Tisserand de la compréhension du devenir
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Actualité - De l'Etre au Devenir - Novembre 2019

Dernier mois du Journal philosophique et spirituel de Marc Halévy.

Le 01/11/2019

Le 31 octobre, c'est Halloween, une fête irlandaise (celte, en fait) exportée aux Etats-Unis où elle s'est développée en toute inconnaissance de cause sous la forme d'une cavalcade pour enfants assortie de moult "Trick or treat" … , puis réimportée en Europe où elle est devenue une grotesque gaudriole pour adolescents attardés en manque de déguisements ; cette fête celtique marquait le nouvel-an, jour unique où le monde des vivants et le monde de l'au-delà entraient en communication.

Le 1er novembre, la Toussaint est une fête spécifiquement catholique qui commémore "tous les saints" connus et inconnus non fêtés lors des 364 autres jours. Elle commémore aussi tous les martyrs occis à cause de leur foi.

Le 2 novembre, les catholiques célèbrent la "fête des morts" où chaque famille se rend sur la tombe des siens décédés afin de la fleurir.

Je rappelle ces trois fêtes juste pour souligner l'amalgame épouvantable fait par notre époque absurde, sans mémoire ni tradition, qui a détourné ses commémorations pour en faire des moments ludiques dont la puérilité le dispute à la bêtise.

*

Avec Aristote, la cosmologie renaît. L'anthropologie recule.

On assiste, avec le Stagirite, à un vaste et magnifique retour au naturalisme des présocratiques ioniens et éléates.

Aristote s'intéresse à nouveau à la physique et à la métaphysique (dont le nom est inventé par ses disciples qui avaient classé ses écrits métaphysiques "après" (méta en grec) ceux sur la physique). En fait, Aristote s'intéresse à tout ce qui est réel, à tout ce qui concerne le Réel : physique, métaphysique, cosmologie, éthique, politique, esthétique, logique, noologie, astronomie, botanique, zoologie, minéralogie, technique, poétique, rhétorique, … Il s'intéresse à tout, étudie tout, écrit sur tout.

Mais il rejette vigoureusement le dualisme et l'idéalisme tant de Pythagore que de Platon. Avec Aristote, on assiste à un retour à l'Unité cosmologique, métaphysique et spirituelle : l'aristotélisme est un monisme.

On peut aussi considérer Aristote comme le premier rationaliste au sens dur de ce terme. Son rationalisme est intégral et laisse peu de place à la spiritualité et encore moins à la mystique.

Cinq termes philosophiques caractérisent Aristote : monisme, naturalisme, empirisme, rationalisme et réalisme.

 

Aristote divise le domaine de la connaissance en trois : la connaissance théorétique, spéculative ou contemplative liée à toutes les sciences (métaphysique, physique, mathématique, etc …), la connaissance pratique liée à l'action (politique, éthique, etc …) et la connaissance productive liée à toute fabrication (techniques, agriculture, rhétorique, poétique, etc …). Ces trois domaines de connaissance sont tous animés par une méthodologie qu'Aristote appelle la "logique" et qu'il explicite dans l'Organon.

C'est évidemment la connaissance théorétique qui nous intéressera ici.

 

Aristote introduit un distinguo crucial qui alimentera bien des discussions philosophiques, des siècles durant. Il distingue le sensible (ce qui est perçu par les sens) et l'intelligible (ce qui est conçu par l'intellect). Mais, tout de suite après ce distinguo capital, il s'insurge contre Platon qui les avait séparés en deux mondes (celui des Idées intelligibles et celui des Objets sensibles) et il pose que le sensible et l'intelligible sont les deux faces complémentaires de la même médaille cognitive. L'une ne peut rien sans l'autre.

 

La cosmologie aristotélicienne ne vise pas à exploiter la Nature, mais à la contempler (pourvu que nous puissions retrouver cette sagesse !). Elle n'est pas dualiste ou duale, mais bien clairement bipolaire : il y a, à la périphérie du monde, le pôle supralunaire où évoluent les astres, et, au centre du monde, il y a le pôle sublunaire dont le cœur vivant est la Terre (qu'il sait parfaitement être sphérique) où vivent végétaux (doué de puissance vitale), animaux (doués de puissances vitale et sensible) et humains (doués de puissances vitale, sensible et intellective).

Le monde supralunaire est soumis à la perfection géométrique ; le monde sublunaire est évolutif, voire chaotique.

Aristote affirme donc un Kosmos : un univers organisé et un Ordre global, hiérarchisé. Trop hiérarchisé, sans doute … mais le modèle pyramidal était, à son époque, le plus riche et le plus expédient, le plus directement utilisable. Abstenons-nous de procès anachroniques.

 

Aristote ne se contente jamais de la seule question du "comment". Il pose toujours la questions du "pour-quoi". Pour-quoi se qui se passe, se passe-t-il ? IL n'y a jamais d'effet sans cause, veut la logique aristotélicienne. Et Aristote, avec une sagacité fulgurante, établit une théorie quaternaire des causes.

Tout ce qui arrive, du plus insignifiant au plus grandiose, possède quatre causes. Pour le faire comprendre, reprenons la métaphore de la construction d'une maison. Que faut-il, comme moteurs, pour qu'une maison existe à un moment donné ?

  1. Il faut d'abord un désir, une envie, un souhait, un projet, … : c'est la cause finale.
  2. Il faut ensuite une esquisse, un croquis, un plan d'ensemble, un plan de détails, … : c'est la cause formelle.
  3. Il faut encore un terrain, des madriers, des pierres, des ardoises, du plâtre, du mortier, … : c'est la cause matérielle.
  4. Il faut enfin un chantier des ouvriers compétents, un chef de travaux diligent, des talents des compétences, des savoir-faire, … : c'est la cause efficiente.

Chaque réalité possède ces quatre causes. Le causalisme déterministe l'a oublié et croit que la seule cause de tout ce qui se produit, est une cause initiale.

La cause du bris de la fenêtre de la chambre de Virginie, n'est pas seulement que l'énergie cinétique du méchant caillou que Paul a lancé par rage et dépit amoureux, est supérieure à l'énergie de liaison des molécules de verre dans la vitre … Ce serait trop simple. Pour-quoi Paul et Virginie vivent-il dans la même ville et au même moment ? Pour-quoi sont-ils tombés amoureux ? Pour-quoi Virginie s'est-elle lassée ? Pour-quoi Paul est-il sujet à la colère et à la violence ? Pour-quoi Paul est-il allé du côté de la maison de Virginie ? Pour-quoi la chambre de Virginie donne-t-elle sur la rue ? Pour-quoi y a-t-il, juste là, un caillou sur le trottoir ? Pour-quoi Paul vise-t-il juste ? Pour-quoi la fenêtre de la chambre de Virginie est-elle fermée et non pas ouverte ? Etc …

La théorie de la causalité globale, telle que l'esquisse Aristote, est infiniment plus riche et pertinente, que le causalisme déterministe qu'a préféré le mécanicisme.

 

Un point mérite amplification.

Le point de départ du processus de création et de réalisation de la maison de notre métaphore, est la cause finale : le projet, l'intention, le désir. Si cette cause finale n'existe pas, rien ne se passe.

Cela est vrai dans le sphère humaine. Evidemment. Pour que quoique ce soit se réalise, il faut d'abord en avoir le projet, l'intention et le désir.

Cela est autant vrai dans la sphère cosmique : l'évolution globale de l'univers requiert l'existence préalable d'une intention, d'un projet, d'un désir, d'une volonté. Et voilà que s'esquisse le fondement ultime du Logos aristotélicien.

Le Logos est appelé, par Aristote, le "moteur immobile" ou le "moteur premier" : il meut toute chose sans être lui-même mû par quoique ce soit.

Mais, nous le développerons plus loin, il ne faut surtout pas confondre "finalisme" (atteindre un but prédéterminé, y compris par n'importe quel moyen, même le plus inavouable) et "intentionnalisme" (rencontrer le Réel, dans chaque instant présent, pour y cueillir les opportunités permettant de s'accomplir pleinement).

L'intentionnalisme n'est pas un finalisme.

L'Intention est une tension intérieure qui doit être dissipée (au sens de Prigogine) ; une impulsion permanente qui pousse de l'intérieur ; un moteur immobile (au sens d'Aristote) ou, plutôt, permanent ; une ascèse (une discipline intérieure, donc) ou, mieux, une règle ascétique qui cultive la voie la plus riche chaque fois qu'un choix s'impose ; un quête permanente qui anime (une âme, donc) la vie intérieure sans chercher un objet particulier, mais plutôt l'état le plus accomplissant.

L'intentionnalité, au sens métaphysique (mais pas au sens de la phénoménologie de Husserl), traduit une sorte de vitalité pure, sans objet ni but, une profonde tension intérieure (in-tension) qui cherche à s'exprimer et à se réaliser par tous les moyens possibles dès qu'une opportunité s'en présente.

L'intentionnalité, en tant que vitalité pure, exprime alors une inextinguible envie de vivre pleinement tout ce qui offre une possibilité d'accomplissement.

 

Le Logos aristotélicien n'est pas seulement ce "moteur immobile" qui pousse tout ce qui existe à s'accomplir (qu'Aristote appelle l'entéléchie et que Spinoza appellera le Conatus). Il est aussi une logique d'accomplissement optimal ou économique, ce que résume fort bien la phrase d'Aristote lui-même (dans son traité sur "Les Animaux") : "La Nature ne fait rien en vain ni rien qui soit superflu".

 

Spirituellement parlant, le Réel, selon Aristote, est un processus infini en voie d'accomplissement (principe entéléchique), mû par un moteur éternel et immobile (le Logos), et soumis à des règles d'économie, d'optimalité et d'utilité.

Nous sommes là face à un monisme (Unité) processuel (Evolution) et ordonné (Ordre). La cosmologie aristotélicienne a retrouvé ses trois piliers de base.

Spirituellement, toujours, la métaphysique aristotélicienne pose quatre éléments universels matériels (Feu, Air, Eau et Terre) et un cinquième élément (Ether) qui est immatériel et qui fonde le Divin, partout immanent en tout, qui englobe et transcende tout ce qui existe.

L'immatérialité est première et fonde la matérialité.

Pour Aristote, il y a synonymie totale entre le Dieu, le Divin, le Logos et le moteur immobile.

Et de ce Dieu, rien ne semble pouvoir être dit, hors ce qu'il n'est pas : méthode provisoirement apophatique, donc.

 

Une parenthèse …

Ce qui me frappe, c'est que les deux paradigmes médiévaux qui ont précédé le paradigme moderniste, on été, le premier, platonicien (le paradigme christique du haut-moyen-âge) et le second aristotélicien (le paradigme féodal du bas moyen-âge).

Ce qui me frappe surtout (nous y reviendrons plus loin), c'est que les cinq siècles de la modernité qui fut globalement platonicienne (dualiste et idéaliste) et qui meurt sous nos yeux, ont été alternativement platoniciens et aristotéliciens …

Le 16ème siècle a été platonicien : idéalisme, humanisme, …

Le 17ème siècle a été aristotélicien : Galilée, Descartes, Spinoza, …

Le 18ème siècle a été platonicien : les utopies et uchronies du philosophisme …

Le 19ème siècle a été aristotélicien : positivisme, scientisme, technologisme, progressisme, …

Le 20ème siècle a été platonicien : idéologies et idéologisme, socialisme et populisme, nihilisme, …

 

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D'Hippolyte Taine :

 

"Le vice et la vertu sont des produits, comme le vitriol et le sucre."

 

Pour le dire autrement, l'axiologie suit la téléologie et non l'inverse (comme la culture suit la nature et comme la psychologie suit la physiologie) : l'éthique se forge à l'intérieur du projet. Sans projet, point d'éthique. C'est le cas en Europe (et sans doute ailleurs) aujourd'hui.

 

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Un peu partout - France, Hong-Kong, Argentine, Chili, Algérie, Irak, Liban, Equateur, Bolivie, Catalogne, … soit, essentiellement dans le Latinoland (Catalogne comprise) et l'Islamiland (France comprise) - les "classes moyennes" entrent en rébellion et descendent dans la rue.

Quelle en est la raison ? Les pays concernés ont tous raté le virage de la contre-financiarisation, de l'après-mondialisation et de l'après-industrialisation, et les "classes moyennes" qui sont, comme l'étymologie le confirme, les catégories sociales médiocres (genre "gilets jaunes") pleurnichent sur la fin de l'abondance, des assistanats et de l'Etat providence. Elles n'ont pas fini de sécher leurs larmes …

C'est la montée des ressentiments comme l'avait prévue Nietzsche.

 

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De Carlo Strenger, philosophe israélo-français :

 

"(…) il faut bien comprendre que le multiculturalisme a ses limites et que les sociétés ont besoin d'un plus petit dénominateur commun pour pouvoir fonctionner sur le plan social et politique. (…) Il n'y a rien d'illégitime à se demander dans quelle mesure des immigrants qui rejettent les principes fondamentaux d'une société démocratique libérale, comme l'égalité des sexes, peuvent s'intégrer à ces démocraties."

 

Comme il le dit lui-même, l'islamisme n'est pas compatible du tout avec la civilisation helléno-judéo-chrétienne, ni en Europe, ni ailleurs. Dont acte !

 

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A Alexandrie surgit ce que l'on appelle, erronément, le néo-platonisme qui, en fait, n'a pas grand' chose de platonicien, mais qui est le résultat magnifique de l'hybridation de l'aristotélisme et du mysticisme[1].

 

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Le 02/11/2019

 

De Mathieu Bock-Côté :

 

"Un homme n’est pas (encore) une femme. Tout le génie du progressisme consiste à faire passer pour des bêtises réactionnaires le simple rappel des évidences éternelles."

 

Hors le mot "progressisme" qui n'a plus aucun sens (la bêtise n'est pas un progrès) et qu'il faudrait remplacer par "égalitarisme" forcené ou par "indifférencialisme" aveugle, le rappel de ces évidences basales devient de plus en plus urgent et nécessaire. Par exemple que le naturel induit le culturel et que le physiologique induit le psychologique. Par exemple que la reproduction sexuée est une astuce génétique géniale qui n'a rien à voir avec les galipettes ou les fantasmes de quelques tordus sans intérêt.

