrication, installation et maintenance (matières premières, transport etc.) avec la fin de l’accès au pétrole vous n’aurez plus d’énergies disponibles que ce soit pour le nucléaire ou les renouvelables, indépendamment de la technologie. En agriculture par exemple vous remplacez l’énergie des machines agricoles par quelle autre énergie, sachant qu’aujourd’hui il vous faut en moyenne 100l/ha de diesel, et des phosphates irremplaçables dont le pic est prévue dans une vingtaine d’années? Juste un exemple pour les éoliennes, complètement durable et soutenable ?"

 

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Personne encore n'ose vraiment regarder bien en face avec lucidité cette évidence que la raréfaction des hydrocarbures, dans les vingt ans qui arrivent, impliquera l'effondrement du transport et imposera une civilisation de la proximité.

Finies les délocalisations. Finies les exportations et importations non indispensables. Finis les voyages d'agrément et fini le tourisme lointain. Finie la mondialisation. Finie l'aviation. Finie les théories de camions et de navetteurs à l'entrée des villes. Finis les embouteillages et les voitures individuelles. Finis (enfin) tous les "sports" à moteur, sur terre, sur l'eau et dans les airs.

Nous allons vers une civilisation désurbanisée et immobile, silencieuse et réticulée. Une civilisation des terroirs.

 

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On ne fabrique pas de l'énergie ; on l'extrait et on la transforme, mais on ne la fabrique pas. Et pour réussir à l'extraire efficacement et à la transformer optimalement, il faut consommer des ressources non renouvelables de plus en plus rares. Et il faut en consommer en quantité d'autant plus grande que la source énergétique est de haute entropie c'est-à-dire de mauvaise qualité (comme l'est l'énergie solaire, par exemple).

Bientôt, toutes les sources d'énergie de haute qualité (en gros le charbon, les hydrocarbures et l'uranium que la Terre aura mis des milliards d'années à patiemment accumuler) seront taries. Il faudra alors nous contenter des sources énergétique de mauvaise qualité (le solaire et ses dérivés comme l'éolien) sans jamais oublier que pour transformer de l'énergie solaire ou éolienne en énergie utilisable par l'homme et ses activités, il faut recourir à des installations très onéreuses et peu performantes qui consomment énormément de ressources non renouvelables.

Oui, au cas où la chose ne serait pas claire, nous sommes bien au centre d'un parfait cercle vicieux.

Il n'y aura jamais de transition énergétique. Il doit y avoir une baisse colossale de toutes les consommations dans les deux ou trois décennies qui viennent.

Il faudra que nous réapprenions à vivre avec très peu d'énergie disponible (standard de 1926 lorsque l'humanité atteignit 2 milliards d'âmes). Hors de là, point de salut !

 

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De Paul McCartney :

 

" And in the end, the love you take is equal to the love you make."

 

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De Jim Morrison ("The Doors") :

 

"This is the end

Beautiful friend

This is the end

My only friend, the end

 

Of our elaborate plans, the end

Of everything that stands, the end

No safety no surprise, the end

I'll never look into your eyes... again"

 

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Pour la sortie de mon livre "L'Imaginaire - Le propre de l'homme", l'éditeur Transition en a fait la présentation suivante (à mon insu) :

" L'homme est une erreur de la Nature, un animal inadapté à la vie sauvage qui n'a survécu que par l'émergence d'une faculté psychique originale : l'imagination, cette faculté qui lui permet de se représenter autre chose que ce qui existe autour de lui ou dans sa mémoire, de se figurer un monde qui n'existe pas, ou pas encore. Par l'imagination, il peut anticiper le danger à venir, l'esquiver ou le fuir. Mais par l'imagination, il peut aussi s'inventer d'autres mondes étrangers au monde réel faisant naître les utopies, les idéologies, les au-delàs, les arrières mondes. Ceci nous conduit à explorer les diverses formes de l'imaginaire : celui de la rêverie et du rêve, l'imaginaire artiste, l'imaginaire philosophique et scientifique, l'imaginaire religieux et mystique, l'imaginaire amoureux (et ses phantasmes), etc. Au fond, qu'est-ce que penser sinon imaginer des formes et des rapports, des assemblages et des fusions sur base de fragments de réel plus ou moins bien perçus par l'entremise de nos sens ? L'objet de ce livre est d'explorer les mystères des mondes imaginaires et des processus imaginatifs. Relever leur rapport avec la mémoire puisqu'il est impossible d'imaginer autre chose que des agrégats diversement organisés de choses déjà connues parce qu'elles ont été perçues ou conçues par le passé. Partons à la découverte de ce qui nous caractérise du reste de la Création."