 

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Le stoïcisme affirme que la perfection du Réel n'est pas ailleurs (Platon) ou plus tard (Aristote), mais qu'elle est actuelle à chaque instant. Le monde ne pourrait pas être mieux qu'il n'est ici et maintenant ; il a la plénitude permanente de sa propre perfection possible. L'idée sera reprise par Leibniz, bien plus tard … et moquée, encore plus tard, par le pénible Voltaire dans son "Candide".

L'Evolution du monde n'est pas à la recherche d'une future perfection idéale et largement fantasmée ; elle vise à la réalisation de toutes les perfections potentielles déjà là.

IL faut alors bien voir que cette posture stoïcienne rend totalement caduque la dualité factice entre "perfection" et "imperfection". La notion même de perfection disparaît et doit être remplacée par celles, complémentaires, d'accomplissement et d'optimalité. La position stoïcienne exprime alors que le monde, ici et maintenant, est toujours dans son état d'accomplissement optimal et qu'il ne pourrait pas être plus accompli qu'il n'est. La dynamique cosmique vise un perpétuel enrichissement et approfondissement de l'accomplissement du Kosmos et, donc, du Logos que ce Kosmos manifeste. Le problème n'est pas de savoir si Dieu est parfait (Platon) ou imparfait (Aristote), mais de comprendre que Dieu est perpétuellement en voie d'accomplissement de lui-même.

 

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D'Ariane Bonzon, dans la "Revue des deux Mondes" :

 

"L’engouement de nombreux franco-maghrébins pour Erdogan.

Ils vivent en France et leur 'héros' s’appelle Recep Tayyip Erdoğan. Pourtant, ils ne sont ni turcs ni même franco-turcs, mais français, musulmans, d’origine maghrébine. Erdoğan, c’est celui qui 'tient tête aux sionistes et à Israël' et qui défend les musulmans. C’est ainsi en tout cas qu’il est vu au sein des classes sociales d’origine immigrée qui se sentent souvent exclues de la société française et auxquelles il fournit une légitimité.

 

Il ne faut plus que ces populations se sentent exclues ; il faut les exclure, définitivement.

 

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Le 04/11/2019

 

Coups de klaxon et appels de phares …

Venant d'une conductrice : signes de peur … Venant d'un conducteur : signes de rage …

 

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La métaphysique ne peut prendre sens qu'en remplaçant partout "Être" par "Réel".

La métaphysique est l'étude du Réel en tant que Réel.

Heidegger : "l'Réel et le temps".

Sartre : "Le Réel et le néant"

Etc …

L'Être est une idée et un concept vides.

 

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Partout il faut remplacer "néolibéralisme", "hyper-libéralisme" ou/et "capitalisme" par "financiarisme". Alors beaucoup de discours peuvent prendre sens et sauver les faits réels de la stupide distorsion exercée par les idéologies socialo-gauchistes et antilibérales.

 

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Le financiarisme, c'est l'hypertrophie de l'économie spéculative qui ne produit aucune valeur d'utilité mais seulement des transferts de capitaux monétaires, au détriment de l'économie réelle, matérielle ou immatérielle.

Le libéralisme combat, à la fois, l'étatisme et le financiarisme dont la collusion n'est plus à démontrer.

 

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Le 05/11/2019

 

L'obsession morbide de l'ultra-gauche américaine, surtout sur ces campus de "sciences humaines" phagocytés de belle lurette par le gauchisme, est qu'il leur est insupportable qu'une personne ou un groupe de personnes (une minorité, donc) puisse être "dominée" (c'est leur mot) par une autre personne ou un autre groupe de personne.

La binarité simpliste (qui est le socle de toute idéologie) se pose entre les "victimes" (souvent imaginaires) et les "dominants" (toujours fantasmés).

En gros, le portrait-robot du "dominant" c'est le mâle, blanc, hétérosexuel,  de culture helléno-judéo- chrétienne, néolibéral, diplômé, travailleur, bourgeois, attaché à la famille,  … bref l'humain normal, de Vladivostok à Ushuaïa … qui ne demande rien aux autres si ce n'est de lui fiche la paix !

Bien sûr, toute cette phraséologie absurde des "dominophobes" tourne autour du sens que l'on donne au verbe "dominer". Qu'est-ce que "dominer" ? Par rapport à quoi ? Dans quel but ? Avec quelles méthodes ?

On retombe toujours sur la métaphore de Hegel concernant "le maître" et "l'esclave". Qui domine qui, en réalité ? Et il semble bien évident que cette infime minorité des dominophobes, s'appuie sur les "victimes" supposées ou imaginaires, pour tenter de dominer l'immense majorité de ceux que ces fantasmagories ne concernent pas. Ces dominophobes contrôlent déjà bien des médias ( sociaux ou pas) et dominent la "bien-pensance" grâce à  une pirouette aussi infantile que délétère : si vous ne devenez pas "dominophobe", c'est que vous êtes dans le camp des oppresseurs et que vous êtes donc raciste, machiste, féminicide, homophobe, islamophobe, et tous les "phobes" que l'on peut s'inventer.

Dans toute situation humaine, il y a toujours des gens, plus doués, qui dominent cette situation et d'autres, plus médiocres, qui la subissent.

C'est vrai dans les micro-actes de la vie quotidienne, c'est vrais dans les macro-configurations historiques.

Et ceux qui maîtrisaient hier, face à d'autre situations, pourront devenir ceux qui subissent.

Mais soyons clair, ceux qui subissent, subissent la situation, pas la maîtrise des autre qui la dominent.

Ce sont des situations que l'on domine, pas des gens. Et ceux qui ne maîtrisent pas la situation on le choix entre deux voies : soit suivre les dominants, soit subir la situation et toutes les douleurs et tous les malheurs que leur médiocrité implique.

Mais l'être humain est tel que le réflexe du ressentiment (cfr. Nietzsche) est le plus fort : le médiocre qui subit, toujours, en rejette la responsabilité sur ceux qui dominent et maîtrisent la situation dont eux, il pâtissent. Et une morbide paranoïa s'installe : si je souffre de ma médiocrité, c'est de la faute au "dominants" qui "veulent" me faire souffrir, qui aime me faire souffrir, qui complote pour me faire souffrir.

Il faut combattre cette délétère "dominophobie" et ses nivellements entropiques mortifères.

Il faut combattre l'égalitarisme radical qui la porte : dans le réel rien n'est jamais l'égal de rien, ni en fait ni en nature, ni en droit ni en devoir.

Tout est différence ; l'indifférencialisme est un immense déni de réalité.

Yann, mon boulanger, fait du bon pain : dans sa boulangerie, il maîtrise parfaitement la situation et moi, j'y serais d'une médiocrité absolue. Est-une raison pour Yann de m'opprimer ? Est-ce une raison pour moi de jalouser Yan ?

La réponse est deux fois négatives. Yann et moi sommes totalement différents, ne partageons pas les mêmes talents ni les mêmes élans, et ne maîtrisons pas les mêmes situations ; il n'y a cependant, entre nous, ni victime, ni oppresseur.

Les musulmans ont un grave problème de maîtrise de leur relation à la femme.

Les homosexuels et transsexuels ont un grave problème de maîtrise de leur relation à leur sexe naturel.

Les "indigènes" ont un grave problème de maîtrise de leur relation à leur pays d'accueil.

Les noirs ont un grave problème de maîtrise de leur relation à leur mémoire de l'esclavage.

Etc …

Ce sont eux qui ont un grave problème ; pas nous !

Nous, nous avons d'autres problèmes que les leurs, … mais nous les résolvons pacifiquement et positivement sans faire de tintouin.

 

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Le 06/11/2019

 

Le grand problème des médias classiques, aujourd'hui, c'est de continuer à croire que tout le monde a besoin d'eux et est prêt à prester des heures gratuitement  "pour passer à la TV ou à la radio".

La logique médiatique s'est inversée : c'est aux médias classiques de payer pour que ceux qui ont quelque chose à dire, s'intéresse à eux.

Sinon, pour faire de l'audience, ils sont obligés de jouer à la course au sensationnalisme, au spectacularisme, au complotisme et au fouille-merdisme.

Les vraies idées passent par d'autres canaux.

 

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A mon ami Marc Luyckx-Ghisi (ancien prêtre catholique aujourd'hui défroqué, docteur en théologie du Vatican, ancien administrateur d'Auroville à Pondichéry, ancien prospectiviste de la cellule adhoc de Jacques Delors à la Commission européenne) qui me demande avis sur son livre tout récent : "Le chemin de l'Être au-delà des religions", voici ce que je réponds :

 

"Je suis heureux que tu aies pu trouver la voie du monisme au-delà du dualisme théiste dans lequel tu as vécu longtemps.

J'aime beaucoup ta relecture moniste du christianisme qui rejoint, en vrac, le courant johanniste, Joachim de Flore, l'hésychasme, Teilhard de Chardin, une forme d'arianisme, etc …

En revanche, j'ai trois remarques de désaccord :

  • Le premier, anecdotique mais trop fréquent aujourd'hui : le problème socioéconomique majeur actuel n'est pas le libéralisme (néo-, ultra- ou autre), bien au contraire, mais bien le financiarisme (l'économie spéculative) que le libéralisme combat autant qu'il combat l'étatisme.
  • La deuxième est plus ennuyeuse : ce que tu appelles le mantra du buisson ardent (Ex.:3;14) n'est pas du tout "Je suis qui je suis" ou "Je suis celui qui suis", ou autre déclinaison du verbe Être … En hébreu, le verbe "être" n'existe pas ! La parole du buisson est "Ahyèh asher 'ahyèh" composée de deux mots :
  1. Asher qui le relatif IMPERSONNEL ; "ce que" et jamais "qui" (en hébreu, "qui" est Mi)
  2. 'Ahyèh : est le première personne du singulier, sur le mode inaccompli (rendu par un futur en français) du verbe HYH qui signifie "devenir" ou "advenir" donc : "Je deviendrai"
  3. Donc la révélation mystique du buisson est : "Je deviendrai ce que je deviendrai". Il y a là une notion d'accomplissement divin en cours et non pas d'Être ; cette notion de l'Être n'existe pas dans le Bible hébraïque : tout est en devenir, même Dieu, tout est flèche du temps.
  • La troisième est que la démarche initiatique et spirituelle est d'autant meilleure qu'elle est simple : le recours à des considérations biologiques, cellulaires, génétiques, est totalement superfétatoire : la Vie, incarnation dynamique de l'Esprit divin, est intemporelle bien au-delà de tous les cycles des naissances et des morts au sein de la manifestation. Inutile de "tordre" les connaissances scientifiques et de sombrer dans les délires new-age : la vérité spirituelle est beaucoup plus simple que cela et ne passe ni par la biologie, ni par la psychologie … qui ne sont qu'élucubrations humaines."

 

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Transcendant ne signifie pas "autre que", mais bien "au-delà de". Dire que Dieu est transcendant au monde, ne signifie nullement que Dieu soit d'une autre nature que le monde ou étranger à ce monde ; mais bien que Dieu est au-delà de ce monde qu'il contient totalement et qui est de même nature que lui.

Un n'est pas autre que Tout (puisqu'il advient et devient en tout ce qui existe), mais il est bien au-delà de ce Tout puisqu'il englobe et intègre le Tout dans son unité.

 

Au niveau du Un : intemporalité (qui est plus que l'éternité), immatérialité (qui est plus la spiritualité) et simplicité (qui est plus que le simplisme).

Au niveau du Tout : temporalité, matérialité et complexité (qui est tout autre que la complication).

Il existe une parfaite continuité entre l'Un et le Tout : ce sont deux regards complémentaires sur le Réel qui est, à la fois, l'Un et le Tout.

Ainsi surgit lez ternaire essentiel : Réel, Un, Tout.

 

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Les nombres n'existent pas.

Dans le Réel, rien ne se compte.

A creuser !

 

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Il faut clairement opposer l'anthropologie dualiste qui sépare essentiellement l'âme et le corps (de Platon à Descartes ou Kant) et l'anthropologie moniste qui fait de l'âme et du corps deux modalités complémentaires et indissociables d'une même manifestation locale de la Vie (Grégoire Palamas, Spinoza, etc …).

 

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On devrait faire la différence entre "mystique nuptiale" du féminin et "mystique spéculative" du masculin.

La femme connaît, dans son être profond, le mystère de la Vie ; l'homme pas.

Ainsi les cheminements spirituels du féminin et du masculin n'ont pas grand' chose de commun : le cheminement féminin est viscéral (au sens le plus noble et élevé de ce terme : elle possède les secrets de l'intuition du ventre) et le cheminement masculin est cérébral.

La mixité, en matières spirituelles et initiatiques, est tout simplement contre nature.

 

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Le 07/11/2019

 

C'est l'infrastructure naturelle et biologique qui induit et commande la superstructure culturelle et psychologique ; et non l'inverse !

Mais, manifestement, il peut y avoir de sacrés "bugs" (LGTB) …

 

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Un processus est une succession d'états systémiques instantanés.

Tout processus évolue dans la durée, afin de dissiper optimalement et conjointement, par un métabolisme qui lui est propre, deux tensions :

  • la tension entre sa généalogie (sa mémoire passée) et sa téléologie (son accomplissement futur) ;
  • la tension entre son axiologie (son "patron" intérieur) et son écologie (ses échanges extérieurs).

Son métabolisme est toujours caractérisé par :

  • une propension volumique (spatiale) qui construit sa configuration interne dans une dialectique entre sphéricité (individuation en fermeture) et fractalité (intégration en ouverture) ;
  • une propension eidétique (morphique) qui construit son organisation interne dans une dialectique entre simplicité (entropie d'uniformisation) et complexité (néguentropie de sophistication) ;
  • une propension dynamique (temporelle) construit sa transformation interne dans une dialectique entre passivité (inertie de résistance) et activité (énergie d'émergence).

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La société biblique hébraïque était tripolaire : le Sacerdoce, la Prophétie et la Royauté … Le Pontife, le Prophète et le Roi …

Le Sacerdoce était en charge de l'axe horizontal entre le fait écologique (la relation à la Terre et aux autres peuples) et le fait axiologique (la Loi et les mitzwot).

La Prophétie était en charge de l'axe vertical entre le fait généalogique (la mémoire de l'histoire de la Maison d'Israël) et le fait téléologique (l'accomplissement de l'Alliance et de la Promesse).

La Royauté était en charge de la bonne marche (du métabolisme) des douze tribus prises entre Sacerdoce et Prophétie.

 

 

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Qu'est-ce que je sais … ?

  • Que l'Amour entre un homme et une femme est le trésor le plus essentiel.
  • Que l'Amour des enfants va à sens unique sans beaucoup de réciproque.
  • Que l'humanité est, en majorité, un ramassis de crétins.
  • Que le Réel a un sens profond et riche.
  • Que la Vie et l'Esprit sont les seules Valeurs axiales.

 

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Le début de la croyance pharisienne en l'immortalité de l'âme et en son salut après la mort, date des derniers chapitres du livre de Daniel (le plus récent du Tanakh), au 2ème siècle avant l'ère vulgaire.

 

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Le nom de la tribu de Judah qui a donné son nom aux Juifs, est, en hébreu, YHWDH qui dérive de la racine verbale HWD qui signifie "résonner".

Les Juifs sont en résonance avec Dieu … Magnifique étymologie.

 

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Il serait utile que les thuriféraires de l'éolien, du photovoltaïque ou de la voiture électrique  prenne des cours, même élémentaires, de thermodynamique. Les énergies faussement dites renouvelables (c'est le carburant, vent, chaleur ou lumière, qui est renouvelable mais non le moteur qui transforme ces énergies gratuites inutilisables comme telles, en énergies utilisables, avec des rendements en dessous de tout) ne couvrent que 17% des besoins actuels de l'humanité et n'en couvriront jamais plus de 20% parce que le second principe, cela existe, et que les rendements maxima indépassables de Carnot, cela existe aussi. Il est temps de cesser de dire et de propager des contre-vérités. Le problème énergétique de base n'est pas de produire autrement, mais de consommer beaucoup moins. Voilà le seul défi véritable.

 

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Le 08/11/2019

 

Comme Emmanuel Macron vient d'officiellement l'exprimer : "L'OTAN est en état de mort cérébrale". Il est temps que l'Europe rompe le cordon ombilical avec les USA. Ces deux continents ont quelques généalogies communes, mais ils ont des écologies, des axiologies, des métabolismes et, surtout, des téléologies totalement divergentes.

Il faut cesser de voir les USA comme "libérateurs" ou "sauveurs" de l'Europe ; ils n'ont fait que donner le coup de grâce à un empire nazi déjà moribond depuis Stalingrad …. Et ce coup de grâce, ils nous l'ont fait payer très cher sous couvert du si généreux "plan Marshall" dont ils ont été les très grands bénéficiaires durant les "trente glorieuses" (ils ont fait le même coup avec le plan McArthur au Japon).

Tous les retards technologiques qu'accusent l'Europe d'aujourd'hui, sont la conséquence directe du chèque en blanc qu'elle a signé en faveur des USA.

 

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Le fil rouge cosmologique est une théorie d'émanations successives.

Elle peut se résumer ainsi : le Réel est une Unité essentielle habitée par un principe de Cohérence (le Logos) qui induit une Âme cosmique animant l'Evolution du Tout pour engendrer un Ordre, un Kosmos, support du monde sensible.

 

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Le croissance organique du Réel ne se fait jamais par addition, innovation ou assemblage, mais toujours par émergence, développement et prolifération.

 

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La notion de "Cité de Dieu" renvoie, bien sûr, à Augustin d'Hippone, auteur d'un fameux ouvrage en vingt-deux livres dont le titre complet est De Civitate Dei contra paganos ("De la Cité de Dieu contre les païens").

Augustin y oppose deux cités, l'une céleste, l'autre terrestre, l'une d'une vie selon la chair et l'autre d'une vie selon l'esprit, etc …

En termes d'aujourd'hui, on parlerait d'une Cité anthropocentrée et d'une Cité théocentrée : la Cité de Dieu.

Ce thème est totalement d'actualité aujourd'hui car la Modernité dont nous commençons à sortir, a construit toute sa vision de la politique sur l'idée humaniste que la société n'a aucune autre finalité de le bonheur des hommes qui y habitent. Augustin véhiculent une tout autre conception : pour lui, la société, tournée vers le divin et non vers l'humain, doit viser non le bonheur des hommes, mais le Salut de hommes.

Les monastères dont nous parlerons au paragraphe suivant, ont tenté d'incarner cette Cité de Dieu qui est cette Cité du Salut des hommes et non du bonheur des hommes.

 

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Qu'est-ce que le Salut des hommes ? Deux voies s'ouvrent : celle qui croit à une vie céleste personnelle après la mort terrestre, et celle qui n'y croit pas.

 

La voie qui croit à une vie céleste personnelle après la mort, repose sur l'idée dualiste de l'existence de deux mondes ontologiquement séparés : le monde spirituel et divin, et le monde matériel et humain. L'âme appartient au monde divin, mais s'est incarnée dans un corps matériel. A la mort de celui-ci, si elle a mérité son Salut en ayant accompli sa mission divine au sein du monde humain, elle peut retourner à la béatitude éternelle dans le monde divin. Le problème du Salut revient alors à spécifier la mission de l'âme incarnée et d'en assurer la bonne exécution. La "bonne nouvelle" (Eu Angelion en grec - Evangile) apportée par Jésus-le-Christ est que cette mission, dans son fondement, est l'Amour de Dieu et des hommes. C'est ensuite la mission de l'Eglise de définir les conditions d'exécution de cette mission évangélique.

Cette voie repose donc strictement sur la croyance en une vie personnelle après la mort, dans une réalité duale.

 

La voie qui ne croit pas en cette vie personnelle après la mort, que la réalité soit duale ou non, définit le Salut comme une ascension, une anagogie[2], une montée mystique de l'âme jusqu'à sa rencontre et sa fusion avec le divin, dans le cadre de la vie réelle dans ce monde-ci. Il n'y a donc aucune vie personnelle après la mort. Il y a fusion intime et mystique de l'âme avec la Vie divine au-delà de toutes les naissances et de toutes les morts.

 

La perspective de ces deux voies n'est pas la même du tout ; elles sont au contraire antagoniques. On pourrait parle de Salut personnel post mortem opposé au Salut impersonnel in vivo. Ou de Salut religieux opposé au Salut mystique.

 

Le christianisme, pour une très grande part, a opté pour la voie du Salut personnel post mortem, mais il est de notables exceptions chez des mystiques comme Eckart d'Hochheim, les Béguines, ou certains ordres contemplatifs. En revanche, les traditions asiatiques ont quasi toutes opté pour la voie du Salut impersonnel in vivo, Salut qu'elles appellent : moksa, satori, ming, nirvana ou autres.

 

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De mon complice POG :

 

" Il ne faut jamais confondre la perfection qui ne fait que rêver d’un passé ou d’un avenir (largement fantasmé) avec toutes les nostalgies et les utopies qu’elle engendre. En contraste, l’excellence ne rêve pas mais agit en permanence et en profondeur pour accomplir pleinement tout ce qui existe déjà potentiellement. La pureté idéologique, religieuse ou technologique réclamée par les uns et les autres sont des exemples de recherche de perfection largement fantasmée. En revanche, la volonté, l’intention, l’effort, la virtuosité, les convictions, sont des exemple d’excellence en marche … ":

 

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De Carlo Strenger, paix à son âme :

 

"(…) faire pièce à la tendance relativiste du politiquement correct qui dit que toutes les positions, tous les credo et tous les modes de vie méritent le même respect."

 

Cet indifférencialisme est proprement, non seulement insupportable, mais suicidaire. Les civilisations, les cultures, les religions, les valeurs, les comportements, les morales, les races, les ethnies, comme les individus humains, ne sont pas égaux. Rien n'est égal à rien. Jamais. Pour comparer, il faut un critère de comparaison.

Mais que faire ? Le démocratisme (comme toutes les utopies, fantasmes et "idéaux" du philosophisme du 18ème s.) est une faillite qui tourne systématiquement en démagogie. Le totalitarisme est infect, définitivement, absolument. Le populisme et le socialisme ne sont que des totalitarismes plus ou moins "doux".

Puisque la grande majorité des humains est incapable d'assumer un libéralisme de bon sens et de sagesse, il ne reste donc que l'évergétisme soit selon une formule autocratique qui est toujours suspecte et instable, soit selon une formule stochastocratique qui semble théoriquement plus souhaitable.

 

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De Sylvain Tesson :

 

"La forêt se pousse dessus."

 

Magnifique !

 

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Le plaisir de comprendre ce qui n'était pas compris, est sans doute la jouissance la plus profonde qui soit. C'est la jouissance induite par la résonance d'un esprit avec l'Esprit.

 

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Le 09/11/2019

 

La Franc-maçonnerie régulière parle d'une Réception au grade d'Apprenti, d'un Passage au grade de Compagnon et d'une Elévation au grade de Maître (et aussi, d'une Installation de Vénérable Maître et d'une Exaltation au grade de la Sainte Arche Royale). Tous ces mots ont leur importance et leur sens spécifiques.

Aucune de ces cérémonies rituelles n'est une Initiation ; mais l'Initiation maçonnique est transmise au travers de l'ensemble complet de toutes ces liturgies.

Ainsi, comme cela arrive trop souvent en nos temps de zapping permanent, de non effort et de non persévérance, quelqu'un qui a été reçu "Apprenti" et qui quitte l'Ordre maçonnique après quelques mois parce que "déçu", n'est pas un initié ; il n'est initiatiquement … rien … et il le prouve en quittant l'Ordre dont il n'a rien compris.

 

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L'esprit humain - comme l'esprit des animaux intelligents - perçoit bien plus des rapports (multiplicatifs) que des distances (additives).

Par exemple, on sent intuitivement beaucoup plus facilement que 1.000.000 est mille fois plus grand que 1.000  que l'on ne perçoit que 1.000.000, c'est 999.000 unités de plus que 1.000.

L'esprit est comparatif et non additif. Pourquoi ?

Parce que l'univers réel, lui-même est multiplicatif et non additif (loi de Benford).

 

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Pour battre quelqu'un plus fort que vous, il faut d'abord le rendre plus faible que vous.

 

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Le 10/11/2019

 

D'Olympe de Gouges, féministe et révolutionnaire :

 

"Tu te dis l’unique auteur de la Révolution, Robespierre ! Tu n’en fus, tu n’en es, tu n’en seras éternellement que l’opprobre et l’exécration ... Chacun de tes cheveux porte un crime ... Que veux-tu ? Que prétends-tu ? De qui veux-tu te venger ? De quel sang as-tu soif encore ? De celui du peuple ?"

 

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Tous les problèmes réels ont atteint un degré de complexité tel que 85% de la population sont totalement incapable d'y comprendre quoique ce soit.

L'opinion qu'ils pourraient en avoir n'a franchement aucun intérêt.

La démocratie était moribonde, la complexité l'a achevée …

 

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De Baruch Spinoza :

 

"La joie est le passage de l’homme d’une moindre à une plus grande perfection.

La tristesse est le passage de l’homme d’une plus grande à une moindre perfection".

 

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Le 11/11/2019

 

Une science, quelle qu'elle soit, n'a de valeur que par la valeur des axiomes et postulats sur laquelle elle se construit.

 

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Henri Corbin ou René Guénon eurent beau gesticuler et inventer des concepts abstrus, l'islamisme est spirituellement d'une pauvreté incontournable. Ils n'ont fait que fantasmer un islam qui n'existe pas.

Dans le Coran, il n'y a rien que de la spiritualité élimée de bas étage et de l'idéologie impérialiste et haineuse faite pour des illettrés et des masses populaires qu'il fallait subjuguer. Rien que des resucées mal digérées du christianisme oriental et du biblisme juif détourné et falsifié.

Dans le dépassement de son remord colonial, l'Europe doit cesser de chercher en islamie des pépites qui n'y existent pas. Il n'y a là que des trésors poétiques et culturels persans préislamiques et du pillage culturel des écrits grecs et indiens à moitié compris.

Non, la culture musulmane et le génie islamique n'existent pas ; ce sont des fantasmes d'européens plutôt gauchistes toujours en pénitence de l'ère coloniale. Il n'y a aucune pénitence à avoir quant à l'histoire passée qui a été ce qu'elle a été et pour laquelle aucun contemporain ne porte ni la moindre responsabilité, ni la moindre culpabilité.

La civilisation "blanche" a subjugué presque toutes les autres civilisations ; c'est comme ça ; et il y a sans doute de bonnes raisons pour qu'il en fût ainsi.

 

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Le 12/11/2019

 

Je crois de moins en moins à la "théorie" des origines africaines de l'homme. On vient de retrouver les restes d'un hominidé radicalement bipède en Bavière vieux de quatre millions d'années.

Je crois plus volontiers en l'existence de souches parallèles et indépendantes (africaine, européenne, asiatique, océanienne) qui se sont plus ou moins hybridées entre elles pour donner les races actuellement connues.

 

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Et si on arrêtait de pérorer sur ce non-mouvement, cette non-signifiance, cette non-intelligence que l'on nomme "gilets jaunes". Ces "gilets jaunes" sont un pur artefact médiatique. C'est l'absurde couverture médiatique que la presse leur a donnée, qui a attiré dans ce presque-rien des mouvances qui n'avaient rien à y faire ... sauf casser du flics et des devantures. Les réseaux sociaux et les médias sont une énorme caisse de résonance qui donnent trop d'ampleur à de l'insignifiance.

 

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Dans les pays anglo-saxons, après Bentham et Stuart-Mill, le positivisme d'Auguste Comte engendra l'utilitarisme qui est un nihilisme pratique et qui deviendra la doctrine de base des USA - et par ricochet, de tout le monde américanisé de la seconde moitié du 20ème siècle.

L'utilitarisme affirme que ce qui est vrai, bien, bon, beau, sacré … est ce qui est le plus utile au plus grand nombre. Il est la négation radicale et absolu de toute élévation spirituelle, intellectuelle ou esthétique. Il est une philosophie du "ras-des-pâquerettes". On y trouve un égalitarisme et un démocratisme généralisé : une apologie de la médiocrité.

L'utilitarisme est la suite logique du positivisme : il n'y a aucun "pour-quoi" à chercher, il n'y a plus de questions à se poser. Dès lors que l'Etat veille à la meilleure utilité pour le plus grand nombre, il n'y a plus de question politique. L'utilité devient religion.