 

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De Georges Bernanos :

 

"Je dis que vous posez le problème de travers, parce que le mal n'est pas dans les machines, il est ou sera dans l'homme que la civilisation des machines est en train de former. La machine déspiritualise l'homme, en même temps qu'elle accroît monstrueusement son pouvoir. Il y a là une contradiction qui fait frémir. C'est à l'homme (…), plus que jamais enclin à se croire un animal irresponsable, que vient d'être donné le secret (…) et le moyen de détruire son espèce tout entière."

 

Ce texte de Bernanos, écrit au Brésil entre juillet 1946 et juillet 1947, n'a pas pris une ride. Tout au contraire, il est de la plus cuisante actualité avec l'avènement du Big Brother GAFA, du Big Data, des "réseaux sociaux", de l'assuétude numérique, de l'enlisement dans le virtuel, de l'infotoxication, etc …

 

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La technologie comme la bureaucratie (cfr. Michel Crozier) ou le financiarisme - et comme le cancer - sont autoréférentiels (ils ne se préoccupent que d'eux-mêmes et de leur développement le plus rapide possible) et autoproliférants (ils puisent sans frais dans le corps qu'ils occupent, les matériaux et l'énergie nécessaires à leur prolifération).

La technologie, la bureaucratie, le financiarisme et le cancer n'ont aucune autre idée en tête que de proliférer pour proliférer, et de s'immiscer dans les moindres recoins du corps social qui les accueille, afin de le ronger, de s'en nourrir.

 

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La complication des machines humaines restera toujours inapte face à la complexité du Réel.

Toute technologie artificielle stagnera éternellement sur un échelon de complexité très inférieur à celui de la cosmologie réelle.

Tant que l'Artificiel demeure au service du Réel, malgré les innombrables accidents à craindre, rien de cataclysmique n'est à redouter. En revanche, comme c'est la cas aujourd'hui, lorsque l'orgueilleuse technologie a la prétention de faire "mieux" que le Réel (dont elle n'est qu'une insignifiante manifestation parasitaire), de corriger le Réel, de transformer le Réel au service d'elle-même, d'abord, et au prétexte de puériles et débiles aspirations humaines (immortalité, éternelle jeunesse, non vieillissement, bonne santé garantie, intelligence augmentée, …), alors le pire n'est plus très loin !

 

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Pour mettre les mots à l'endroit …

Le capitalisme est une technique financière permettant à des capitaux privés de financer des investissements entrepreneuriaux et d'en être rémunérés, à la fois, en fonction des résultats obtenus et du risques encourus.

Le libéralisme est une doctrine socioéconomique qui s'oppose radicalement à l'étatisme et au socialisme, et qui promeut la libération des projets socioéconomiques des communautés de vie.

Le financiarisme est la déviance spéculative du capitalisme, qui consiste à faire artificiellement de l'agent avec de l'argent au travers de subtils jeux de paris et de promesses.

Contrairement à ce que rabâche la vulgate socialo-gauchiste, l'étatisme et le financiarisme s'entendent comme larrons en foire contre le capitalisme entrepreneurial et contre le libéralisme.

 

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Un jour, sans doute, on comprendra qu'il n'y a qu'une différence infime entre le libéralisme des Alexis de Tocqueville, Friedrich von Hayek ou Raymond Aron et l'anarcho-syndicalisme des Pierre Joseph Proudhon ou Pierre Kropotkine.

 

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Je voudrais voir les éditeurs français promouvoir des livres plutôt destinés à un public cultivé (et non érudit), émancipé de la glu de la médiocrité des modes "culturelles" (les romans traduits parce que best-sellers dans leur pays d'ignares), de la vulgarisation vulgaire, de la tyrannie des vedettes médiatisées qui font vingt bouquins sur le même thème qui, lui-même, tient en deux pages, des mémoires et confessions de tous ces pitres qui ont eu un quart d'heure de gloire et qui raclent bien bas ….

L'intelligence francophone mérite mieux que ça.

 

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Il faut que cesse "la grande mascarade humaniste et progressiste qui plombe les débats actuels".

 

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[1] C'est cette troisième voie qui fut celle de Nietzsche (en précurseur) et que n'a pas du tout comprise Philippe Granarolo dans son essai : "Nietzsche - Cinq scénarios pour le futur".

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Le Tome 17 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (à télécharger gratuitement)