Auguste Comte avait rêvé d'une religion de l'humanité. L'utilitarisme l'incarne : rien au-dessus pour l'élever, rien au-dessous pour la fonder, rien qu'une moyenne optimisée. Toute la réalité de notre 20ème siècle tient dans cette formule.

L'humanité n'est plus qu'au service d'elle-même. L'humanisme positiviste s'est transformé en narcissisme et en nombrilisme absolus.

Et, n'étant plus au service que d'elle-même, l'humanité n'a plus aucun sens, plus aucune raison d'être, habitée par un vide spirituel abyssal.

 

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Concernant le désastre EPR …

Pour moi, les mots clés de cette bérézina sont :

  • Bureaucratie et procéduralisme,
  • "Enarquisme" jacobin de polytechniciens omnipotents,
  • Méthodologie analytique et non pas holistique (complexité vs. complication),
  • Management hiérarchique et non réticulé.

Je relève malgré tout deux absurdités :

  • Pourquoi se lancer dans l'aventure EPR alors que la filière PWR de Westinghouse est une norme fiable dans le monde entier ?
  • Pourquoi justifier l'aventure EPR en prétextant le faux "accident" du réacteur PWR de Three Miles Island (malgré la cascade d'erreurs humaines idiotes, il n'y a eu aucune conséquence majeure hors des enceintes de confinement) et le vrai accident de Tchernobyl qui relève d'une tout autre filière RBMK sans triple enceinte de confinement (en 1975, lorsque je faisais une étude sur le parc nucléaire mondial, cette filière "merdique" soviétique RBMK était déjà dénoncée à plein pot par l'IEA : on savait parfaitement bien que c'était désastreux et que ça allait péter … et ça n'a pas manqué).

Je pense que tout le problème vient du fait que, dans un esprit cocorico très gaulliste, la France a voulu faire sa petite filière nucléaire à elle, mais qu'elle est totalement incapable, techniquement, méthodologiquement et organisationnellement, de mener un tel gros projet techno-industriel à bien (ainsi que tous les autres flops français - ITER, Superphénix, etc . - le prouvent à suffisance). Les ingénieurs français était excellents au 19ème siècle (avant que l'on appelle "ingénieur", des bricoleurs du niveau bac+3 qui sont, au mieux, des laborantins). Depuis, l'ingénierie française n'est vraiment pas très bonne  face aux Allemands, aux Américains et, maintenant, aux Chinois, aux Coréens, etc …. Il n'y a vraiment que les Roumains, les Bulgares et les Russes qui soient pires.

IL suffit de voir où en est l'industrie automobile française … et l'industrie française tout court.

 

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Les nationalismes européens sont de débiles et injustifiables inventions artificielles de la fin du 19ème siècle. L'Europe, à ses heures de gloire, a toujours été un empire transnational : empire romain de l'antiquité, empire carolingien du bas-moyen-âge, empire catholique du haut-moyen-âge, empires austro-hongrois, britannique et de Charles-Quint au début des temps modernes … et union européenne aujourd'hui. Cette idée d'empire européen n'a connu qu'un éclipse liée à cette infection que fut la Modernité tardive (de 1850 à 1950). Aujourd'hui, la Modernité s'effondre et meurt.

Il faut refonder l'Empire européen.

 

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Il est temps que la civilisation européenne (je ne parle pas de ses ersatz dégénérés américains, du nord comme du sud) retrouve la fierté d'elle-même. Aujourd'hui, partout dans le monde, ce sont les sciences et les philosophies élaborées en Europe qui construisent le monde. Aucune autre civilisation n'a jamais construit tout cela, même si les civilisations chinoises et indiennes ont produit des joyaux spirituels. Toutes les autres civilisations encore vivantes n'ont contribué en rien à ce que le monde est devenu … sauf négativement, en termes de pillages ou de parasitismes.

Oui, la civilisation européenne est blanche, hétérosexuelle, helléno-judéo-chrétienne et patriarcale. Et fière de l'être.

Personne n'empêche ceux à qui cela ne plaît pas d'aller voir ailleurs ou de retourner dans leur bled. Au contraire !

 

Comme le confirme Carlo Strenger :

 

"Croire que le politiquement correct allait garantir la cohabitation harmonieuse de cultures différentes s'est révélé être une illusion".

 

Les contributions, lorsqu'elle sont positives, des "cultures" musulmanes, africaines, amérindiennes, lapones, papoues, amazoniennes, etc … sont certes exotiques, mais restent sinon insignifiantes, du moins anecdotiques, même s'ils mettent en émoi ceux qui se plaisent à cracher dans leur soupe. Un joli masque togolais n'est en rien comparable avec la relativité générale d'Einstein.

Il faut que cessent cet égalitarisme, cet indifférencialisme, cet uniformisme aussi ridicules que délétères. Non, un igloo inuit, quelque intéressant et bien fait soit-il, n'est pas comparable à la cathédrale de Chartes.

 

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Le 15/11/2019

 

Je ne pense pas qu'il faille opposer spiritualité et rationalité comme tu le fais ; je pense au contraire que la spiritualité, en donnant sens et raison (le mot est là) d'être, nourrit une rationalité de qualité supérieure, celle qui inscrit la raison humaine dans le Logos cosmique.

 

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La noosphère vise l'idée du développement d'une l'Intelligence globale (Noûs en grec) au service de la Vie (la biosphère) et de l'Esprit (y compris une spiritualité émergeante pour l'avenir).

 

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La déferlante numérique a envahi tant l'espace global humain que nos vies personnelles même dans leurs composantes les plus intimes.

La question éthique s'y pose tant des points de vue collectif qu'individuel.

Il y a les données personnelles qu'on nous vole pour les revendre ; il y a les informations fausses, haineuses, pourries ou complotistes qu'on nous assène ; il y a les addictions numériques parfois graves ; il y a les lynchages médiatiques sur les réseaux sociaux ; il y a des "pousses-aux-meurtres" ; il y a des plateformes qui trafiquent ce qu'il y a de plus infâmes et pervers dans la nature humaine ; il y a le biais permanent du processus démocratique ; il y a les intoxications idéologiques ; il y a la dictature de l'émotionnel ; il y a la crétinisation des masses ; il y a la plus grande machinerie manipulatoire de tous les temps …

J'arrête là mon inventaire à la Prévert.

 

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Avec la publication récente et remarquable du "Coran des historiens", sous la direction du professeur Mohammad Ali Amir-Moezzi, il devient évident et prouvé ce que d'autres - dont moi - avaient suspecté depuis longtemps : la source essentielle du Coran est chrétienne moyen-orientale d'obédiences "hérétisantes" syriaque, monophysite, nestorienne et manichéenne.

L'influence juive ne s'y introduit que par le biais déformant d'une lecture chrétienne de certains passages de la Bible hébraïque, voire du Talmud.

Quant à la vie réelle de Mahomet, on n'en connaît presque rien (même son origine mecquoise et son exil médinois se révèlent éminemment discutables - quant à l'annexion musulmane de Jérusalem suite à un "rêve" de Mahomet, il s'agit d'un pur délire psychédélique).

Le Coran tout entier se révèle n'être qu'un pseudépigraphe et un apocryphe.

 

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De FOG en parlant de la gauche islamophile :

 

"Quand on n'est même plus soi-même, on finit, un jour, par n'être plus personne."

 

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L'Europe se fait … malgré les populismes nauséabonds et ignares, empuantissant l'Angleterre, l'Italie, la Hongrie et d'autres …

Elle se fait avec Emmanuel Macron, Christine Lagarde, Margrethe Vestager, Ursula von der Leyen, Thierry Breton, Michel Barnier, Peter Sloterdijk …

Etienne Gernelle utilise l'image de la "Grande Suisse" : un réseau de régions autonomes. Vital !

 

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La droite (le LR avec Le Figaro) et la gauche (le PS, le PC, le EELV, etc … avec Libération ou Le Monde) sont moribonds. Leurs idéologies et clivages datent du 19ème siècle (bourgeoisisme et socialisme) et n'ont plus rien ni à faire, ni à dire dans notre monde qui a quitté, définitivement, feu leur paradigme moderniste.

L'heure est à un autre choix entre, autour de Macron (du moins en France), le constructivisme (construire l'Europe, la nouvelle citoyenneté, la nouvelle économie, … et l'écolo-libéralisme) et, autour de Le Pen ou Mélenchon, le collapsisme (pratiquer en grand le déni de réalité et pleurnicher sur ce "bon vieux temps" - nationaliste ou collectiviste - qui n'a que trop meurtrièrement sévi, … et le populisme).

Et comme toujours, sur un chantier de construction, il y a ceux qui construisent (15%), il y a ceux qui regardent (62%) en rigolant ou en râlant (c'est entre ces deux attitudes que tout se joue, démagogie oblige), et il y a ceux qui sabotent (23%).

 

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La paupérisation et l'insécurisation des masses sont les nourritures premières des populismes. Comme ces deux tendances ne feront que s'amplifier …

Si vis pacem, para bellum

 

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Face à l'effondrement de la courbe rouge (économie de masse et de prix), les grosses entreprises incapables de virtuosités, de marges et de niches sont condamnées à la concentration, au dinosaurisme et à l'effondrement.

Bientôt, on n'en entendra plus parler !

 

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De Gaspard Koenig :

 

"(…) comme les serfs jadis, nous livrons l'ensemble de nos productions de données personnelles en échange de 'services gratuits' acceptant plus ou moins consciemment la mise sous surveillance de nos moindres faits et gestes, et la manipulation continue de nos comportements".

 

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Dans les bénitiers, la guerre des grenouilles contre la sècheresse spirituelle est déclarée …

 

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Le 18/11/2019

 

De Maurice Maeterlinck :

 

"Ce qui ébranle les faibles est ce qui raffermit les forts."

 

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De Stephen Colbert :

 

"Cynicism masquerades as wisdom, but it is the farthest thing from it. Because cynics don’t learn anything. Because cynicism is a self-imposed blindness, a rejection of the world because we are afraid that it will hurt us or disappoint us. Cynics always say no. But saying “yes” begins things. Saying “yes” is how things grow. Saying “yes” leads to knowledge. “Yes” is for young people. So for as long as you have the strength to, say “yes”."

 

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L' âme doit être légère. Si elle est lourde, elle ne vaut rien.

 

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En pratiquant le "connais-toi toi-même", tu ne connaîtras que ce que tu as été, ce que tu n'es pas et ce que tu croiras ne jamais devenir.

 

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Le 18/11/2019

 

De Maurice Berger, psychosociologue,  à propos da l'hyper-violence des jeunes de quartiers, d'origine maghrébine :

 

" Les familles d’origine maghrébine en France, où prime la solidarité, ont un fonctionnement clanique, c’est un corps dont chaque individu est un membre, sous l’autorité d’un patriarche ou d’une matriarche. Si un sujet s’éloigne géographiquement, ou se met à penser différemment, le groupe se vit comme amputé d’un membre et va chercher à le récupérer. Alors que le but d’une famille devrait être que les parents cherchent à ce que leur enfant se construise une pensée personnelle et puisse s’éloigner d’eux pour se construire un projet personnel, dans une famille clanique le mode de pensée est indifférencié, le but n’est pas qu’un sujet pense par lui-même, son identité est d’abord d’appartenir au groupe. Ainsi 50% des jeunes admis au CER ont pour projet de vivre à l’âge adulte dans l’appartement familial ou dans le même immeuble, et quand je demande ce qui se passerait si leur épouse souhaitait un appartement avec plus d’intimité, la réponse est «elle dégage». Dans ce cadre indifférencié, certains parents nous déclarent avoir décidé de ne jamais dire non à leur enfant! Les conséquences de ce fonctionnement sont d’abord que les codes du groupe priment sur la loi extérieure. Et la représentation que ces jeunes ont de la relation n’est pas de personne à personne mais de groupe à groupe. Si l’un d’eux est en difficulté dans une relation, il rameute son groupe: «mes frères vont venir te tuer». Un autre demande que le stage professionnel que l’éducateur lui cherche se situe précisément dans l’arrondissement où il vit. Le terme de ghettoïsation est donc inexact, car on est enfermé dans un ghetto ; alors qu’ici au contraire, la contrainte est intérieure, auto-sécrétée, car c’est l’éloignement qui est angoissant, en pensée, ou physiquement hors du territoire.

(…)

Le plus souvent, il n’y a pas eu d’interdit cohérent dans ces familles, mais des moments de collage alternant avec des moments de rejet.

Les pères sont souvent partis car pas intéressés par l’enfant. Dans ces conditions, aucune loi ne peut être intégrée, sauf celle du plus fort. Nous, nous n’avons pas besoin d’agir pour savoir que la loi existe, alors que ces sujets n’ont pas la loi dans la tête, certains me disent que les lois ne servent à rien, et ils ont besoin d’un interdit d’agir réel et non symbolique, d’une butée matérialisée, pour comprendre que la loi a une existence et arrêter de commettre des actes au moment même où cela leur vient à l’esprit. Nous avons du mal à comprendre qu’il faut d’abord empêcher ces sujets d’agir pour qu’ils se mettent à penser."

 

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De Cécile Philippe sur la méritocratie à l'américaine :

 

" Cette sur- ou sous-exploitation du capital humain, selon son mérite, est au cœur de l'imposture qu'est, selon l'auteur, la méritocratie, car celle-ci ne produit aucun gagnant. D'abord, les classes moyennes n'ont pas les moyens d'y concourir équitablement. Mais même l'élite économique en souffre, car elle doit en permanence reconquérir ses privilèges. Faute d'un capital permettant de vivre de ses rentes, elle doit déployer des efforts colossaux dès le plus jeune âge, voire tout sacrifier au travail. (…)

Ensuite, la caste « choisie » par la méritocratie se reproduit de génération en génération. Comme pour l'élite aristocratique qui l'a précédée, le système favorise toujours les plus riches au détriment des autres. L'organisation de notre marché du travail s'en trouve profondément bouleversée, les compétences des travailleurs en haut de la hiérarchie, qui alimentent des innovations technologiques dans les domaines de la finance, du droit ou du management, éclipsant celles de la classe moyenne, moins qualifiée et progressivement exclue du marché du travail. L'exclusion de la classe moyenne, avec la disparition progressive des emplois intermédiaires, est aussi bien qualitative que quantitative. Cette catégorie est conduite à une oisiveté forcée tandis que les innovations technologiques vident le contenu des emplois de l'usage du jugement personnel et donc de la possibilité d'apprendre. Si la grande pauvreté, nous dit l'auteur, a pu être éradiquée, la classe moyenne est, elle, en déclin.

Pour Markovits, la lutte ne se joue donc plus entre ceux qui détiennent du capital et ceux qui travaillent, mais entre les travailleurs. Elle sépare les très riches, qui travaillent beaucoup, des moins riches, cantonnés dans des emplois moins rémunérateurs et moins intéressants. Ces deux classes n'ont plus rien en commun, car leurs valeurs, leurs comportements et leurs lieux de vie les opposent.

Plus qu'une imposture, la méritocratie est sans doute devenue un mythe, ses institutions ne favorisant que certaines formes de mérite : l'intelligence cognitive et le conformisme. Ces aspects (…) passent à côté du remède sans doute le plus efficace : introduire de la diversité dans l'apprentissage plus que parmi les élèves. Cela pose la question fondamentale et difficile à traiter du bien-fondé du quasi-monopole du système scolaire dans la sélection et l'octroi des avantages salariaux et statutaires."

 

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Il ne faut surtout pas négliger les racines mazdéennes de l'islam chiite. Ce manichéisme persan ancien oppose deux camps : celui du Bien (Ahura Mazda) et celui du Mal (Ahriman). La guerre (djihad) entre ces deux camps (islam et reste du monde) a été inoculée à l'islamisme salafiste, wahhabite et frèriste au départ de la haine iranienne contre l'occident (le grand Satan).

 

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Le mot "libération", surtout dans le domaine de la spiritualité, est polysémique. Il n' a pas tout-à-fait le même sens dans la tradition biblique hébraïque (libération de tous les esclavages et de toutes les idolâtries) et dans le tradition hindoue (libération de l'illusion, maya, et du cycle des réincarnations, le samsara).

Il a encore moins de sens dans les domaines des idéologies où l'on parle de la libération des peuples ou des masses qui n'en demandent rien, en terme d'une liberté dont ils ne sauraient que faire, mais qui revendiquent seulement leur protection contre la paupérisation et l'insécurisation, ou, symétriquement, "le pain et les jeux" qui forment leur seul horizon.

 

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Une fois pour toutes, à toutes les époques, dans toutes les contrées, la vie sociale des humains observe une élite (15%) et des masses (85%) soit, métaphoriquement, une locomotive et des wagons. Le mythe égalitaire est le plus absurde et délétère qui soit. Il ne s'agit nullement de mépriser ou d'opprimer les masses. Il ne s'agit nullement de déifier ou de stigmatiser les élites. Il s'agit seulement de prendre acte, une fois pour toutes, que les masses ont besoin des élites et que les élites ont besoin des masses, mais qu'elles ne se confondent jamais.

Il s'agit seulement d'acter qu'un train se compose toujours d'une locomotive et de wagons. Et que les problématiques existentielles des élites et des masses sont radicalement différentes, voire opposées. Il y a d'un côté l'aiguillon du principe de réalité, pour les élites entrepreneuses, et il y a de l'autre côté l'hypnose du principe de plaisir, pour les masses jouisseuses.

Pour le dire autrement, dans quelque société que ce soit, il y a toujours des entrepreneurs et les autres qui se répartissent en quatre catégories : les enthousiastes, les indifférents, les parasites et les saboteurs.

Le suffrage universel, la démocratie égalitariste,  les droits universels, etc … ne sont que des fadaises idéalistes et irréalistes.

Une société meurt lorsque ses élites sont découragées et ne souhaitent plus la construire. Alors, elle s'effondre.

Il faudra bien, un jour ou l'autre, que les idéologues et autres "gilets jaunes" comprennent la loi statistique de Pareto.

 

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Changer de maître, n'est pas abolir l'esclavage.

Commuer le sujet en citoyen, ne change rien.

Commuer l'esclave en salarié, ne change rien.

Commuer la femme au foyer en femme au bureau, ne change rien.

Et retenez ceci : l'esclave veut rester esclave tant qu'on lui épargne la paupérisation (l'absence de pain) et l'insécurité (l'absence de jeux).

 

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De Peter Sloterdijk :

 

"Si les dieux sont morts, c'est parce que les théologiens de l'Un les ont tués."

 

Oui ! Et c'est un grand bienfait d'éradiquer toutes ces idolâtries qui ne sont que des idéologies de mascarade fantasmatique.

 

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De Quintus Mucius Scaevola :

 

"Si le monde veut être trompé, qu'il le soit."

 

Le cynisme, ce mensonge décomplexé, est un chien qui grogne et montre les crocs pour faire croire qu'il n'aime pas les os. Le plus extraordinaire cynisme de l'histoire des idées, est l'utilitarisme anglo-saxon : là est vrai, bon, bien, beau, sacré … ce qui procure l'utilité maximale au plus grand nombre.

 

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Tout esprit n'est capable de comprendre que les idées ayant une complexité inférieure à la sienne.

Dans un monde de plus en plus complexe, il y a de moins en moins d'esprits qui y comprennent quoique ce soit.

 

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Mieux vaut garder pour soi les idées trop complexes pour atteindre les esprits rudimentaires. Ce serait non seulement, jeter des perles aux pourceaux, mais ce serait surtout semer un trouble et des inquiétudes que personne ne souhaite … et surtout pas les esprits rudimentaires qui, toujours, préfèrent l'ignorance et l'aveuglement.

Cela renvoie à la vieille question de John Stuart-Mill : que vaut-il mieux être, un pourceau satisfait (l'option des masses) ou un Socrate insatisfait (l'option des élites) ?

 

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Notre époque voue un culte à la désinhibition infantile, à l'amoralité cynique et agressive, au rejet maladif des lois et logiques de la nature tant humaine que cosmique, à l'apologie de la dégénérescence et de la barbarie.

L'anormalité s'impose comme normale et l'intolérance exige, pour elle, la tolérance qu'elle refuse aux autres.

Il est temps de remettre les dégénérés du "genre" et du salafisme à leur juste place.

 

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Le 19/11/2019

 

Le cynisme de notre époque est un sulfureux cocktail de mensonge, de manipulation, d'amoralisme, de mépris et d'opportunisme. C'est Lénine qui en fut, à la fois, l'inventeur et le champion.

Le cynisme est sans doute le plus radical opposé à l'aristocratisme.

 

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La barbarie commence dès que le cynisme montre le bout de son affreux groin.

 

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L'idéal est l'ennemi juré du Réel qu'il veut enfermé dans ses dictatures.

Il faut détruire, jusqu'à la racine, tous les idéaux, tous les idéalismes, toutes les idéologies, toutes les idolâtries.

Tous les malheurs de l'humanité viennent de ce refus du Réel tel qu'il est et tel qu'il va.

 

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De Johann Wolfgang Goethe:

 

“Le monde veut être trompé !”

 

C'est cela la meilleure définition de l'idéalisme.

 

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"Rêver d'un monde meilleur" est, sans nul doute, l'expression la plus idiote, la plus cynique, la plus délétère et la plus meurtrière qui soit.

Le monde est ce qu'il est et se fiche éperdument des humains. C'est aux humains de s'adapter au monde, et non l'inverse. Sinon la réalité du monde laminera l'humanité. Ce sera ce que les collapsologues appellent "l'effondrement".

Des slogans tels que "la lutte continue" ou "le combat ne fait que commencer" ou "l'islam triomphera" ou autres, ne sont que des crétineries et des impostures majeures.

 

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Les crétins ont besoin de rêvasser. Les cyniques leur fournissent ces rêveries de pacotille en échange de leur soumission.

 

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Les démagogues et les mass-médias sont les parangons du cynisme imposteur et mensonger ; les premiers pour obtenir et garder du pouvoir et de la gloriole, les seconds pour gagner et préserver de l'existence et de l'audience.

 

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Qu'on le veuille ou pas, l'économique gouverne le politique.

Pour partager un gâteau, il faut d'abord un gâteau.

Et la pelle à tarte n'a jamais été un outil de production.

 

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L'histrionisme est une spécialité latine ; les Italiens y excellent.

Mon judéo-germanisme y est absolument allergique.

 

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Le processus du rétroaction positive induit l'auto-amplification des processus qui remplissent deux conditions : une jouissance et la gratuité.

C'est tout le secret des réseaux sociaux et autres balivernes inutiles et stériles.

Pour ma part, la gratuité implique la médiocrité et la connexion m'est calvaire.

 

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La connexion fait exister ceux qui ne vivent pas.

 

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Plus une information est partagée, moins elle a de valeur.

 

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La logique des terrorismes : quiconque a peur, sait qu'il est coupable.

 

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Hitler n'a pas inventé le nazisme.

Lénine n'a pas inventé le soviétisme.

Mussolini n'a pas inventé le fascisme.

Mao n'a pas inventé le maoïsme.

Ces idéologies étaient déjà là, latentes, en attente de leur déclencheur.

Si ce n'avait été lui, c'eût été son frère.

 

 

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Le terrorisme est une fabrication médiatique.

Il suffirait de n'en plus parler pour qu'il disparaisse.

 

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Le 20/11/2019

 

De Pascal Bruckner :

 

"À gauche, on regrette la vie agraire; à droite, c'est plutôt l'âge d'or des sociétés industrielles. Mais personne ne propose une vision du futur."

 

Et du même :

 

" L'Europe est affectée depuis longtemps d'un complexe de culpabilité dû à son passé colonial. Elle a occupé le monde pendant quatre siècles. Contrairement à l'Empire ottoman qui a occupé une partie du monde pendant six siècles, elle éprouve un remords profond pour l'esclavage et l'impérialisme. Cette mauvaise conscience est en train de gagner la gauche américaine."

 

Il est en effet ridicule de réduire le colonialisme - qui concerne des siècles et des générations qui ne sont pas les miens et avec lesquels je ne cultive ni solidarité ni culpabilité - au seul esclavagisme.

Il n'y a jamais eu d'esclavagisation ni dans l'Inde britannique, ni dans l'Indochine ou le Maghreb français, etc …. L'esclavagisme fut un pratique musulmane très active en Afrique noire bien avant la colonisation européenne (qui y a mis un grand frein) ; ce sont les musulmans qui réduisaient des populations en esclavage, exterminant ceux qui n'étaient pas vendus ; les musulmans étaient les pourvoyeurs d'esclaves pour les Portugais, les Espagnols, les Acadiens et les Américains. Il n'y a pas eu d'esclaves noirs dans l'Europe moderne.

Non seulement le colonialisme ne fut pas l'esclavagisme, mais, économiquement, il fut largement déficitaire pour les colonisateurs et bénéficiaire pour les colonisés.

 

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L'Esprit n'est pas réductible à la chimie neuronale ; c'est là l'erreur profonde des neurosciences de croire que l'esprit, c'est le cerveau et que le cerveau, c'est une machine de neurones.

 

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Tout ce qui existe est à la fois Matière, Vie et Esprit qui sont indissociables les unes des autres. Vouloir se "libérer" de ce ternaire est une absurdité : le Réel n'existe que dans cette ternarité. Un univers monopolaire ne peut pas exister.

 

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Augustin d'Hippone dit que le déterminisme moral (divin) qui contrecarre le déterminisme physique (matériel), n'est efficient que par l'intermédiation de la Grâce divine réservée aux élus (une sorte de prédestination que reprendra Calvin) …

Il y aurait donc une forme de prédestination du libre-arbitre … Ce qui est de l'alambiqué augustinien de premier jus oxymorique …

 

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Il ne faut plus parler de "peuple". Ce "peuple" supposé être une entité organique, n'existe pas. Comme la "nation" ou la "société", d'ailleurs. Le seul terme qui vaille, est celui de "population" c'est-à-dire d'agglomérat statistique d'un grand nombre d'individus, inconnus les uns des autres, vivant sur le même territoire et soumis à la même législation (mise en place et imposée en son nom).

 

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La politique n'est plus que la pratique de la séduction à grande échelle, sans que ni la compétence, ni le sérieux, ni la vision ne fassent plus critère de crédibilité.

Electoralisme triomphant. Démagogie généralisée. Court-termisme cynique.

 

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Il ne faudra jamais oublier que cette pénible et absurde tartufferie appelée "Brexit" a un seul responsable : ce crétin de David Cameron, conservateur débile manipulé par cette crapule de Nigel Farage, qui a voulu joué au plus fin avec un référendum ridicule, afin de s'illusionner sur son pouvoir personnel. Ce démagogue pourri a tout raté. Ce référendum bidon a fait éclater la Grande-Bretagne en trois tiers : celui des "leave" (17M - les médiocres), celui des "remain" (16M - les actifs dont l'Ecosse, l'Irlande du nord, le pays de Galles et Londres) et celui des "abstentionnistes indifférents" (13M - les lobotomisés).

L'ignorance et le ressentiment populistes de 37% de la population "adulte" va plonger la Grande-Bretagne dans la plus grande catastrophe financière et économique de ce début de siècle.

Le père Ubu n'est pas mort et Kafka vous salue bien.

 

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De Peter Sloterdijk :

 

"Conformément à leur mode de fonctionnement primaire, les mass-médias modernes sont moins des moyens d'information que des porteurs d'infections."

 

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Il y a entre le politique et le médiatique une collusion délétère : "je te tiens et tu me tiens par la barbichette". L'un sans l'autre ne survit pas. Il s'ensuit le démagogisme politique et le sensationnalisme médiatique.

Et tout cela ne fonctionne que grâce à la médiocrité des masses populaires.

Ce trio (politicaillons, journaleux et populaces) a engendré le plus énorme cercle vicieux de notre temps.

 

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L'Europe, aujourd'hui, est tripolaire : il y a le pôle britannique (anglicanisme), le pôle germanique (protestantisme) et le pôle latin (catholicisme) unis par le même vieux christianisme déliquescent.

Comme toute tripolarité, celle-ci peut être motrice ou castratrice (aujourd'hui, la structure même de l'UE est vouée à l'inefficience). Mais elle doit être préservée car la monopolarité est autocratique et la bipolarité est conflictuelle. Quant à l'option d'une mosaïque populiste et nationaliste, elle n'est qu'un grandiose suicide continental face aux autres continentalismes incroyablement actifs au quotidien (USA, Chine, Inde, Islamie, etc …).

 

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Contrairement à ce que la vulgate américanisée vomit à longueur de temps, il faut soutenir l'Iran (le chiisme) contre la Turquie et les Frères musulmans (le sunnisme).

L'islam sunnite est un totalitarisme populiste et littéraliste, source de tous les salafismes, de tous les wahhabismes, de tous les djihadismes, de tous les terrorismes.

La culture persane existe depuis longtemps.

La "culture" dite musulmane sunnite est un oxymore chimérique.

Le sunnisme ne connaît que la guerre, la violence et la domination.

N'oublions jamais que le soufisme, la fleur de l'islam, est persan et chiite, et non pas sunnite.

 

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La populace (soit 85% de la population) voudrait être débarrassée de la réalité, c'est-à-dire de sa propre médiocrité. C'est là un fonds de commerce inépuisable pour tous les ruffians.

 

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Le 21/11/2019

 

Nous entrons dans un régime populaire sinon populiste : la dictature des frustrés.

La logique victimaire des frustrés ("gilets jaunes", rétro-activistes de tous bords, à voile comme à vapeur et gardes rouges du politiquement correct).

La morale et la loi du ressentiment telle que prévue par Nietzsche.

 

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De Peter Sloterdijk, ce portrait parfait :

 

"(…) François Hollande (…) le politicien le plus falot depuis le Moyen-âge tardif (…) l'insignifiance de Hollande doit être considérée comme un malheur".

 

Et c'est peu dire ! Mais FH a au moins un grand mérite : celui d'avoir fait perdre toute crédibilité et toute audience au parti socialiste.

 

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Quand donc comprendra-t-on que le socialisme est populiste et que le populisme est socialiste. Les partis socialistes se sont vidés au profit des partis populistes, mais le fond reste le même : au-delà des étiquettes de "gauche" et de "droite", dont elle se fiche éperdument (et qui ne signifie plus rien, si elles ont un jour signifié quelque chose), au-delà du clivage factice entre internationalisme ou nationalisme, la populace - qui se fiche du monde entier et qui n'a d'intérêt que pour son nombril - va là où on lui promet la "lutte finale" contre la paupérisation et l'insécurisation.

Ses seuls slogans : assouvissement et amusement, c'est-à-dire "du pain et des jeux".

 

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Principe taoïste : "Le chemin est le but".

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Il n'y a que trois langages de base : le nombre, le texte et la parole. Nous assistons au triomphe de l'oralité au travers de la tyrannie de l'audio-visuel.

C'est régression culturelle majeure, une voie royale vers l'illettrisme et l'innumérisme.

La baisse abyssale du niveau culturel des contemporains, surtout plus jeunes, est une catastrophe majeure.

L'audio-visuel étant nécessairement passif, il n'apprend rien, il divertit.

 

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Cette formule que l'on attribue trop souvent à l'infâme François Mitterrand est en fait de Cervantès, au 16ème siècle : Dar tiempo al tiempo ("Donner du temps au temps").

 

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Un anthropologue anglais du nom de Robin Dunbar a, semble-t-il, démontré qu'un groupe peut fonctionner très bien en "ajustement mutuel", c'est-à-dire sans lois ou règles formelles, à la condition que ses effectifs restent en dessous de 148 (le nombre de Dunbar).

 

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Toute appartenance contrainte (explicite ou implicite) est aliénation.

La liberté consiste à refuser de telles appartenances.

Un exemple flagrant en nos temps de dictature numérique est donné par ces appartenances contraintes implicites aux réseaux sociaux ou au plateformes de "service". Il faut les refuser absolument.

 

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Au contraire de la communauté qui se construit sur la généalogie (la tradition, la cooptation, la filiation, …), la société se construit sur l'axiologie (la loi, l'idéologie, la logistique, …). Les futurs réseaux noétiques se construiront sur la téléologie (le projet, la raison d'exister, la vocation …) et sur l'écologie (le respect de la Vie et de l'Esprit, la frugalité, la paix, ...).

 

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Être pacifiste, cela commence par dire : "Foutez-moi la paix !".

 

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Aujourd'hui, ce sont les médias qui font et défont les sociétés humaines.

Ils sont ces tétines fétides et crasseuses que la plupart vont sucer tous les jours pour en extraire leur dose de rassurance et de rébellion.

 

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Les sociétés humaines aussi ont leur climatologie dont les sondages donnent les bulletins météorologiques.

Ils sont aussi trompeurs et fallacieux que ceux des chaînes météo.

Le problème est que ce sont ces bulletins météo qui induisent tous les déplacements des opinions des "touristes de masse".

 

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Il est important de bien comprendre que a grande majorité des migrants qui fuient leur infect biotope originel, n'ont de cesse que de revendiquer et de recréer, dans des ghettos de non-droit,  un biotope semblablement exécrable au cœur de leur pays d'accueil.

Ils ne comprennent pas que c'est leur biotope originel qui est la cause de leur misère et de leur malheur. Le reconstruire ailleurs ne fait que reconduire leur mal-vivre.

 

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Le 22/11/2019

 

Tout système en fonctionnement, produit des déchets. Si ces déchets sont recyclables, il faut les recycler. S'ils ne le sont pas, il faut les éliminer.

Toute société humain est un système qui produit des déchets humains ; ceux-ci, aujourd'hui, s'appellent "black-blocks", "gilets-jaunes" ou autres débiles ultra-violents et saccageurs.

Une minorité d'entre eux est peut-être recyclable. Quant aux autres : au bagne !

 

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L'espace des états est bien plus large et riche en dimensions que l'espace géométrique. Il existe bien d'autres dimensions que la spatialité/matérialité classique.

En se cantonnant au seul espace géométrique, on n'y perçoit que les projections spatiales de caractéristiques infiniment plus riches.

La gravitation est purement géométrique. Einstein la démontré. Mais par exemple, on sait que le champ électromagnétique possède une composante électrostatique purement géométrique (et similaire dans sa forme à la gravitation - loi de Colomb) mais sa composante magnétique n'est pas réductible au seul géométrique (et pose d'ailleurs de solides problèmes de compatibilité avec la physique géométrique/mécanique) puisqu'elle implique aussi la vitesse réciproque donc l'état énergétique des protagonistes.

Je suis définitivement convaincu que le référentiel de représentation du Réel doit inclure le temps et l'espace dit géométrique, mais que ces quatre dimensions, bien que nécessaires, sont totalement insuffisantes pour rendre compte de la réalité du Réel.

 

Examinons ne fut-ce que nos cinq sens : la vue et le toucher sont clairement inscrits dans les dimensions spatiales, alors que l'ouïe est nettement temporelle (la succession des sons) mais aussi spatiale (la superposition des sons et leur direction). Mais qu'en est-il du goût et de l'odorat ? Ils perçoivent aussi des succession et participent donc aussi (comme tout ce qui existe) de la dimension temporelle ; mais ils perçoivent aussi d'autres dimensions plus qualitatives et plus complexes, irréductibles au temps et à l'espace géométrique.

 

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Quel bonheur de constater enfin que, face aux vrais problèmes du monde, la "question palestinienne" soit ramenée à sa réalité : son insignifiance. Les "palestiniens" sont les faire-valoir et les "idiots utiles" des frères-musulmans ; ils ne souhaitent qu'une chose : continuer à profiter de la manne des "aides humanitaires internationales" sans rien faire d'autre que de fabriquer des "martyrs" grassement rémunérés post-mortem. Le seul fonds de commerce palestinien, c'est l'industrie du "martyre" et du "victimisme" auxquels plus personne de censé ne croit.

 

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Il est plus que temps que les "économistes" du café du commerce qui foisonnent sur tous les médias (ces fabricants de conjectures idéologiques) comprennent que, à tout le moins en Europe, la démographie baisse (environ 1.6 enfants vivants par femme) et que la propension consommatoire baisse (la santé et la joie passent avant la réplétion), que l'immigration y est totalement malvenue (chacun dans son continent et dans sa religion), et que l'aspiration à la qualité prime de plus en plus celle à la quantité.

Il ne sera donc plus jamais question de croissance quantitative.

Le PIB et le taux de chômage baisseront l'un avec l'autre (il y aura de moins en moins de travail pour de moins en moins de gens qui consommeront de moins en moins et qui ne demanderont plus à devenir "riches" - riches de quoi et en quoi, d'ailleurs ?).

L'Europe commence à sortir de la logique financiaro-industrielle et à comprendre que son seul avenir est continental et domestique, dans des économies de proximité et de frugalité. La mondialisation est morte et l'Europe ne veut plus devenir ni les Etats-Unis, ni la Chine, deux prédateurs dont elle ne veut plus chez elle, mais à qui elle livre volontiers l'Afrique, l'Océanie, l'Asie et l'Amérique du Sud dont elle n'a pas besoin.

 

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L'heure est à la décroissance tant démographique qu'économique et consommatoire.

Cette décroissance matérielle est urgente et ouvre toutes grandes les portes de la croissance intérieure, immatérielle, eudémoniste, intellectuelle et spirituelle.

 

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A l'encontre des idées trop reçues, l'Europe nazie ne fut pas qu'allemande, loin de là ; elle fut aussi française (Vichy et la collaboration, ça vous dit ?), italienne (le socialisme fasciste de Mussolini), autrichienne (accueil enthousiaste de l'Anschluss …), polonaise (où sont les camps d'extermination ? qui y travaillait ?), néerlandaise (eh oui ! il n'y avait pas là qu'Anne Franck …), grecque (les déportations de Salonique … ça y est ?), sans parler des hongrois (les austro-hongrois), des tchèques (les sudètes), des roumains (les daces) … mais elle ne fut ni anglaise, ni scandinave, ni espagnole (grâce à Franco), ni portugaise !

 

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La justice n'est pas l'égalité.

L'égalité est l'injustice.

 

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C'est sans doute à Hannah Arendt que l'on doit la mise en évidence des équations idéologiques suivantes :

  • communisme = fascisme
  • socialisme = populisme
  • progressisme = conservatisme
  • gauche = droite
  • anti-libéralisme prolétaire = anti-libéralisme bourgeois

En fait, il n'y a que deux camps : celui de l'idéologisme (de toutes les idéologies, de tous les idéalismes, de tous les "idéaux") et celui de l'anti-idéologisme (qui est le libéralisme).

Il y a ceux qui croient qu'il faille inventer et imposer une "société idéale" et un "homme nouveau", et il y a ceux qui refusent toute croyance et qui savent qu'il faut accepter et assumer le monde tel qu'il est et tel qu'il va, qu'il faut accepter et assumer la nature humaine qui ne changera jamais, avec ses 15% de constructeurs et ses 85% de profiteurs.

 

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Les deux grandes peurs des médiocres : l'insécurisation et la paupérisation !

Le slogan : "Repu tranquille". Soit !.

Mais il y a un prix à payer pour cela … et ces mêmes médiocres ne sont absolument pas prêts à le payer. Quelqu'un d'autre doit payer leur repos et leur réplétion à leur place : l'Etat, l'Europe, les "riches", les entreprises,  … tout qui l'on veut, sauf eux-mêmes !

 

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Le monde humain est une mosaïque de "petits mondes" tous orientés, par la flèche du temps, vers une meilleure survie, mais, souvent, en compétition ou concurrence les uns avec les autres.

 

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On fait procès à la culture européenne, exportée un peu partout, d'avoir organisé systématiquement l'oppression de la femme, du métèque et de l'homosexuel.

Ce procès a démarré en France avec Sartre, Althusser, Derrida et Foucault, et a fait florès sur les campus américains dits "de gauche", avant de revenir, comme la peste, en Europe.

Cette peste est la suite logique du luminarisme[3], du révolutionnarisme, du progressisme, du socialisme, du communisme, du maoïsme, du gauchisme …

Quels sont les sources profondes de cette haine de la civilisation helléno-judéo-chrétienne ?

D'abord, son succès qui rend jaloux tous les ratés de l'histoire …

Ensuite, le ressentiment de tous ceux qui sont restés derrière ou sur le côté …

Enfin et surtout, le fait que l'égalité des sexes, la tolérance culturelle et l'indifférence sexuelle soient son fait à elle, et qu'elle n'existe nulle part ailleurs !

Quand on voit une femme musulmane, battue et violentée, portant le voile, en train de hurler sa haine de l'occident, on comprend vite que c'est contre sa propre médiocrité qu'elle hurle !

Qu'elle retourne donc dans sa généalogie à elle où l'on pratique assidument la misogynie active, l'intolérance religieuse, les châtiments corporels, le patriarcat absolu, l'analphabétisme voulu, la haine des différences, la cruauté sociale et le despotisme primaire, alors elle verra son malheur de près !

 

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La liberté - même partielle - n'est accessible qu'à ceux qui ont parcouru, avec succès, un long chemin intérieur.

Les autres sont des esclaves, d'eux-mêmes, d'abord, puis des autres et du monde humain.

La liberté se mérite !

 

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L'indifférentisme est l'expression la plus triviale du nihilisme du 20ème siècle (que certains appelle postmoderniste pour exprimer que ce siècle fut celui de l'effondrement du la modernité et la fin de la déconstruction de l'ère christiano-idéaliste).

L'indifférentisme proclame que tout se vaut, que rien n'est vraiment vrai ou beau ou bon ou bien ou sacré …

On a confondu cet indifférentisme du "tout se vaut", avec la tolérance qui "dis, pense et fais ce que tu veux pour toi". C'est le relativisme du "pour toi" qui fait toute la différence.

 

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Le ferment insidieux de l'indifférentisme et du nihilisme, est l'universalisme c'est-à-dire l'interdiction d'affirmer sa différence, de combattre l'uniformité et le conformisme, de refuser de se laisser noyer dans ce brouet appelé "humanité".

 

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La tolérance, c'est l'exigence de l'esprit critique.

L'indifférentisme, c'est l'interdiction de toute critique.

Cette interdiction fonde le "politiquement correct" et prépare la dictature du "tout se vaut".

De Carlo Strenger :

 

"Le principe de critique universelle fut remplacé par celui du respect universel."

 

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De René Magritte :

 

"L'invisible n'est jamais caché, seulement ignoré."

 

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Derrière le postmodernisme nihiliste et indifférentiste, dernier bastion de l'égalitarisme délétère du socialisme et du populisme, il y a clairement une condamnation sans appel de toute forme d'élitisme et d'élitarisme, un rejet de toute forme de hiérarchisation, d'ordre, de structuration, etc …

On ne veut rien de tout cela : tout se vaut. Rien n'est ni supérieur ni inférieur à rien. Tout est égal.

Et si tout est égal, alors tout m'est égal. Tout cela débouche sur un je-m'en-foutisme généralisé, accompagné d'un refus radical de toute forme d'autorité (j'écris bien "autorité" et non "pouvoir") spirituelle, intellectuelle, morale, scientifique, académique, politique, juridique, …

Et puisqu'il ne peut plus y avoir d'autorité, par exemple intellectuelle ou scientifique et que tout se vaut, ouvrons bien grandes les vannes à tous les complotismes, à tous les charlatanismes, à tous les genrismes, à tous les rétro-activismes, à tous les imposteurs, gourous, démagogues, chamanes et autres rastaquouères de tous poils.

 

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Lorsque les convictions et les croyances priment la connaissance, le chaos n'est plus très loin.

 

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Le 24/11/2019

 

Aujourd'hui, on appelle "le numérique" l'ensemble des activités qui utilisent la puissance de calcul des ordinateurs et le génie (au sens "ingénieur" du mot)  logiciel, notamment algorithmique, pour produire de la valeur (de commerce et/ou d'utilité) en traitant des informations digitalisées (c'est-à-dire traduites dans un code binaire, dit booléen, fait de "zéros" et de "uns").

Par "informations", il faut comprendre tout contenu mental exprimé, quel que soit le code utilisé (texte, image, équation, photographie, musique, objet, dessin, graphique, etc …).

 

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La rupture paradigmatique que nous vivons, est une émergence, donc un saut de complexité.

Aujourd'hui, ce saut est d'autant plus énorme que nous vivons, en même temps, l'effondrement de l'ère christiano-idéaliste (de 400 à 2050) et du paradigme moderne (de 1500 à 2050) qui est la phase de déconstruction de ladite ère.

De plus, il est probable qui nous vivons aussi la fin du cycle "éleveur-agriculteur" qui avait commencé au néolithique et qui avait remplacé le cycle "chasseur-cueilleur".

Bref : le cumul de ces trois niveaux de rupture induit un saut de complexité colossal.

Cela signifie que le pourcentage de la population humaine capable de comprendre de telles complexités, est infime, avec une double conséquence :

  • la plupart des "constructeurs" (décideurs politiques et économiques) sont déboussolés et n'ont que trois scénarii à leur disposition : le déni de réalité, la régression nostalgique ou le saut dans l'inconnu ;
  • la totalité des "profiteurs" (les masses) se sent en grand danger (sans savoir ni de-quoi ni pour-quoi) et exige ou fait un combat désespéré contre ce qu'elle croit être une vaste logique de paupérisation et d'insécurisation.

 

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De Carlo Strenger :

 

"Autant la droite que la gauche ont érigé en principe

la méfiance vis-à-vis des élites"

 

Ici, le mot "élites" est utilisé pour désigner les élites intellectuelles et scientifiques … et non, comme on le fait trop souvent et malheureusement en France, pour désigner les dirigeants politiques.

Donc, à droite comme à gauche, du fait de la phénoménale baisse du niveau culturel, la méfiance - voire l'hostilité - à l'égard des intellectuels ne fera que s'accroître.

La connaissance réelle est toujours honnie par ceux qui "ne veulent rien savoir" et qui sont installés dans le déni de réalité, dans le pur émotionnel, dans la certitudes de leurs convictions, … si souvent renforcées par "l'opinion" de la masse des ignares, telle que véhiculée et amplifiée par les médias populaires (dont les réseaux sociaux, horrible caisse de résonance de la crétinerie humaine).

 

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Quand donc cessera cette fuite en avant absurde et suicidaire que l'on cache sous l'étiquette "croissance" ?

Il n'y aura plus jamais de croissance puisque l'offre ne peut que diminuer du fait des pénuries de ressources.

 

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Bien faire la distinction essentielle entre "ceux de la science économique" et les "économistes" du café du commerce. Cela fait longtemps que je me demande comment démasquer ces imposteurs pseudo-économistes mais manipulateurs d'opinion et d'idéologie … qui foisonnent sur tous les médias … et plus encore sur les réseaux sociaux.

 

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Nous sommes entré dans l'ère du ressentiment où, par un délétère effet de retournement, ce sont ceux qui réussissent qu'il faudrait haïr. Culte de la médiocrité, donc, qui ne lèse personne puisqu'on se place au niveau le plus bas.

La faiblesse est devenue une force. Ceux qui ne sont pas intelligents, n'ont plus qu'à devenir malins.

 

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Les idées d'effort et de mérite n'ont plus cours ! Quelle dramatique erreur.

 

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Oui, la moyenne est médiocre.

Oui, il y a des humains inférieurs à la moyenne.

Oui, il y a des humains supérieurs à la moyenne.

Oui, dans ce schéma statistique, la loi de Pareto joue à plein : c'est la loi des 20/80 qui, en matière humaine, est plutôt la loi des 15/85.

Que l'on fasse enfin taire la rengaine égalitariste.

 

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Evitons le ridicule ! Rejetons les euphémismes qui font la mode de ce "politiquement correct" dont la seule visée est d'effacer les différences.

Un sourd est un sourd, pas un malentendant.

Un aveugle est une aveugle, pas un malvoyant.

Un obèse est un obèse, pas quelqu'un en surcharge pondérale.

Une femme de ménage n'est pas une technicienne de surface.

Un contrôleur dans un train n'est pas un chef de bord.

Mais aussi …

Un fonctionnaire est un parasite, pas un agent de la fonction publique.

Un débile est un débile, pas un militant socialiste.

Et surtout …

Un crétin est un crétin !

 

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De Carlo Strenger, encore :

 

"Le politiquement correct doit à ses racines socialistes l'idée qu'il n'est pas acceptable qu'on puisse être doué (…) et que ce talent puisse engendrer des avantages (…)."

 

De là, une belle définition du socialisme comme refus de la réalité des gaussiennes.

Socialisme (ou gauche) = anti-gaussianisme !

Déni de réalité, donc : la réalité n'étant pas acceptable, vivons dans la rêverie idéalisante (idéale pour qui ?).

 

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Le 25/11/2019

 

Il faut s'ingénier à suivre la voie de la plus grande élégance et non celle du moindre effort. Cette voie est aussi celle de la plus grande complexité et celle de la moindre complication.

 

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A propos de Nietzsche …

La volonté de puissance (Der Wille zum Macht) n'a rien à voir avec la volonté de conquête et de domination, mais a tout à voir avec la volonté d'aller au bout de soi et de développer toutes les potentialités (le vrai sens de "puissance") que l'on a, latentes, en soi.

Il ne s'agit pas de vouloir dominer à l'extérieur (ce qui est preuve de faiblesse), mais de vouloir se dépasser de l'intérieur.

 

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Le 26/11/2019

 

Nous vivons un changement de paradigme qui envoie aux orties tous les concepts, toutes les idéologies et tous les partis de l'ancien paradigme. Les notions de droite et de gauche sont obsolètes et les partis (et les syndicats) qui s'y rattachent (PC, PS, LR, ...) n'ont aucun avenir. Aujourd'hui, la seule bipolarité qui tienne se place entre populisme (RN et FI) et écolo-libéralisme (LREM). Là est le seul choix politique aujourd'hui.

 

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David Goodhart, auteur des "Deux Clans", fonde un modèle sociologique sur l'opposition entre ceux de "quelque part" (somewhere) et ceux de "n'importe où" (anywhere). Autrement dit, il y aurait ceux qui sont ancrés dans un territoire matériel et ceux qui ne le seraient pas (des nomades, en somme). Ce modèle ne va pas assez loin.

La bipolarité sociologique d'aujourd'hui (qui n'est pas une dichotomie franche et qui évolue dans le temps) se pose entre ceux qui sont prioritairement ancrés dans un territoire matériel et ceux qui sont prioritairement ancrés dans un territoire immatériel.

Le nombre de ceux de la seconde catégorie est en croissance … et la révolution numérique n'y est, bien sûr, pas étrangère.

Cette distinction n'est pas neuve ; déjà le Talmud disait que les Goyim sont des arbres dont les racines sont dans la Terre, et que les Yéhoudim sont des arbres ayant leurs racines dans le Ciel.

Oui, il s'agit bien d'une bipolarité et non d'une fracture sociétale (dans notre monde simpliste et ignare, on adore opposer des clans et parler, sans cesse, d'une fragmentation sociale qui n'est qu'imaginaire).

Chacun est soumis, plus ou moins fort, et différemment selon l'âge, à l'attraction du pôle matériel et du pôle immatériel.

Un bel exemple est celui des néo-ruraux qui, comme moi, travaillent dans des territoires immatériels (sciences, philosophie, etc …), mais choisissent de vivre dans une campagne profonde et bien sélectionnée, par détestation absolue de la ville et des citadins.

 

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Je crois que, aidée par la raison, l'intuition (la résonance entre un esprit humain et l'Esprit cosmique, le Logos, …) peut atteindre ce que Hegel appelait le "savoir absolu", autrement dit la gnose. Le refus de l'ontologique (inaccessible selon Kant) et la limitation au seul phénoménologique me paraissent une abdication de l'esprit. Mais je suis conscient que l'intuition doit être fiabilisée par une ascèse adéquate.

 

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L'Absolu se vit et ne se dit pas (aucun langage humain n'est apte à dire quoique ce soit sur ce qui dépasse absolument l'humain et tous ses langages).

Apophatisme, en somme.

 

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Qu'est-ce que la Raison ? Ne surtout pas confondre la Raison avec la Logique (qui n'est qu'une convention construite sur quatre postulats indémontrables et discutables - cfr. les logiques non aristotéliciennes du tiers inclus, le tétralemme de Nagarjuna, etc) .

 

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Le monde profane n'existe pas et tout est sacré, mais beaucoup d'humains vivent dans l'aveuglement nombriliste de leur profanité.

 

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Le 27/11/2019

 

D'après Carlo Strenger, le philosophisme du 18ème siècle a été l'instigateur d'une anthropologie fondée sur le fait que chaque homme dispose de par sa naissance des mêmes droits fondamentaux :

  • le droit au libre développement de sa personnalité,
  • le droit à l'intégrité physique,
  • la liberté d'opinion,
  • la dignité humaine,
  • l'égalité des chances,
  • l'abolition de tout privilège,
  • etc …

Il est évident que cette anthropologie concerne sans doute un homme idéal naissant avec tous les talents et toutes les énergies de la volonté, mais ne concerne aucunement les larves humaines dont nous sommes cernés.

De plus, cette anthropologie a dérivé, progressivement, vers un égalitarisme morbide d'où tout effort et tout mérite ont été éliminés et qui vise à éradiquer toutes les différences et toutes les évaluations au nom du "tout se vaut", au nom d'un idéal et d'une idéologie de l'indifférenciation.

Et notre auteur ajoute :

 

"L'analyse nietzschéenne du ressentiment garde ici toute sa pertinence : si au lieu de circonscrire le ressentiment on le transforme en vertu, il faut se préparer à en payer le prix fort. Il en résulte une culture du plus petit dénominateur commun, où tout ce qui pourrait exclure quelqu'un est interdit."

 

C'est cette culture que les maudits "philosophes" gauchistes français de l'après-guerre (Sartre, Beauvoir, Althusser, Derrida, Foucault, Merleau-Ponty, …) ont exporté aux USA et que les campus américains nous renvoie aujourd'hui (bien simplifié et bien radicalisé) : la culture de la non-différence. Il n'y a plus ni homme ni femme, ni Noirs ni Blancs, ni hétérosexuels ni homosexuels, ni musulmans ni non musulmans, ni catholiques ni non catholiques.

Il reste cependant des Juifs honnis de tous et des Palestiniens plaints de tous ; et il reste encore des Blancs anciens colonisateurs et les autres, éternelles victimes de ladite colonisation réinventée ; et il reste aussi des mâles patriarcaux et des femelles éternellement harcelées et violées.

Cette idéologie de la non-différence et de l'uniformisation est une grande victoire de l'entropie, bien plus puissante encore, pour la dégénérescence et l'effondrement  de l'humanité, que la pénurie des ressources et le dérèglement climatique.

 

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Toutes les pommes sont différentes et aucune ne peut être déclarée l'égale d'une autre, quelle qu'elle soit. Certaines sont délicieuses, d'autres insipides. Certaines sont croquantes, d'autres farineuses. Certaines sont juteuses, d'autres sèches. Certaines sont rouges carmins, d'autres jaunes dorées. Certaines sont grosses, d'autres petites. Certaines sont fondantes, d'autres dures. Certaines sont à croquer, d'autres à faire du cidre et du calvados.

Rien n'est jamais l'égal de rien. Tout est différent. Et chaque critère d'évaluation établit ses hiérarchies.

Il en va de même des humains : aucun n'est l'égal d'aucun et tous sont différents. Et selon le critère d'utilité ou d'efficience que l'on utilise, les humains sont hiérarchisés en supérieurs et inférieurs.

 

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L'indifférencialisme exigé par les rétro-activismes, n'en est pas vraiment un puisqu'il prône un égalitarisme sélectif et rejette vigoureusement de son idéal égalitariste le Blanc mâle hétérosexuel, de culture judéo-chrétienne, descendant des colons des siècles passés.

Tous les humains sont égaux et indifférenciés pourvu qu'ils soient dans le camp, bien prédéfini, des "victimes" présupposées : femmes, Noirs, musulmans, homosexuels et autres LGTB, … ou encore ignorants, crétins, fainéants, assistés, … mais aussi gauchistes, marxistes, syndicalistes, chômeurs, "gilets jaunes", "black blocks", etc …

Face aux "victimes", il y a les "oppresseurs" qui, pour leur immense majorité, n'ont jamais opprimé personne et tâchent, autant que faire se peut, de mener une vie de travail zélé, dédié à leur famille et à son bien-être.

 

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Il est devenu difficile, pour la majorité, de reconnaître quelqu'un comme supérieur et admirable. C'est la conséquence du nombrilisme et du narcissisme érigés en système.

Derrière ce fait, il y a un paradoxe : le fait que plus quelqu'un est inférieur en tout ou presque, plus il a difficile à accepter que quelqu'un lui soit supérieur.

Plus on tend vers zéro, plus on exige que tout le monde tende vers zéro.

Pour l'inférieur, le supérieur est une insulte, une accusation, une blessure narcissiques.

 

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Il serait temps que la majorité reconnaisse qu'elle n'a pas la capacité de comprendre la complexité du monde réel et qu'elle doit s'en remettre à ceux qui savent.

 

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Il faut dépasser la démocratie et instaurer une noocratie : le gouvernement par l'intelligence et la connaissance, le gouvernement par ceux qui savent.

 

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Celles et ceux qui militent radicalement pour l'hyperféminisme, l'anti-patriarcat, la condamnation (légitime) des féminicides, des viols et des harcèlements sexuels ou séducteurs, sont les mêmes qui militent en faveur du droit au voile musulman, de la légitimité des lectures littérales du Coran ou des Palestiniens du Hamas (inféodé aux très salafistes Frères musulmans).

Il faudra qu'on m'explique … Où donc est la cohérence hors la religion des "victimismes" ?

 

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Le principe de laïcité, tel que je le comprend et l'adopte, affirme qu'il ne peut y avoir d'autorité de quelque nature que ce soit, qui puisse imposer des croyances ou pratiques cultuelles à quiconque.

Ce principe n'exclut nullement le droit imprescriptible des personnes ou des communautés de juger ces croyances ou pratiques absolument inacceptables et condamnables.

 

Ainsi, pour nos cultures européennes, l'islamisme est absolument inacceptable et condamnable notamment du fait de son infériorisation des femmes, de sa pratique des châtiments corporels, de son impérialisme religieux, de son activisme terroriste, etc …

L'islam personnel, intime et intériorisé, oui ; l'islamisme communautaire, arrogant et conquérant, non !

 

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La sacrifice …

Le malentendu à propos d'Abraham et Isaac est immense (comme l'a été cette fadaise du "péché originel" dans le jardin d'Eden).

Abraham n'a jamais cru un seul instant qu'il devait réellement égorger son fils unique, tant désiré et tant attendu, arrivé "par la grâce" du même Dieu qui aurait exigé son immolation. Absurde !

Le sens du texte est infiniment plus profond … Chapitre 22 du livre de la Genèse.

 

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Il est urgent que toutes les traditions spirituelles et religieuses qui s'appuient sur des textes dits sacrés, acceptent, assument et affirment, une bonne fois pour toutes, que ces textes vénérables doivent être lus et compris non comme des "vérités" littérales (qui seraient d'une bêtise et d'une nullité affligeantes au vu de toutes les connaissances positives, accumulées jusqu'à aujourd'hui), mais comme des écrits symboliques et ésotériques, invitant non pas à la croyance religieuse, mais à l'élévation spirituelle.

La seule Foi qui tienne, dit que le Réel est construit sur un principe de cohérence que les mystiques de tous les temps et de toutes les contrées ont rencontré au cours de leur ascèse et que les textes sacrés ne sont que des supports précieux pour nourrir cette Foi et cette ascension anagogique vers ce Divin.

Tout le reste n'est que croyances, c'est-à-dire superstitions et fadaises.

 

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Une critique n'est offense que pour quelqu'un qui sait qu'il a tort !

 

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Le 28/11/2019

 

D'Hubert Reeves :

 

"Nous avons cru que la technologie allait tout résoudre, nous réalisons aujourd'hui que ce n'est pas le cas."

 

Je le répète depuis des lustres : la technologie déplace les problèmes de fond, mais elle ne peut jamais les résoudre pour la simple raison que ces problèmes la dépasse absolument. Elle peut juste fournir, de temps à autre, des cache-misères, des pis-aller, des ersatz, des bois-de-rallonge … et surtout, beaucoup d'illusions !

 

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L'humanisme n'est qu'un cercle vicieux qui tourne autour de son index, qui ne donne sens et valeur à rien et qui débouche sur le nihilisme avec ses deux avatars à la mode, aujourd'hui :

  • L'indifférencialisme pour lequel "tout se vaut" … et qui, en conséquence, vise à interdire toute évaluation est interdite (la majorité a toujours tort et, toujours, elle oppresse les "victimes" minoritaires),
  • L'indifférentisme pour lequel "rien n'a de valeur" … et qui, en conséquence, vise à interdire toute critique.

 

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Il n'existe pas de "culture musulmane". Le principe même de la "culture" arabique est la razzia, le pillage. Tous les fondateurs de l'islam, ne l'oublions jamais, étaient des analphabètes dont le seul univers était les caravanes, les caravansérails et les rezzous. La déferlante musulmane a, dès 7ème et 8ème siècles, pillé les cultures orientalo-chrétiennes  (qui sont la source profonde du Coran), les cultures indiennes (les chiffres "arabes") , les cultures andalouses (la mystique juive), la culture alexandrine (les doctrines platoniciennes et plotiniennes), la culture byzantine (la doctrine aristotélicienne tordue par Averroès) et, surtout, par-dessus tout, la culture persane, origine du chiisme, du soufisme et de la poésie mystique (le chiisme, aujourd'hui récupéré par des ayatollahs et des imams débiles, est la seule version de l'islam qui ait un peu de profondeur et qui ne soit pas purement populacière).

 

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La non-commutativité dans le monde réel est une évidence : si on mesure d'abord X et que l'on mesure ensuite Y, on n'aura pas les mêmes résultats que si l'on mesure d'abord Y puis X. Cette évidence vient simplement du fait qu'une mesure, quelle qu'elle soit, n'est jamais neutre et qu'elle change, toujours, même infimement, l'évolution naturelle de ce que l'on mesure.

Je ne comprends toujours pas pourquoi l'on fait un tel pataquès, depuis un siècle, autour de telles évidences. Une mesure injecte nécessairement un changement d'état afin d'observer  la réaction du système à cette perturbation. Donc forcément, une mesure dévie toujours la trajectoire du système dans l'espace des états.

La non-commutativité des expériences est une évidence que les matheux pourront théoriser, autant qu'ils veulent, dans leurs délires. La seule chose à retenir est que tout ce qui est commutatif est faux, du point de vue physicien.

D'après Alain Connes, médaille Field, la non-commutativité est l'essence même de l'existence d'un temps.

Encore une fois, c'est une évidence physicienne : puisqu'il y a un ordre de succession des mesures, il faut nécessairement qu'il y ait un "temps" ordonné qui s'écoule entre les deux mesures : il y a successivité et jamais simultanéité.

Alain Connes, dans son petit (très petit) livre auto-laudatif ("La géométrie et le quantique" - Ed. CNRS - 2019), prouve seulement que les mathématiciens sont inutiles pour les physiciens.

Alain Connes donne cependant une belle métaphore illustrative du problème de la commutativité. Il remarque que l'expression "onde gravitationnelle" est l'exact anagramme de "le vent d'orage lointain" : les anagramme jouent sur la commutativité analytique des lettres des mots, mais ignorent la non-commutativité du sens des phrases.

 

Les raisonnements physiques vont bien plus vite et plus profond que les élucubrations abstraites et fumeuses des matheux. Tant que la physique était demandeuse de théorisation mathématique, les matheux étaient à la fête et prenaient le pouvoir. Aujourd'hui la fête est finie. La physique n'a plus besoin d'être mathématisée et peut enfin redevenir physicienne, spéculative, métaphysique et non plus quantitative.

Le problème des matheux, c'est de faire "coller" les mathématiques à la physique et d'inventer des théories nouvelles et absconses pour cela. Les physiciens, eux, s'en fichent. Leur problème est de comprendre la logique et non de calculer des résultats (surtout depuis que les domaines nanoscopiques et gigascopiques rendent toute expérience insignifiante).

 

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En fait, tout comptage implique une "unité" : le mètre, la pomme, la seconde, le joule, l'humain, l'étoile, etc … Quand on dit "23", on dit vingt-trois quelques choses. Le nombre "23" en lui-même ne signifie rien de réel : c'est l'élément abstrait et conventionnel de l'ensemble des nombre entiers, abstrait et conventionnel, lui-même sous-ensemble de l'ensemble des nombres réels, encore plus abstrait et conventionnel.

Tout cela n'est qu'abstrait et conventionnel, dont artificiel, sans signification dans le Réel.

La seule chose qui puisse donner quelque consistance à un nombre, c'est l'unité qui le suit : 23 centimètres, 23 degrés Celsius, 23 cochons, 23 prunes. Sans unité qui le spécifie, qui le "réalise", un nombre n'a aucune signification.

Or, toute unité, quelque qu'elle soit, est, elle aussi, purement abstraite et conventionnelle : l'unité "pomme" ou "cochon" ou "mètre" ne sont que des conventions de langages qui mettent dans le même sac abstrait, des réalités concrètes qui tout sépare et distingue. Une pomme réelle n'est jamais la même, l'équivalente, l'égale d'une autre pomme. Il n'y a donc nulle part "d'unité" réelle qui ne soit purement abstraite et conventionnelle. Ni nombres, ni unités ; donc la notion de "mesure" est totalement conventionnelle et abstraite, sans rapport avec le Réel.

 

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Le résultat d'une mesure quantitative est toujours le produit d'une nombre et d'une unités. Comme les unités sont conventionnelles et variable, toutes les mesures sont relatives aux unités (variables) de celui qui fait la mesure. Les principes d'Einstein et d' Heisenberg ne disent rien d'autre.

 

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Le téléphone est une machinerie à banalités qui ne permet pas de réfléchir, penser, peser, créer, enrichir, etc …

 

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Le 29/11/2019

 

Les systèmes éducatifs de demain doivent reposer sur les sept principes suivants :

  • L'internat à partir de quatorze ans au plus tard (c'est le seul ascenseur social encore disponible : éloigner les jeunes du crétinisme de leurs familles),
  • Le contact permanent avec les entrepreneurs, l'entreprise et l'économie réelle (afin d'éradiquer toutes les idéologies idéalistes),
  • Le culte de l'effort et du mérite en vue de la virtuosité, dans toutes les dimensions, tant intellectuelles que manuelles,
  • La recherche de la "bonne" raison de vivre et l'éducation spirituelle nécessaire pour développer une éthique du "vivre ensemble",
  • Le respect de l'autorité, mais la critique du pouvoir sous toutes ses formes,
  • L'autonomie radicale des toutes les communautés éducatives au regard de l'étatisme centralisateur,
  • Le cogestion des établissement sur le tripode : enseignants, entreprises, familles..

 

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La pitié humaine est absurde.

Chacun vit la vie qu'il accepte de vivre.

Chacun n'est victime que de lui-même.

Si la vie que l'on mène, n'est pas la bonne, ce n'est pas au monde de changer !

La solidarité humaine ne peut exister que pour ceux qui se prennent en main.

 

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D'Alain Le Goupil :

 

"Si quelque chose mérite d'être fait,

alors cela mérite d'être bien fait !"

 

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Le 30/11/2019

 

L'hyperféminisme combat avant tout la féminité.

 

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Dans nos pays, il faut restaurer les Autorités et diminuer les Pouvoirs.

  • L'autorité des Experts et non le pouvoir des charlatans.
  • L'autorité des Philosophes et non le pouvoir des polémistes.
  • L'autorité des Scientifiques et non le pouvoir des journalistes.
  • L'autorité des Professeurs et non le pouvoir des étudiants.
  • L'autorité des Parents et non le pouvoir des enfants.
  • L'autorité des Compagnonnages et non le pouvoir des syndicats.
  • L'autorité des Entrepreneurs et non le pouvoir des patronats.
  • L'autorité des Juristes et non le pouvoir des idéologues.
  • L'autorité des Penseurs et non le pouvoir des rhéteurs.
  • Etc …
  • Bref : l'autorité des Elites et non le pouvoir des démagogues.

Il y a ceux qui font Autorité par eux-mêmes et ceux veulent prendre le Pouvoir sur les autres.

Il faut sortir des logiques démocratiques (les majorités ne comprennent rien à la complexité du monde réel) et fonder une logique noocratique.

 

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La noocratie est un régime politique qui confie la gouvernance des communautés à ceux qui possèdent la connaissance et l'intelligence reconnues nécessaires pour les piloter dans un monde dont la complexité, présente et à venir, échappe totalement aux masses.

La noocratie prône une gouvernance minimaliste et une efficience optimaliste.

La noocratie est l'opposé radical de toutes les démagogies et de toutes les idéologies.

La noocratie repose sur une stochastocratie sélective.

La noocratie est d'essence libérale.

 

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Qui (que) suis-je ? Suis-je mon individu (tel que vu par l'extérieur c'est-à-dire le statut social et sociétal de ma personne) ? Suis-je ma personne (vu de mon intérieur c'est-à-dire ce qui constitue mon intimité physique et mentale - Emmanuel Mounier a bien fait la distinction essentielle entre l'individualisme qui est une posture par rapport aux autres et le personnalisme qui est une posture par rapport à soi-même) ? Suis-je mon esprit (dont la conscience éclaire cet individu et cette personne) ? Suis-je mon âme (mortelle !) qui anime mon petit tout et qui détermine et alimente ma vocation personnelle ?

 

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L'amour dans un couple, c'est entretenir la joie de vivre ensemble malgré tout le reste, afin que ces deux individus-là ne fasse plus qu'une seule personne.

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[1] Il faut comprendre ici le mot "mysticisme" dans son sens positif : "Attitude philosophique ou religieuse fondée davantage sur le sentiment et l'intuition que sur la connaissance rationnelle, et qui a pour objet l'union intime et directe entre l'homme et la divinité" et "Tendance à s'élever au-dessus du réel pour atteindre un idéal supérieur". Et non dans son sens péjoratif : "Sentimentalisme religieux très marqué, voire exacerbé" ou "Tendance à faire prévaloir des intuitions, à se laisser emporter par des sentiments passionnels et exaltés, ne laissant aucune place à la raison".

[2] Le TLF définit l'anagogie par  : "Élévation de l'âme vers les choses divines".

[3] J'appelle "luminarisme" l'idéologisation du philosophisme kantien et humien revu par  les obscures "Lumières" françaises.

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NOUVEAU (depuis ce 2/9/2019) : Le Tome 20 "De l'Etre au Devenir" est en ligne (384 pages à télécharger gratuitement).